Les blogs | Le carnet de route d'Yves Magat

Publié le 19 janvier 2006 à 13:12

Le forum Social mondial, l'anti-Davos des altermondialistes, commence à Bamako au Mali le 19 janvier. C'est l'occasion pour la TSR d'aborder certains thèmes qui y sont débattus par des reportages tournés sur le terrain en Afrique. La première étape: le Burkina Faso et les associations de lutte contre le SIDA.

Consultation2_2 Selon la tradition du lévirat en Afrique de l'Ouest, lors du décès du mari, c'est un de ses "petits frères" qui reçoit en mariage les co-épouses devenues veuves. Et si l'homme est décédé du SIDA, il y a de fortes probabilités que le cadeau soit empoisonné: les ex-veuves amènent avec elles le virus dans leur nouvelle famille.Le nouveau mari et ses premières co-épouses sont à leur tour infectés.

C'est l'un de ces nombreux cercles vicieux de la contamination qui explique en partie le très fort taux de séropositivité en Afrique. Et ce n'est pas fini... Si un homme perd l'une de ses femmes, morte du SIDA, il va en général reprendre une épouse. Comme il refuse d'habitude tout test de dépistage prénuptial, la nouvelle épousée ne tarde pas à être contaminée.

A cela s'ajoute d'autres pratiques traditionnelles à haut risque, encore fréquentes ici au Burkina Faso et dans de nombreux pays de la région. La circoncision des garçons et l'excision des fillettes (théoriquement interdite dans certains pays) se font souvent à la chaîne dans des conditions d'hygiène catastrophiques. Il suffit qu'un des enfants soit séropositif de naissance parce que sa mère l'était déjà. Du coup tous les autres enfants circoncis ou excisés en même temps sont infectés...

De nombreuses organisations locales et internationales se battent pour assurer une meilleure prévention. Leurs efforts aboutissent souvent à un changement des attitudes des populations qu'elles parviennent à contacter. Mais le poids des traditions et l'éloignement de millions de villageois de tout centre d'information sur le SIDA empêchent de vraiment désamorcer cette bombe qui n'est même plus à retardement.

Bobo Dioulasso, Burkina Faso

Publié le 25 novembre 2005 à 16:29

Nestle Nestlé, jamais plus, avec tout ce qu'ils ont déjà fait avant ! Cette jeune maman de Morgeix dans le Val d'Aoste ne mâche pas ses mots. A l’entrée de la garderie (en français dans le texte), son bébé dans la poussette, elle ne décolère pas. L’affaire du lait pour bébés qui contiendrait un produit chimique provenant de l’encre de l’emballage ne laisse pas les Italiens indifférents. Même si la Péninsule est devenue un des pays au plus bas taux de natalité au monde, le bambino, c’est sacré.

Mais l’affaire dépasse largement le niveau de la multinationale suisse. Le gouvernement italien est aussi vivement critiqué par les Valdotains que nous rencontrons : Il nous en a déjà fait tellement voir, ce n’est qu’une affaire de plus, nous dit cette autre mère à Courmayeur. Du coup, accusé d’avoir attendu deux mois entre le résultat des analyses et le retrait du lait incriminé, le gouvernement contre-attaque et s’en prend à Nestlé. Il est vrai que le thème est politiquement porteur : le lait des bébés italiens, c’est presque le sein maternel…

Pour Nora Girardi, militante d'une association contre le trafic des poids lourds à travers le tunnel du Mont-Blanc, tout est lié. C’est aussi une des conséquences de la globalisation, explique-t-elle. La fabrication d’un produit se fait dans plusieurs pays à travers l’Europe, avec des camions qui doivent le transporter d’un endroit à l’autre.

