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Le carnet de route d'Yves Magat |
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Business et culture
Bangalore, Inde
Depuis quatre ans une jeune Bâloise, Mélanie Martinelli, s'est installée à Bangalore au sud de l'Inde. Dans cette ville qui est un des centres des nouvelles technologies du pays, elle a crée une société de communication interculturelle: Let's Bridge IT. Elle organise des séminaires pour des hommes et femmes d'affaires indiens qui veulent mieux comprendre leurs partenaires occidentaux ainsi que pour les Européens ou Américains qui ont parfois de la peine à avoir de bons contacts avec leurs clients indiens. Lorsque le business va à la rencontre des cultures...
octobre 5, 2007 | Permalink
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Le Professeur Tournesol en Inde
Un générateur électrique à pédale, des ampoules consommant moins de un watt à l’heure fabriquées par des adolescents en difficulté, des panneaux solaires bricolés avec des bouts de ferraille. Ce sont quelques une des trouvailles mises au point dans l’ashram Vigyan, en pleine campagne, à 70 km de Pune. Ses locaux ressemblent au laboratoire du professeur Tournesol mais son département d’électronique, le Fablab, est même financé par le prestigieux MIT américain.
Dans tous les recoins de ses baraques au toit de tôle, de jeunes ingénieurs planchent sur leur ordinateur. Ils sont en interaction permanente avec des paysans de la région afin de leur fournir les objets dont ils ont réellement besoin. « C’est un échange dans les deux sens, nous explique le responsable Recherche & Développement Parag Mulay, des villageois viennent nous suggérer des idées et nous leur en proposons d’autres. »
Les paysans indiens vivent souvent dans la pauvreté. Ils sont criblés de dettes par des structures agraires féodales : ils ne sont donc pas un marché intéressant. Et pourtant ils ont besoin d’équipement : électricité, véhicules, outils, etc. Ainsi un petit tracteur a été monté avec un moteur de pompe à eau. Son prix de revient est dérisoire, moins de 3000 francs. Pour Laxaman Gadgav, un petit paysan qui collabore à l’ashram, c’est le rêve : « Ça me coûte moins cher que de nourrir deux bœufs de trait, je peux utiliser le moteur comme pompe à eau et s’il y a un problème, je sais le réparer moi-même. »
Dans une Inde qui mise à fond sur le développement de la haute technologie, les recherches des jeunes scientifiques de l’ashram Vigyan semblent à contre-courant. Leurs inventions ne vont pas résoudre les problème de l’agriculture indienne, mais elles sont une preuve de l’ingéniosité qui bouillonne partout dans ce pays aujourd’hui.
Pabal, Inde
septembre 30, 2007 | Permalink
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L'ashram du futur
C’est la cité idéale de Platon ou des philosophes français du XIXè siècle mais en version indienne d’aujourd’hui. Magarpatta, dans la banlieue de Pune en Inde, est un monde à part. Son architecture, sa philosophie et ses réalisations sont uniques, non seulement sur le plan régional mais aussi au niveau international. Cette ville concentre tout les espoirs de l’Inde d’aujourd’hui: industries high tech, classe moyenne, éducation, santé, environnement. Comment ses promoteurs y sont parvenus en quelques années reste pourtant un mystère, malgré toutes les explications qu’ils se font un plaisir de nous donner.
Lorsque Satish Magar, descendant d’une famille d’agriculteurs plutôt aisés, décide de tourner la page en 1993, la ville de Pune est en expansion constante et l’Etat semble tenté d’acquérir une vaste zone de terres agricoles pour une urbanisation rapide. Satish Magar nous explique que le scénario qui se profilait à l’horizon ne le séduisait guère. Ses nombreux frères et cousins, de loin pas aussi aisés que lui, auraient été forcés de vendre leur lopin de terre et de se retrouver à court terme dans la pauvreté qui touche tellement de paysans indiens. Il se lance alors dans un projet visionnaire : chaque paysan met sa terre en commun, une société anonyme est créee et un gigantesque projet d’urbanisme verra le jour.
Il faudra sept ans de patience pour obtenir un premier prêt de l’organisme indien du logement : moins de 400.000 dollars qui sont immédiatement investis en mai 2000 pour la construction des premiers logements. A Pune où le boom technologique indien se fait sentir autant qu’à Bangalore, les acquéreurs se pressent au portillon. Les premiers bénéfices sont réinvestis et c’est la suite d’une saga incroyable. Des immeubles futuristes construits en anneau pour les industries informatiques, des logements de toutes sortes pour les habitants, des écoles modèles pour les enfants, des parcs, centres sportifs, etc. L’accent est mis sur le développement durable, la protection de l’environnement et l’énergie solaire. Et tout ici est accessible à pied en quelques minutes de marche à travers des jardins entretenus comme des terrains de golf. On est loin des grandes artères anonymes de Brasilia ou des Sun Cities d’Arizona.
