La chronique météo de Philippe Jeanneret
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Voitures vertes: le dernier classement
28 avril 2009
On connaissait la liste des véhicules verts publiée en 2008 par l’Office fédéral de l’Energie et le TCS, ou le récent document l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) qui fait référence dans l’Union européenne. Depuis le mois de mars, un classement est également proposé par l’Association Transport et Environnement (ATE). Ce qui mérite un petit détour.
Contrairement aux deux précédentes, qui tiennent surtout compte que de la consommation de carburant et des émissions de CO2 au kilomètre, cette liste donne une note globale aux véhicules: sont donc également pris en compte des critères comme l’engagement écologique des fabricants, le niveau sonore ou l’efficacité énergétique. D’où un classement sensiblement différent.
Alors que le TCS place en tête la Smart Fortwo diesel (3,3l/100km en consommation mixte pour 88 gr de CO2 au km), dans le classement ATE, c’est la Honda Insight Hybrid qui remporte la palme, toutes catégories confondues. Le véhicule hybride (combinant propulsion à essence et électrique) affiche une consommation de 4,4 l/100km pour un rejet de101 gr de CO2 au km. Il ne s’agit pas pour autant d’une voiturette: classée dans la catégorie intermédiaire, elle dispose de cinq places.
Classement ATE:

Le classement de l’ATE ne se contente pas des voitures de ville, il passe également en revue les véhicules par catégories (huit en tout) allant de la mini-citadine au monospace. Les 4x4 n’ont pas été oubliés, des constructeurs comme Suzuki ou Bmw ayant récemment fait des efforts dans ce domaine. Un comparatif de tous les modèles est enfin proposée pour tous les véhicules récents. Chacun devrait y trouver son compte. Ou presque.
Sur la liste de l’ADEME, la palme revient à la Toyota iQ 68 VVT-i. Son moteur ne brûle que 4,3 l/100, avec une émission de 99 gr de CO2 au km, c’est la première voiture essence à franchir le cap symbolique des 100 g/km. Le fait mérite d’être signalé. Même si les normes européennes sont un peu différentes des nôtres.
Philippe Jeanneret
Pour ceux qui veulent en savoir plus pour l’acquisition d’une voiture «verte», voici encore quelques liens proposés par l’Office Fédéral de l’Energie :
• Le site internet www.etiquetteenergie.ch contient toutes les informations importantes relatives à l'étiquetteEnergie.
• Auto-suisse, l'association des importateurs suisses d'automobiles, publie sur son site web la consommation de carburant et les émissions de CO2 de toutes les voitures neuves disponibles en Suisse.
• Le site web top ten dresse une liste des véhicules consommant le moins de carburant pour plusieurs catégories.
• Le site web d'e-mobile, l'Association suisse des véhicules routiers électriques et efficients, informe sur l'évolution technologique des véhicules alternatifs ainsi que sur des manifestations présentant des véhicules consommant peu.
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Le petit dernier
21 avril 2009
Jusqu’à présent, les modèles à mailles fines couvrant la région des Alpes n’étaient pas légions: il y avait Cosmo7 de Météosuisse, wrf-nmm de Météociel ou encore les sorties de Meteoblue. Mais depuis peu, un nouveau modèle s’est ajouté à la liste. Cerise sur le gâteau, l’un de ses domaines de prévision offre une résolution de 2 km sur le Valais.
Avec le site wrf-model.ch, vous en aurez trois pour le prix d’un : un premier domaine de prévision couvre l’Europe avec une maille de 18 km sur une échéance de 120 heures, un second couvre la Suisse avec une résolution de 6 km sur 48 heures, le troisième couvre le Valais avec une résolution à 2 km sur 48 heures également. Le détail régional est impressionnant.
Si le look et l’ergonomie ne sont pas des plus modernes, l’amateur de prévisions se rattrapera sur les contenus : cumuls de précipitations, vents ou couverture nuageuse, de nombreux paramètres peuvent être consultés. Le tout par tranches de 6 heures pour le premier domaine, de 3 heures pour les deux autres.