Dans les petits supermarchés des villages valdotains, les étagères de lait pour bébés comportent des vides. Comme partout en Italie les laits de Nestlé ont été retirés. Seule subsiste l’étiquette avec le prix…

Val D’Aoste, Italie

Publié le 19 septembre 2005 à 15:10

hotelDeux établissements n'ont jamais fermé à la Nouvelle Orléans depuis le passage du cyclone Katrina: le bar John White et l'hôtel Royal Sonesta, tous deux situés dans le Vieux Carré.Le premier n'a jamais cessé ses activités ni le jour ni la nuit depuis seize ans. Ce n'était pas maintenant qu'il allait le faire.

Quant au Royal Sonesta, il est géré de main de maître par son directeur suisse, Hans Wanflugh. C'est lui qui a mis sur pied la livraison d'un gigantesque générateur, amené en camion depuis l'Arizona. Nous sommes suisses, nous sommes organisés, dit-il en français dans le texte.

Du coup cet hôtel est devenu un étrange point de rencontre où logent deux groupes de personnes depuis deux semaines: les envoyés spéciaux de CNN et des Télévisions suisses romande et alémanique (en nombre plus restreint que leurs confrères de la chaîne cablée américaine...) et les agents du FBI !

Ces derniers se ressemblent tous: lunettes noires, pistolet à la ceinture, divers gadgets de télécommunication dans les poches, cheveux courts et T-shirt moulant les muscles. C'est une sensation étrange de se croiser devant l'ascenseur ou dans les couloirs semi-obscurs de l'hôtel... L'un des agents, d'habitude peu bavards, m'a même pris un jour pour un de ses collègues et a juste réalisé son erreur après m'avoir adressé la parole ! Il a vite disparu: dommage car je lui aurais volontiers demandé en quoi étaient utiles des espions armés dans une ville fantôme où les seuls promeneurs sont des soldats, des journalistes, quelques habitants terrés chez eux et des chiens abandonnés...

La Nouvelle Orléans, Etats-Unis

Publié le 15 septembre 2005 à 08:40

Eglise_1 Franck Molina descend d’une vieille famille hispanique texane. Avec sa femme Soledad, ils se sont installés il y a un an dans ce petit paradis méconnu de la côté du Mississippi : le village de Pass Christian, près de Long Beach. Mais le cyclone Katrina a transformé ce havre en enfer.

La plupart des maisons ne sont plus que des amas de planches ou de briques. La leur a mieux résisté mais des vagues de douze mètres poussées sur les terres par des vents de 230 km/h l’ont complètement inondée et en partie détruite. Avec des sanglots et des larmes ils nous montrent leur galerie où ils exposaient leurs œuvres à côté de leur logement. Tous est couvert de boue visqueuse et de débris en tous genres. Katrina a changé notre société, explique Franck, je serai inévitablement influencé par ces événements dans mes oeuvres.

En attendant, le couple vit sur un matelas installé dans un couloir d’une école. Les volontaires de la Croix-Rouge américaine font de leur mieux mais ce refuge où campent 140 personnes manque terriblement d’intimité…

A côté du petit port où Soledad venait acheter des crevettes aux pêcheurs vietnamiens, se trouvent les ruines de l’église catholique. Soledad et Franck s’agenouillent et prient. Un peu plus loin, les restes des riches demeures coloniales du XIXè : Cette opulence se devait au travail des esclaves, peut-être est-ce un juste retour des choses, explique Franck. Ce qui est certain, c’est qu’il ne veut plus se réinstaller ici. Le choc a été trop grand.

Pass Christian, Mississippi, Etats-Unis

Publié le 13 septembre 2005 à 06:13

Linda Si nous avions reçu de l’aide tout de suite, ils n’y aurait pas eu de pillage. Tous ces pauvres gens étaient désespérés et ensuite ça a dégénéré: Linda McGough était au première loges à la Nouvelle Orléans au lendemain du cyclone Katrina, mais elle était au sec. Le quartier français où elle vit depuis 35 ans, le Vieux Carré, a été épargné par les eaux car il est légèrement surélevé.

