Le Wi-Max à la veille de son déploiement
14 février 2007
Nombre de constructeurs ont profité de la grand messe de la téléphonie mobile, le 3GSM de Barcelone, pour vanter une nouvelle fois les mérites du Wi-Max, une sorte de super Wi-Fi, qui permet aussi de téléphoner. Certains projets semblent en bonne voie alors que les appareils compatibles se multiplient.
Les promoteurs de cette norme sans fil, qui permet notamment de connecter des régions rurales à l'internet à très haut débit, ne cessent de vanter les mérites d'une technologie permettant théoriquement de relier assez facilement une multitude de foyers à des vitesses de l'ordre de 2 Mbits/sec voire bien plus, soit à peu près la vitesse de l'ADSL.
Equipements disponibles
A Barcelone, le fabricant de microprocesseur Intel, l’opérateur
américain Spring, et les équipementiers Samsung, Nokia et Motorola ont
fait le forcing sur un stand commun. Ces constructeurs démontrent que
les équipements comme les antennes, les cartes PCMCIA et les téléphones
existent ou sont sur le point d'être mis en production.
Samsung est probablement une des sociétés les plus avancées dans
puisqu'elle propose désormais plusieurs téléphones compatibles avec
cette technologie, notamment le SPH-P9000 (en haut) qui devrait être
disponible ce semestre en Asie. Le Coréen procède d'ailleurs à des
démonstrations régulières de ses produits depuis plusieurs mois lors
des manifestations technologiques comme Telecom 2006 ou le 3GSM. Photo à gauche: le Samsung SPH-M8100.
Projets en Suisse aussi
Les projets concrets font peu à peu leur chemin. L'opérateur Canadien
Nortel serait, par exemple, sur le point de déployer un réseau Wi-Max
amélioré dans certaines régions rurales de Grèce. En Suisse,
l'entreprise américaine Inquam Broadband GmbH basée à Cologne vient de
demander une concession nationale à l'Office fédéral de la
communication. Mais tout le monde n'est pas aussi enthousiaste.
Ces prouesses sur papier glacé peinent notamment à séduire les sociétés bien établies. Et les échos sont pour le moins mitigés chez les détenteurs suisses de concessions. Tant Swisscom que Cablecom, qui possède une licence WLL compatible Wi-Max, ne sont pas très chauds. Le directeur romand du premier câblo-opérateur du pays, Claude Hildenbrand, confie même que sa société songerait à rendre son sésame.
Echos divergents en Suisse
Chez Swisscom, qui vient d'acheter une licence et reste très vague sur
ses projets, on pense utiliser cette technologie en régions rurales, sur des campus
ou lors de manifestations. Selon Carsten Roetz, porte-parole, cette
technologie est parfois un peu capricieuse et difficile à déployer.
Tout autre son de cloche chez Swisswifi qui a été la seule société à faire un test grandeur nature en Suisse en 2006. Pendant plusieurs mois, cette technologie a testée dans le quartier genevois du Lignon auprès de plusieurs dizaines de personnes. Sur son site internet, cette société ne cache d'ailleurs pas son enthousiasme pour cette norme…
Xavier Studer
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