Actuellement quinze mille personnes vivent à Magarpatta et ses entreprises emploient quarante mille cols blancs dans une atmosphère permanente de campus californien. Les cent vingt familles du clan Magar sont toutes passées de l’agriculture au grand business immobilier. Elles calculent leurs revenus, tranquillement installées dans des villas sorties directement des séries télévisées de Bollywood. Tout cela semble un rêve qui a pourtant l’air de fonctionner, à moins qu’une brique de l’édifice ne manque à la compréhension des visiteurs ébahis…
Magarpatta, Inde
septembre 27, 2007 | Permalink
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Ganesh se fait attendre
C’est Ganpuri à Bombay cette semaine. Le dieu Ganesh l’éléphant, fils de Shiva aux nombreux bras, est célébré dans toute la ville et surtout dans les quartiers les plus pauvres.
Ganesh doit apporter la prospérité. On lui fait des offrandes de fleurs, on chante et on s’amuse avant de jeter ses effigies d’argile peinte dans la mer en présence d’une foule de plusieurs millions de personnes. Mais Ganesh n’est pas très pressé. La prospérité se fait toujours attendre pour 46 % de la population de la ville, près de cinq millions de personnes qui vivent dans des conditions infra humaines.
Dans les bidonvilles de Bombay, comme celui de Garib Nagar, construit au milieu des voies ferrées de la gare de Bandra East, pauvreté ne signifie pas oisiveté. La vie grouille et la globalisation se fait sentir. Dans un petit atelier au rez-de-chaussée d’une maison branlante de trois étages, quatre ouvriers fabriquent des portefeuilles en cuir : une commande venue d’Australie. L’Inde change jusque dans les bidonvilles. Plus d’argent circule et il y a plus de possibilités d’emploi. « Mais ça ne veux pas dire que cet argent arrive jusqu’aux familles, constate amèrement le Dr. Ramesh Potdar du Centre pour l’Etude des changements sociaux (CSSC). Ce médecin bénévole connaît les bidonvilles de Bombay depuis de nombreuses années. Il déplore que trop souvent l’augmentation du revenu de certains habitants pauvres soit utilisée pour des dépenses de statut social et non pour l’éducation où la santé des enfants : on achète des boissons gazeuses ou un téléphone portable mas pas des cahiers d’école. «C’est pour cela que les consultations de notre réseau de cliniques ne sont pas gratuites. Les patients doivent payer une toute petite somme pour comprendre qu’ils ont une responsabilité. » Avec l’aide de la Fondation internationale pour la population et le développement (IFPD) basée à Lausanne, son réseau essentiellement féminin gère une vingtaine de postes de santé au milieu des bidonvilles. « La santé est la base du changement social, dit-il, et les femmes en sont les agents fondamentaux car elles sont plus ouvertes que les hommes au progrès.»
Ici des biscuits farcis à la spiruline, une algue hautement nutritive, sont distribués à des enfants sous-alimentés. Le procédé a été mis au point par une autre organisation suisse, basée Genève, Antenna Technologies. Ailleurs, un programme permet d’alimenter des jeunes femmes (dès 15 ans…) qui s’apprêtent à devenir mère. « Il faut agir à la base, explique le Dr Potdar. Trop souvent les élites décident pour les autres sans avoir l’expérience de la vie quotidienne des populations pauvres. »
L’Inde change, pas seulement dans les processeurs de ses ordinateurs mais aussi dans les ruelles encore sordides de ses bidonvilles. Le problème c’est que l’écart se creuse toujours plus entre les nouvelles classes ascendantes et ceux qui péniblement tentent d’améliorer leur quotidien.
Bombay, Inde
septembre 25, 2007 | Permalink
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Festival Médias Nord Sud: l'Inde
Du 2 au 6 octobre se déroulera au BFM le Festival International Médias Nord Sud. En écho à cette 23è édition dont la TSR est partenaire, plusieurs émissions proposeront des sujets sur la thématique «L'Inde, future puissance mondiale»: ACTU, Passe-moi les Jumelles, Temps Présent ou encore Histoire vivante. A écouter en direct: des débats sur www.tsr.ch! A voir: un dossier sur tsrdecouverte.ch
septembre 25, 2007 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.