Cette femme souriante mais énergique fait partie des quelques dizaines d’irréductibles habitants de la Nouvelle Orléans qui refusent de suivre les ordres d’évacuation. Il est vrai que cette mesure, dans un quartier qui est resté relativement en bon état n’a pas beaucoup de sens. En plus Linda attend toujours des nouvelles de son fils de 36 ans qui habitait dans leur ferme en plein milieu d’une zone inondée: s’il est en vie, dit-elle, c’est ici qu’il viendra.

L’insistance avec laquelle les autorités de la Nouvelle Orléans veulent que la ville reste entièrement vide a de quoi surprendre. Que les quartiers périphériques dévastés par les inondations soient interdits d’accès est compréhensible mais pourquoi s’acharner sur ceux qui au contraire pourraient être vite réhabilités avec l’aide des propriétaires des maisons ? Pendant ce temps, les odeurs des poubelles envahissent les rues, la colère gronde et les maisons se dégradent.

Les autorités fédérales et régionales qui n’ont pas su réagir rapidement à la crise ne se réconcilient pas ainsi une population encore sous le choc. L’argument officiel est le risque d’épidémies. Mais n’importe quelle ville africaine a des rues encore plus polluées et les habitants n’en meurent pas pour autant.

La Nouvelle Orléans, la ville américaine la plus métissée culturellement, souffre en silence. Espérons qu’elle pourra s’en sortir rapidement, mais il lui faudra un peu plus que quelques notes de jazz.

La Nouvelle Orléans, Louisiane, Etats-Unis

Publié le 12 septembre 2005 à 09:02

Cajun Ici presque tout le monde a un nom français. C’est le territoire des Cajuns, ces francophones de Louisiane. Lee, May et Ernest ont d'ailleurs un nom extraordinaire : ce sont trois frères et sœur (sur onze…) de la famille Cheramie. Ils viennent de revenir chez eux avec leur conjoint respectif et leurs enfants après avoir été évacués sur le Texas pour éviter le cyclone Katrina.

Ici la plupart des maisons ne paient pas de mine. Quant au nom du village, il est encore plus extraordinaire : Westwego, qu’on pourrait traduire par la « Ruée vers l’Ouest ». Les habitants étaient pêcheurs de crevettes et de crabes à moins qu’ils ne promènent les touristes sur les petites rivières du delta du Mississippi, les fameux bayous remplis d’alligators. D’autres travaillaient sur les chantiers navals et dans les raffineries de pétrole. Toutes ces activités ont pour l’instant cessé d’exister.

Même si les maisons de Westwego n’ont été que légèrement endommagées par les vents de Katrina et la montée d’eau qui s’en est suivie, l’avenir est sombre. Pourtant Lee Cheramie reste optimiste : On va rebuild, dit-il dans son français cajun mêlé d’anglicisme. Et dire que lorsque je suis entré à l’école je ne parlais pas un mot d’anglais, explique-t-il pour s’excuser de ses lacunes. L’électricité a été installée aujourd’hui dans plusieurs maisons et surtout, le Bar Mona Lisa a rouvert ses portes… La vie recommence à Westwego…

Westwego, Louisiane, Etats-Unis

Publié le 11 septembre 2005 à 12:55

Girl_1 L'Astrodome de Houston a fait la gloire de l'équipe texane de football américain. Aujourd'hui le stade est vétuste et remplacé par un autre encore plus brillant. Mais l'Astrodome est devenu un immense village qui a abrité jusqu'à 30.000 sinistrés au lendemain du cyclone Katrina. Il s'agit ici de la plus grande opération de prise en charge de réfugiés de toute l'histoire des Etats-Unis, explique Chuck Wolf, les responsable de l'information. La Croix-rouge américaine et vingt-cinq autres organisations ont dû rassembler en quelques heures, 30.000 lits de camp, 30.000 serviettes de bain et 30.000 brosses à dent...

