Un mastodonte et des défis
26 octobre 2006
Le gratin de la téléphonie était réuni jusqu'à vendredi à Bienne à l'occasion des Comdays, les journées de la communication. La convergence numérique et la prochaine ouverture du dernier kilomètre téléphonique ont animé les discussions.
Après un discours introductif du conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz, les patrons des cinq plus grandes sociétés de télécoms du pays (Swisscom, Sunrise, Orange, Cablecom et Tele2) ont donné leur vision de l'évolution du marché et des multiples défis qui l'attendent.
Swisscom trop gros
La taille éléphantesque de Swisscom a été évoquée à plusieurs reprises, notamment par Andreas Wetter, directeur d'Orange. C'est avec impatience que des sociétés comme Sunrise attendent l'ouverture complète du réseau de l'opérateur historique. La filiale de TDC espère d'ailleurs faire exploser son chiffre d'affaires d'ici à 2010. Kurt Lüscher, COO de Sunrise mobile, table sur 3 à 4 milliards, contre 2 actuellement!
Les multiples formes de convergence et donc de concurrence ont bien sûr aussi été évoquées. En matière de TV numérique, par exemple, Cablecom devrait répondre très rapidement à Swisscom et à son imminente Bluewin TV. Le câblo-opérateur serait en pleine refonte de ses tarifs en matière de décodeurs selon Rudolf Fischer, directeur.
Libéralisation maladroite
La question des tarifs pratiqués pour des groupes de produits, comme internet et le téléphone, a aussi été évoquée par Roman Schwarz qui a cité en exemple les forfaits pratiqués à l'étranger. Le patron de Tele2 estime toujours que les prix de gros de Swisscom sont trop élevés et empêchent cette évolution. Il redoute par ailleurs une libéralisation maladroite qui ne touche que le cuivre et pas la fibre optique et ne ferait que repousser le problème...
Enfin, le patron de Swisscom Mobile, Adrian Bult a cherché à rassurer ses concurrents sur la prochaine ouverture du dernier kilomètre. Anticipant une possible baisse de revenus dans les télécoms, il a rappelé que sa société espérait continuer à prospérer grâce aux services informatiques, à l'internet mobile et à de nouveaux services.
Xavier Studer
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