Genève-Lausanne: la fin des coupures!
09 avril 2009
Même si la situation s'améliore peu à peu, Swisscom est encore régulièrement épinglé pour la qualité de son réseau mobile entre Genève et Berne. L’opérateur a pris le taureau par les cornes et va investir plusieurs dizaines de millions de francs en plusieurs étapes pour régulariser la situation, a-t-il indiqué à la TSR.
Le géant bleu peut en effet difficilement justifier aujourd’hui que les communications, même sur internet, se fassent quasiment sans problème entre Berne et Zurich et pas sur l'axe Lausanne-Genève. A tel point que le monde politique s’en est d’ailleurs mêlé il y a quelques mois.
Les explications de Patrice Haldemann, responsable des réseaux chez Swisscom:
Le reportage du 19:30 du 9 avril 2009
Plus de débit
Résultat, l’opérateur va substantiellement renforcer son réseau entre les deux pôles lémaniques dans les mois qui viennent. L’opérateur va ainsi non seulement doubler la capacité de ses antennes pour absorber le nombre croissant d’appels et de connexions à internet, mais aussi doubler la vitesse.
D’ici la fin de l’année, le débit passera donc en HSDPA, ce super UMTS, à 7,2 Mbits/sec, selon Patrice Haldemann, responsable des réseaux. En plus, Swisscom prévoit aussi d’améliorer le réseau téléphonique mobile de base, le GSM, d’environ 20%.
Situation délicate
Patrice Haldemann explique que la situation lémanique est délicate pour différentes raisons: topographie, présences de nombreux centres commerciaux et double infrastructures de transports (autoroute et CFF) régulièrement saturées.
Passé cette étape, il faudra encore faire en sorte que ces réseaux soient disponibles dans les trains. En accord avec les deux autres grands opérateurs, l’infrastructure adéquate sera alors déployée dans les voitures, notamment les trains à deux étages et les ICN.
1200 voitures
Cette étape sera particulièrement difficile à mener à bien car ils sera nécessaire d’équiper les 1200 voitures concernées. Les travaux prendront un peu moins de deux ans, selon Patrice Haldemann. A l’avenir, ce problème ne se posera plus selon Swisscom car dès 2014 les nouveaux convois intégreront d’office les relais nécessaires.
L’opérateur se montre discret sur le volet financier de l’opération. La première phase, c’est-à-dire le renforcement du réseau entre Lausanne et Genève et entre Lausanne et Berne coûtera plusieurs millions de francs. La deuxième phase, qui nécessitera la collaboration des différents opérateurs, reviendra à plusieurs dizaines de millions.
Xavier Studer
Commentaires
C'est inhabituel. En général on n'a pas de peine à justifier ce genre de chose. Par exemple pour les les CFF ou les routes on ne se gêne pas pour dire que la Suisse romande n'est pas prioritaire. Ça change.
Rédigé par: Ölbaum | 10 avr 2009 12:39:14
Comment est la qualité du réseau des 3 autres opérateurs mobiles entre la capitale romande et Lausanne ? à savoir Orange, Sunrise et Tele2 ?
Avec Orange, je n'ai pas l'impression que ce soit bcp mieux... Pourquoi ne pas aussi les interviewer ?
Quid de Tele2 ? Sunrise ?
Rédigé par: biowow | 11 avr 2009 15:05:29
Tous les opérateurs ont effectivement des problèmes. Les trois grands vont d'ailleurs collaborer au développement des réplicateurs de fréquences dans les trains. Pour Tele2, qui a été racheté par Sunrise, l'histoire s'arrête là.
Rédigé par: Xavier Studer | 14 avr 2009 09:52:20
Puis-je vous proposer de faire le point sur les vitesse UMTS des 3 opérateurs dans les principales villes romandes, ainsi que les développement du HSDPA?
Rédigé par: Biowow | 20 avr 2009 22:31:08
marrant comme l'excuse de l'autoroute et des centres commerciaux. Comme si il n'y avait pas d'autoroutes ailleurs qu'en romandie ?! ni même de centres commerciaux...
Swisscom, meilleur réseau, meilleures excuses. C'est des pro je les adore.
Rédigé par: biowow | 10 mai 2009 20:31:39
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