La Confédération se met à la mode Twitter
23 avril 2009
Grosse surprise. Dans un communiqué de presse, le département de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) nous informe qu’il est désormais aussi présent sur Twitter, cette sorte de site de réseautage instantané. Bel effet de marketing, réelle nécessité ou pratique à décrier?
Ecoutez aussi le Pointbarre du 25 avril diffusé sur Couleur3 [4:11]
On se croirait un peu dans le remake maladroit d’un poisson d’avril dont l’ironie délicieuse m’a procuré un plaisir indescriptible. Le premier avril, le prestigieux quotidien britannique "The Guardian" faisait savoir que ses contenus seraient désormais diffusés uniquement sur ce site en vogue et que la longueur des articles ne dépasserait pas les 140 caractères réglementaires!
Cette mise en perspective, aussi abrupte que savoureuse, résume parfaitement l’étendue du problème! Il faut donc vivre en phase avec son temps et utiliser des canaux de communication modernes coûte que coûte pour profiter de la fabuleuse puissance de ces nouveaux réseaux sociaux qui étendent leur toile du PC du bureau au mac familial en passant par le mobile!
Courriels, SMS, RSS et Twitter
Au delà du beau coup de marketing, comme l’illustre d’ailleurs brillamment cette note, que faut-il donc penser de cette initiative de l’administration fédérale? S’il est impératif pour une telle entité de faire passer le message par tous les canaux, il convient de préciser que les systèmes de courriels, fils RSS ou encore messages courts de type SMS permettent déjà de ne rater aucune info.
Alors? Si surfer sur la vague Twitter, apparemment convoité par Google, permet de donner un coup de jeune à la Berne fédérale, d’aucuns ne manqueront pas de percevoir ce signal d’une tout autre manière, comme le suggérait malicieusement "The Guardian". Peut-on vraiment tout communiquer en 140 signes? Peut-on réduire des thématiques cruciales pour le pays à de vagues gazouillis?
Je ne répondrais pas à ces redoutables questions et constaterai simplement que la vague des Facecbook, Twitter et autres canaux branchés ne cesse de déferler. Au fond, malgré les dérives et les limites de ces grandes marques, l’essentiel n’est-il pas d’en tirer le meilleur parti? Reste que l’utilisation maladroite de tels canaux a quelques chose d’agaçant et peut-être de contre-productif sur le long terme…
Xavier Studer
Commentaires
c'est un scandale, ils fournissent déjà des flux RSS/ATOM.
Pourquoi un employé de l'administration fédérale perd du temps à refaire des tinyurl puis copier/coller des titres (dans les 3 langues pour chaque opération).
Rédigé par: Sebseb01 | 23 avr 2009 16:05:34
C'est vrai qu'on se demande l'intérêt, dans ce cas particulier. Les flux RSS/ATOM sont bien plus adaptés et les spécificités de Twitter (comme les @réponses) ne vont certainements pas être exploitées.
Rédigé par: Ölbaum | 23 avr 2009 16:59:52
J'avais raté le poisson du Guradian. Très réussi. La sélection des archives "Twitterisées" vaut le détour. 1927: "OMG first successful transatlantic air flight wow, pretty cool! Boring day otherwise *sigh*"
:-D
Rédigé par: Ölbaum | 23 avr 2009 17:03:03
pour ceux qui ne le sauraient pas, il existe des outils pour synchroniser des flux RSS et un compte twitter.... alors, pourquoi ne pas profiter de nouveau canaux de communication si cela ne coûte RIEN.
il y a 20 ans, on disait exactement la même chose avec les courriers électroniques qu'on comparait à des lignes de téléphone "rose".
http://twitterfeed.com/
Rédigé par: Patrick | 24 avr 2009 13:54:32
Merci beaucoup pour le lien! Pour la vue sur vingt ans, vous avez probablement raison...
Rédigé par: Xavier Studer | 24 avr 2009 19:07:00
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