Maintenant 7.000 personnes sont encore hébergées à l'Astrodome dans trois corps de bâtiments. Un centre de contact informatique permet aux sinistrés d'accéder aux listes de noms du Comité international de la Croix-Rouge pour retrouver leurs proches éparpillés dans le pays. On est bien loin ici des carences des premiers jours en Louisiane ou dans l'état du Mississippi. A cela deux raisons. D'abord au Texas, le cyclone n'a rien détruit, ni coupé les réseaux de routes, d'eau et d'électricité. Rien à voir donc avec le Centre de conventions de la Nouvelle Orléans. Et puis le Texas est un état riche: pétrole, industries variées, agriculture, élevage... Ce n'est pas un des états du Sud qui ne se sont jamais remis de la Guerre de Sécession et de l'esclavage.

Ici les sinistrés reçoivent six repas par jour, explique avec fierté Chuck Wolf. Je dois malheureusement dire que c'est souvent plus que ce qu'ils mangeaient chez eux avant le cyclone... Pour ceux qui viennent de ce qu'il faut bien appeler le tiers-monde des Etats-Unis, Houston peut être le début d'une nouvelle vie. Les journaux regorgent d'offres d'emploi, la municipalité et l'Etat du Texas ont réquisitionné des milliers de logements libres transmis avec subventions aux sinistrés et des centaines de bénévoles s'ocupent avec dévouement de ceux qui sont encore dans le stade. L'Amérique quoi ! Ou en tous cas son bon côté. Dommage que tous ces moyens n'aient pas été déployés pour évacuer les gens avant le cyclone. Peut-être est-ce aussi parce que l'immensité de la tâche, dans une région grande comme six fois la Suisse, dépassait l'entendement.

Houston, Texas, Etats-Unis

Publié le 22 juin 2005 à 09:21


Après le plombier polonais, ce pourrait être le camioneur croate qui envahira l'esprit, sinon le territoire des Européens de l'Ouest. Mais ce jour n'est pas pour demain.

La crise d'identité et de gros sous que  traverse l'Unon européenne a comme dommage colatéral de repousser l'adhésion de la Croatie et des autres pays des Balkans aux calendes... grecques.

Branimir, le chauffeur qui charge son véhicule dans la banlieue de Zagreb, ne se fait pas trop de souci: Pour nous les camioneurs, les frontières n'existent déjà plus depuis longemps. Il admet pourtant que son travail sera plus important et plus complexe le jour lointain où la Croatie adhérera à l'Union européenne.

Son chef de service, Ivo, attend de l'adhésion une augmentation du volume des affaires car ses camions pourront circuler sans entrave à l'Ouest. Mais le retard que prend le processus ne l'inquiète pas trop non plus: Nous sommes en Europe mais nous avons une mentalité différente des autres Européens. Il faut attendre que les choses se cristalisent d'abord dans les mentalités.

En attendant, de nombreux Croates se consolent du retard pris par l'élargissement grâce à une rumeur qui tient plutôt du fantasme. Beaucoup de monde est persuadé ici qu'en entrant dans l'Union, les normes européennes les forceront à modifer leurs produits alimentaires. Notre nourriture et notre eau sont si bonnes, répètent à satiété les eurosceptiques croates...

Visnja Samardzija, politologue à l'Institut pour les relations internationales de Zagreb, a une autre crainte: Le projet d'adhésion est le seul élément commun qui lie les pays des Balkans. Si cette perspective s'éloigne, nous risquons de voir le retour d'une grande instabilité politique dans la région.

Un nouveau slogan ici où les plaies des conflits interethniques ne sont pas toutes refermées pourrait bien être: Faites l'Europe, pas la guerre.

Zagreb, Croatie

Publié le 29 mai 2005 à 11:40

Comme je me plaignais de ne pas avoir de cigarettes, mon gardien m'a arraché les habits, m'a mise à genou et m'a battue.

Olga, une Ukrainienne de Crimée, a vécu deux mois d'enfer en Turquie. Sur les conseils d'une amie, elle est partie pour un travail de domestique de quelques mois dans ce pays voisin. Très vite elle comprend que c'est autre chose qu'on attend d'elle.

