Après Swisscom en Suisse, c’est au tour de sa filiale italienne Fastweb de proposer à ses clients l’internet par le satellite. Le gros avantage de cette technologie, qui a aussi ses défauts, comme des temps de latence élevés, est de proposer une couverture de presque 100% du territoire italien.
Le groupe français Canal+ a officiellement lancé ce matin à Prangins le premier bouquet satellitaire de chaînes francophones légal en Suisse. Depuis le 1er octobre, tous les Romands pourront accéder au bouquet payant CanalSat de 55 chaînes en plus des grandes chaînes françaises gratuites. Les précisions, en vidéo, d’Yvan Kohli, directeur de Canal+ Suisse.
Ecoutez aussi cet extrait du Pointbarre du 13 septembre diffusé sur Couleur3 [5:02]
L'offre de Canal+ pour la Suisse est sous toit. Le groupe français a convié les médias à une conférence de presse le mardi 9 septembre. L'invitation précise qu'"Yvan Kohli, directeur de Canal+ Suisse et Guy Lafarge, Directeur général adjoint distribution présenteront leur nouvelle offre satellitaire en Suisse romande".
Dans le cadre de son mandat de service universel, Swisscom a raccordé à l'internet à haut débit 650 particuliers ne disposant pas d'ADSL, comme le prescrit la loi, notamment par satellite. Ces nouveaux abonnés bénéficient de solutions technologiques diverses vendues 49 francs par mois pour du 600/100 mbits/sec.
Un bouquet de chaînes de TV Canalsat spécifique à la Suisse devrait être lancé d’ici à fin juin 2008. Au plus tard, les propriétaires d’antennes paraboliques pourront compter sur un paquet pour septembre 2008, selon Yvan Kohli, directeur de Canal+ Suisse.
Ecoutez aussi cet extrait du Pointbarre du 26 janvier diffusé sur Couleur3 [4:01]
Swisscom vient de signer un contrat avec Eutelsat Communications portant sur la fourniture de services internet par satellite de type Tooway. L’opérateur national offrira des accès à 600 Kbits/sec dans tout le pays, comme le prescrit son mandat de service universel.
Ecoutez les explications de Carsten Roetz, porte-parole de Swisscom [1:52]
Et cet extrait du Pointbarre du 19 janvier diffusé sur Couleur3 [3:46]
Sur fond de service universel élargi, le web par le satellite se démocratise peu à peu. La société SinCOM, basée en Valais, va proposer d'ici à 2007 une offre qui devrait permettre de raccorder presque n'importe qui au web à des conditions tant techniques que financières acceptables.
Cette société proposait déjà une solution semi-satellitaire utilisant la ligne du téléphone pour envoyer des données sur internet, le téléchargement sur l'ordinateur se faisant par le satellite. Cette fois, l'entreprise est à la recherche de testeurs pour une solution relativement économique et 100% satellitaire.
De 50 à 120 francs par mois Les Valaisans espèrent commercialiser dans quelques mois un kit vendu entre 500 et 1000 francs avec l'installation permettant des téléchargements à une vitesse de 512kbits/sec et d'envoyer des données à 128 kbits/sec par la même parabole pour 50 à 69 francs par mois. La "ligne" à 1,5 mbits/sec pour 256 mbits/sec en remontée revenant entre 80 et 120 francs. (Les prix définitifs ne sont pas encore fixés).
Jusqu'ici cela était déjà possible, me diront les rabat-joies, mais à des prix tout à fait incomparables tant pour l'installation que pour l'exploitation. De telles solutions n'étaient alors accessibles qu'à des professionnels puisque l'installation revenait à des milliers de francs et que le prix mensuel s'élevait jusqu'à des centaines de francs.
Cette petite révolution est le fruit de plusieurs technologies (reprise de la norme DOCSIS notamment). Il est désormais notamment possible de faire passer des débits de l'ordre de 200 mbits/sec sur un transpondeur, chaque satellite en comptant entre 50 et 80. Parallèlement, les nouveaux satellites peuvent desservir des zones beaucoup plus petites, ce qui facilite l'exploitation de ce service et augmente les performances. Petite démonstration sur le site de l'américain WildBlue.
On savait déjà qu'il était possible techniquement de recevoir la télévision et la radio, de téléphoner et de surfer sur le web grâce aux satellites. A la fin de cette semaine, la société Astra a créé la surprise en dévoilant son projet Astra2Connect qui ne propose rien d'autre qu'une offre "triple-play" 100% par le satellite, c'est à-dire la possibilité de surfer, téléphoner et regarder la télévision par la même antenne, pour un prix "compétitif". On l'aura compris, Astra vise les particuliers!
Alors que les citadins se demanderont à quoi cela peut bien servir, tous les propriétaires de maisons un peu isolées, de même que certains villageois comprendront tout l'intérêt de ce produit. Malheureusement, la société ne donne aucune indication de prix précise. Et c'est là que le bât blesse, car l'internet 100% par le satellite existe déjà, mais à un prix exorbitant. Quant aux solutions hybrides, elles ne sont parfois pas suffisantes et ne peuvent pas être mises en place partout.
