Le dessous des cartes
26 mai 2009
Après les records de chaleur du week-end, Météosuisse a procédé lundi-matin à l’inauguration d’un nouveau poste d’observation météo. La salle de conférence de l’aéroport était pleine à craquer, chose assez surprenante pour ce genre d’évènement. Quoi de plus banal en effet que l’inauguration d’un poste d’observation météo? En réalité, l’intérêt de l’opération était ailleurs.
Pour faire une prévision, il faut d’abord de bonnes observations: depuis de nombreuses années, la Suisse est considérée comme un modèle en Europe, son réseau étant l’un des plus denses qui soit. La qualité des appareils et la rapidité de transmission des informations sont également de bonne qualité. Une démarche dans laquelle s’inscrit la création du nouveau poste d’observation de Cointrin.
Depuis quelques années, les informations sont par ailleurs mieux intégrées au calcul numérique. Principal bénéficiaire de cette percée technologique, le modèle Cosmo2, capable d’effectuer une prévision toutes les trois heures. Le gain est assez significatif dans les prévisions à courte échéance, tout particulièrement dans le domaine des vents.
Et justement, l’aéronautique devrait en tirer profit à court terme: aujourd’hui, un avion en phase d’atterrissage procède par paliers, ce qui l’oblige constamment à mettre des gaz. Mais avec une prévision plus fine, il sera bientôt possible d’effectuer cette phase de manière progressive, d’où la perspective d’une économie moyenne de 100 litres de kérosène par atterrissage. La gestion du temps de vol, notamment des phases d’attente, devrait également être améliorée.
Au-delà de la sécurité du trafic aérien - pour laquelle les prévisions restent essentielles -, et des perspectives d'économies, l’amélioration des structures existantes permettra également de diminuer les émissions de C02 générées par l’aviation civile. L'un des aspects les plus réjouissants de cette démarche...
Philippe Jeanneret
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