A peine quelques jours après son arrivée, Olga est vendue puis revendue à des parrains maffieux qui la forcent à se prostituer. En deux mois, elle change  six fois de "propriétaire". Son dernier employeur est une famille de la station balnéaire d'Antalya qui la garde enfermée dans une pièce, comme un singe, explique Olga. Elle devait se prostituer avec des hommes qui connaissaient l'adresse. Finalement un jeune client de seize ans prend pitié d'elle. Il alerte la police turque qui expulse Olga en la mettant sur le bateau d'Odessa.

Natacha a vécu une histoire différente. Une agence d'empoi avec pignon sur rue en Crimée lui propose un travail de domestique au Portugal. Dans ce pays vivent déjà plus de soixante mille Ukrainiens. Natacha arrive donc à Lisbonne.

On lui avait promis qu'elle commencerait à travailler immédiatement. Mais le temps passe. La chambre d'hôtel qu'elle doit payer de sa poche a vite fait d'épuiser ses économies. Son passeport est confisqué par les passeurs qui la menacent régulièrement. Elle a le sentiment qu'on veut la mettre dans une situation où elle ne sera pus en mesure de refuser quoi que ce soit. Finalement Natacha s'échappe, trouve toute seule du travail dans une usine du nord du Portugal et peut au bout de six mois s'acheter un billet d'avion pour rentrer en Ukraine.

Quatre ans pus tard, le procès qu'elle essaie d'intenter à l'agence depuis son retour n'a toujours pas abouti.

Quant à Olga, assistée comme Natacha par une ONG ukrainienne et par l'OIM (Organisation internationale pour les migrations), elle se remet lentement de son cauchemar turc: C'est encore plus difficile d'en venir à bout maintenant que lorsque je le vivais.

Yalta, Crimée, Ukraine

Publié le 28 mai 2005 à 00:33

C'est elle, Angela, ma meilleure amie, qui m'a vendue. On se connaissait depuis dix ans...

Vêtues de haillons, cinq jeunes femmes crient leur détresse sur la scène de théâtre. Dans cette petite ville ukrainienne d'Evpatoriya en Crimée, le public présent dans la salle est ému aux larmes. C'est la pièce Le septième Kafana, ce qui dans les Balkans, veut dire le septième bordel, celui après lequel les femmes prostituées de force sont complètement détruites.

Le texte a été construitavec des témoignages authentiques il y a quatre ans déjà sous la direction du metteur en scène moldave Mihai Fusu. Ici dans une traduction russe il décrit de la même manière le drame de ces jeunes femmes d'Europe de l'Est, attirées par la promesse d'un emploi temporaire à l'étranger. Beaucoup finissent dans des bordels des Balkans, de Russie ou d'Italie. D'autres, à peine plus chanceuses, se retrouvent exploitées dans des usines portugaises, des fermes italiennes ou des bars macédoniens, sans un sou, sans passeport et à la merci des gangs maffieux qui leur ont fait miroiter le paradis.

L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) basée à Genève vient en aide, notamment en Ukraine, aux femmes qui ont échappé à leurs parrains maffieux et qui sont rentrées chez elles en état de choc. C'est également l'OIM qui a participé à la mise sur pied du Septième Kafana, sur l'initiative et avec le financement initial de la Coopération technique suisse (DDC).

Les pays les plus concernés toutefois -Ukraine, Moldavie, Russie- s'intéressent peu à cette question qui pour eux est loin d'être une priorité. Selon Mihai Fusu, il y a peut -être aussi une série d'éléments culturels qui entrent en ligne de compte. Le communisme avait remplacé la religon, explique-t-il, et maintenant il n'y a plus qu'un vide culturel qui s'ajoute à une mentalité patriarcale. Autant d'éléments d'indifférence à l'égard de la condition féminine.

Le Septième Kafana est publié en français par les éditions L'espace d'un instant à Paris dans une traduction de Danny Aude Rossel.


Evpatoriya,Crimée, Ukraine.

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