Une source proche du dossier s'interroge d'ailleurs sur l'annonce d'Astra. Selon lui, ce groupe n'aurait pas les capacités technologiques pour proposer une telle solution à un prix concurrentiel au contraire d'autres compagnies, comme Eutelsat qui travaille aussi sur un projet similaire. Et de préciser qu'une petite révolution en la matière sera bientôt disponible en Suisse. Mais nous y reviendrons probablement la semaine prochaine!
La norme de TV numérique mobile DVB-H, qui devrait peut-être permettre un jour de visionner confortablement la TSR sur son téléphone portable, continue de faire couler beaucoup d'encre. Lors du récent congrès 3GSM de Barcelone, Alcatel, actif dans le domaine spatial, a proposé d'utiliser des satellites pour arroser les surfaces les plus grandes possibles.
Selon un expert, ce système aurait l'avantage d'étendre la couverture DVB-H à toute la France (ou/et à d'autres pays) très rapidement. Mais cette solution ne présente pas que des avantages. Comme le signal satellite serait de faible intensité, il ne serait pas possible de le capter dans les bâtiments.
C'est pour cette raison qu'Alcatel pense doubler son système avec des antennes terrestres conventionnelles, en tout cas dans les zones urbaines où il serait impensable de ne pas pouvoir regarder la TV sur mobile dans les immeubles.
La grande question, pour des raisons de coûts et d'acceptation par la population, est de connaître le nombre d'antennes nécessaires pour déployer un tel réseau. Les spécialistes contactés ne se hasardent pas à donner de pronostics. Tout dépend du type de couverture souhaitée (intérieur des bâtiments ou non) et des zones à couvrir. Malgré ces précautions, il semblerait que ce nombre puisse se chiffrer en centaines rien que pour la Suisse.
Depuis fin 2005, la société skyDSL basée à Monthey propose l'internet à haut-débit par satellite, une solution avantageuse dans les zones où l'ADSL n'existe pas ou est sérieusement limité. Pour une centaine de francs par mois, il est possible de télécharger des fichiers à la vitesse incroyable (en Suisse) de 16 mégabits/sec. La société a déjà vendu près de 300 kits de connexion.
Ecoutez les explications de Vili Sintonen, patron de la société skyDSL [1:01 min]
Comme cette solution n'est pas entièrement satellitaire, le client de skyDSL doit aussi être titulaire d'un abonnement téléphonique numérique de type ISDN pour assurer l'envoi d'informations sur le net (Il est aussi possible de se satisfaire d'une ligne normale ou encore de passer par de la téléphonie mobile). En clair, les données téléchargés depuis internet passent par le ciel, alors que l'envoi de données vers la toile passe par le bon vieux fil de cuivre.
Tarifs à calculer Cette limite technique complique un peu la question des tarifs. Pour commencer, l'abonnement à une ligne ISDN revient à environ dix-huit francs de plus par mois qu'une ligne analogique. Ensuite, il faut compter environ 20 francs par mois pour un forfait destiné à l'envoi d'information (pas forcément nécessaire). Enfin, il faut payer le téléchargement par le satellite.
Plusieurs abonnements sont proposés. Pour moins de dix francs pas mois, l'internaute profite d'une connexion à un mégabits/sec. Chaque méga est facturé 2,5 centimes. Concrètement, un trafic d'un giga par mois avec l'abonnement de base revient à 27 francs. Pour 47 francs, le trafic est illimité et pour 69 francs, la bande passante atteint les seize mégabits.
Pas si cher Coût par mois final (avec l'ISDN et le forfait de données "montant"): 65 francs par mois dans le premier cas, 85 francs dans le deuxième et 107 dans le troisième. Au final, la solution de skyDSL est tout à fait compétitive par rapport à de l'ADSL et se révèle nettement plus abordable que les solutions 100% satellite. Il faut cependant tenir compte de certaines limites.
Pour commencer la voie de retour n'a rien de comparable avec de l'ADSL 1200/200, par exemple. Ensuite "le temps de réaction", est un peu plus lent. Concrètement, sans l'ISDN, cela signifie qu'en téléphonant avec Skype, il y a un léger temps de retard. De même, il n'est pas toujours possible de jouer en réseau (jeux graphiques). Enfin, aux heures de pointe, le débit peut-être limité à 512 kilobits/sec.
Enfin, il faut savoir que l'installation du kit de démarrage facturé 99 francs, est un peu plus compliqués que pour de l'ADSL. Il faut en effet non seulement raccorder son PC au téléphone, mais aussi le relier à l'antenne satellite qu'il faut correctement orienter. Un logiciel permet de mener à bien cette seconde opération. Un processus toutefois pas très compliqué, qui ne devraient pas prendre plus d'une heure.
tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.
La guerre entre les opérateurs de téléphonie et les câblo-opérateurs est des plus vives en Suisse. La télévision, le téléphone et internet sont de plus en plus étroitement liés. Les réseaux mobiles convergent avec le fixe. Au travers de ce blog, le journaliste Xavier Studer traite des profondes mutations de l'univers telecom helvétique.