Les blogs | Le carnet de route d'Yves Magat

Publié le 02 octobre 2015 à 19:44 dans Actualité , Portugal

KermessesmallLisbonne, Portugal. Les mystères de la politique portugaise restent insondables. La plupart des Portugais, et notamment ceux qui vivent en Suisse, n'ont de cesse de critiquer leur gouvernement, qu'il soit dirigé par le PS ou comme maintenant par la droite, essentiellement le PSD. Ils les rendent responsables, non sans raison, de la crise actuelle générée entre autres par des dépenses inconsidérées pendant des années.

Lire la suite "Élections au Portugal: on reprend les mêmes"

Publié le 13 septembre 2015 à 16:18 dans Actualité , Migrations

Hegy3Hegyeshalom, Hongrie - Nickelsdorf, Autriche. Quarante mille: c'est le nombre de migrants censés passer ce week end en Autriche pour arriver en Allemagne. Un nombre élevé qui a nécessité un grand déploiement logistique dans ces deux pays. Nous arrivons en gare de Hegyeshalom, un village hongrois frontalier avec l'Autriche. A l'époque communiste, c'était le lieu de tous les trafics. Depuis le matin, toutes les vingt minutes un train amène de Budapest des groupes de migrants. Le retour du soleil et la prochaine sortie de Hongrie leur redonnent le moral.

Lire la suite "Migrants: l'avant-dernière frontière"

Publié le 12 septembre 2015 à 01:39 dans Actualité , Migrations

Roszke12Röszke, Frontière Serbie-Hongrie. C'est un flot permanent d'hommes, de femmes et d'enfants qui suivent une ligne à voie unique d'un chemin de fer régional. Direction, le nord  vers la frontière hongroise. Plus modestement nous empruntons cette même voie sur quelques kilomètres pour faire connaissance avec des migrants que nous désirons filmer.

 

Lire la suite "Au bout du chemin: Röszke"

Publié le 10 septembre 2015 à 01:03 dans Actualité , Migrations

Gevgelija, Macédoine. La Macédoine est avec la Hongrie et la Bulgarie les pays les plus durs à traverser pour les migrants arrivant de Syrie ou d'ailleurs. Extorsions, violences policières, corruption sont monnaies courantes. Heureusement des ONG bénévoles, comme Legis, leur viennent en aide.

Interview de Gabriela Andreevska, collaboratrice de l'ONG Legis, qui aide les migrants en Macédoine.  Caméra: Jean-Marc Ouvrier-Buffet.

 

Publié le 10 septembre 2015 à 00:44 dans Actualité , Migrations

Idomeni3
Mohannad juste avant de traverser en Macédoine

Idomeni, Grèce. Je veux vous dire quelque chose, les passeurs qui nous ont amenés de Turquie en Grèce devraient tous aller en prison. Ils font du commerce avec notre âme." Mohannad, un Syrien bedonnant d'Alep en est encore traumatisé. Autant par les risques encourus sur une embarcation gonflable que par le prix de 1'100 euros par personne qu'il a dû payer pour lui, sa femme et leurs deux enfants afin d'être amenés sur l'île de Lesbos la semaine dernière. Maintenant il fait la queue en compagnie de centaines de migrants dans le no man's land qui sépare la Grèce de la Macédoine.

Lire la suite "Idomeni: la première frontière européenne des migrants"

Publié le 22 avril 2015 à 18:52 dans Actualité

Melike
Melike Günal: Arménienne et Kurde

Diyarbakir, Turquie. A Diyarbakir, la grande ville du sud-est anatolien, un tiers des habitants étaient arméniens avant le génocide de 1915. Aujourd'hui on les compte sur les doigts d'une seule main. "Je ne sais absolument pas ce qu'est devenue ma famille à l'époque", explique avec émotion Melike Günal, une jeune femme d'origine arménienne qui travaille comme guide pour les quelques touristes venus visiter la ville. Elle-même avait très tôt com pris que sa famille musulmane avait des racines arméniennes: des survivants du génocide qui ont pu échapper aux terribles marches de la mort dans le désert et aux exécutions massives. Il y a quinze ans, elle décide de franchir le pas et se convertit à la foi chrétienne tout en revendiquant une double identité kurde et arménienne.

 

Lire la suite "Être arménien à Diyarbakir: 100 ans après le génocide"

Publié le 17 mars 2015 à 11:03 dans Actualité , Russie

Tatars6Bakhtchisaray, Crimée. Trois cent mille Tatars vivent en Crimée:  c'est 14% de la population de la presqu'île. Ils pratiquent un Islam tolérant: leurs villages sont entourés de vignes et une cave à vin offre ses produits aux touristes en face de la grande mosquée de Bakhtchisaray ! En 1944 Staline a accusé les Tatars de Crimée de collaboration avec les Allemands et les a tous déportés en Asie centrale. Des milliers sont morts en route. A la fin de l'URSS, les Tatars sont revenus sur leurs terres, devenues alors l'Ukraine. Ils gardent de la Russie une grande méfiance et ont boycotté le référendum organisé par Moscou sous la pression des armes il y a un an pour s'unir à la Fédération de Russie.

 

Lire la suite "Les craintes des Tatars de Crimée justifiées"

Publié le 12 mars 2015 à 18:36 dans Actualité , Russie

Kertch2
Le départ de l'actuel ferry boat

Kertch, Crimée. C’est l’histoire d’un pont, un projet vieux d’un siècle et demi qui reliera l’Europe et l’Asie, un peu comme à Istanbul. Mais ici sur le détroit de Kertch, il s’agira de bien plus qu’un moyen de communication. Quelque mois après la récupération (ou l’annexion, selon la perspective) de la Crimée par la Russie le 18 mars 2014, Vladimir Poutine annonçait que tout était déjà décidé pour ancrer physiquement la presqu’île à la terre russe. A l’heure actuelle, seule une route relie la Crimée au continent. Elle débouche au nord et traverse la nouvelle frontière (non reconnue par la communauté internationale) pour arriver en Ukraine. Les passages sont aléatoires en fonction de l’humeur des gardes-frontière des deux côtés et la ligne de chemin de fer est interrompue depuis un an.

 

Lire la suite "A Kertch en Crimée: un pont entre l'Europe et l'Asie"

Publié le 10 mars 2015 à 19:03 dans Actualité , Russie

SEBASTOPOL2Sébastopol, Simferopol, Crimée. Il y a un an, le 16 mars 2014, un référendum était organisé à la va vite en Crimée sous le contrôle de forces militaires non identifiées pour confirmer un état de fait: la reprise de la presqu'île par la Russie après 60 ans de souveraineté ukrainienne (soviétique d'abord puis nationale ensuite).

Lire la suite "Retour en Crimée: drapeaux et commémorations"

Publié le 30 janvier 2015 à 18:50 dans Actualité , Portugal

Lisbonne, Portugal. Le Portugal est à genou. La situation  n'est peut-être pas aussi catastrophique qu'en Grèce mais la désillusion est la même après cinq ans de cure d'austérité. "C'est impossible de continuer comme ça. On paie ou on ne paie pas la dette, les intérêts augmentent, la dette est toujours plus élevée, notre déficit est toujours plus haut. Finalement les Portugais se demandent à quoi ont servi leurs sacrifices", s'exclame Manuela Magno, une des chevilles ouvrières du parti "Juntos Podemos" ("Ensemble nous y arriverons"), influencé par le modèle presque homonyme espagnol. Et le résultat du parti Syriza aux récentes élections grecques commence à ouvrir des perspectives nouvelles ici aussi.

Juntos Podemos1
Militants de Juntos Podemos

Les différents gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédés au pouvoir depuis le début de la crise ont toujours cherché à être le bon élève des institutions financières européennes et internationales. Le coût social et humain a été élevé. Plus de 300'000 Portugais ont émigré, dont environ 50'000 vers la Suisse. Ceux qui sont restés au pays et qui ne font pas partie des 13,4 % de chômeurs ont le plus souvent vu leur salaire ou leur pension baisser fortement. Les services de santé se sont dégradés à un niveau inimaginable en Europe. Le nombre d'enseignants a été fortement réduit. Malgré la solidarité familiale, des Portugais souffrent de la faim ou doivent s'éclairer à la bougie, faute de pouvoir payer leur facture d'électricité.

Promesses non tenues
La plupart des améliorations de l'économie qui devaient accompagner les mesures d'austérité sont restées lettre morte. Les structures profondes de l'économie portugaises n'ont pas changé. Les deux secteurs les plus importants en terme d'emploi sont toujours la fonction publique et l'industrie textile qui récupère d'ailleurs une vigueur bienvenue dans le nord du pays. Sinon c'est la déprime générale.

La peur au ventre
Mais le plus lancinant peut-être est ce sentiment de menace sur les conditions de vie. Au hasard d'une rencontre, un Portugais entre deux âges me dit: "Nous vivons dans une insécurité permanente et nous avons peur." Et fort est de constater que pour la première fois au Portugal j'ai de la peine à recueillir des témoignages face à la caméra. Une femme qui explique le drame de son mari hospitalisé dans des conditions médicales dramatiques refuse d'être enregistrée: " on risque d'en subir les conséquences", dit-elle.

Podemos2
Collecte de signatures

Plusieurs étudiants qui signent le formulaire permettant au mouvement "Juntos Podemos" de s'inscrire comme parti pour les élections législatives de cet automne, refusent également de s'exprimer, visiblement gênés. Pourtant malgré toutes les difficultés actuelles on est loin d'un retour à l'état répressif de l'ère Salazar. L'angoisse est plutôt celle d'une population dont les conditions de travail précaires sont devenues la règle, avec la crainte permanente de perdre son emploi.

A propos


> Retrouvez aussi @yvesmagat sur twitter

Accueil

Articles récents

Calendrier

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  

Catégories

Archives

Flux RSS