Outre la résolution des modèles, la qualité des prévisions semble excellente, tout particulièrement dans le domaine des champs de précipitations. Lesquels donnent toujours du fil à retordre à la concurrence. Sans parler des champs de vent qui sont assez fidèles à la réalité, comme par exemple pendant la situation de foehn du week-end de Pâques.
Certes, il est encore trop tôt pour juger ces différentes sorties. Mais une chose est sûre, wrf-arw fait désormais partie des incontournables.
Philippe Jeanneret
avril 21, 2009 | Permalink
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Le manteau neigeux perturbe les prévisions
14 avril 2009
Peut-être l’aurez-vous remarqué pendant le week-end de Pâques, les modèles numériques ont eu une vision un peu «marseillaise» des précipitations. Souvent, la tendance aux averses ou aux orages a été exagérée par rapport à la réalité, en tout cas sur les versants Nord des Alpes. Un phénomène qui s’explique en partie par la présence de grandes quantités de neige en montagne.
Cela peut paraître surprenant mais la nature des terrains peut parfois déterminer une évolution météo. Ainsi, un sol humide peut-il constituer un facteur déclenchant dans une situation orageuse, tout comme l’enneigement en montagne conditionnera une évolution diurne.
Au début du printemps, l’ensoleillement devient en effet plus généreux, ce qui entraîne dans la journée une hausse significative de la température. Tout corps qui se réchauffe ayant tendance à se dilater, l’air surchauffé au niveau du sol va progressivement s’élever. En prenant de l’altitude, il va à nouveau se refroidir ce qui provoque un phénomène de condensation. D’où la formation de cumulus dans le ciel.
Selon l'état de l'atmosphère, ces derniers prennent de l'ampleur, occasionnant averses ou orages. L’intensité du phénomène, dit d’évolution diurne, dépend de l'échauffement au sol, de l'humidité et des températures en altitude. Dans ce genre de situation, il n'est pas nécessaire qu'une perturbation se trouve dans les parages, c'est l'instabilité d'une masse d'air - ou la présence d'un fort mouvement ascendant - qui conditionne le processus.
Les quantités de neige sur les régions de montagne seront donc déterminantes, la présence de vaste étendues claires se traduisant par un fort réfléchissement du rayonnement solaire et par un moindre échauffement des sols. Et justement, en ce début de printemps le manteau neigeux est encore assez important sur les Alpes. Ce qui réduit la portée des évolutions diurnes.
Certains modèles numériques tiennent compte de ce paramètre, comme Cosmo7, mis au point par Météosuisse. D’autres cependant se contentent de valeurs «standard» qui ne sont pas forcément le reflet de la réalité. D’où les écarts parfois observés entre prévisions et observations.
Les modèles ont fait de grands progrès ces dernières années mais nombre de défaut subsistent: les mesures ne sont pas toujours représentatives des conditions atmosphériques, certains phénomènes de microphysique - comme les processus de formation des précipitations -, ne sont pas encore complètement éludés. Sans parler de l’humidité dans les basses couches de l’atmosphère, qui reste un paramètre difficile à maîtriser. L’enneigement n’est donc qu’un «problème parmi d’autres». Mais qui prend une dimension particulière après un hiver assez rigoureux…
Philippe Jeanneret avec le concours de Lionel Peyraud de Météosuisse.
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Activité solaire au plus bas
07 avril 2009
L’année 2008 s’est distinguée par une activité solaire particulièrement basse: selon la NASA, aucune tache n’a été observée à la surface du soleil pendant 266 jours, des conditions qui ne s’étaient plus rencontrées depuis 1913. Et 2009 commence également sous le signe des calmes plats.
Alors qu’une reprise d’activité était prévue pour le début 2008, les taches solaires ont été particulièrement discrètes à la surface du soleil. Le record de 1913 (311 jours sans taches solaires) n’a pas été battu mais on a atteint le creux le plus bas des 50 dernières. Un peu comme à la bourse…
De tels évènements n’ont rien d’exceptionnel en soi: pendant ce qu’on appelle «le minimum de Maunder» entre 1640 et 1720, des creux bien plus spectaculaires se sont produits. Lesquels expliquent en partie la baisse des températures observée en Europe pendant cette période.
Mais aujourd’hui, l’ampleur du phénomène surprend les scientifiques : les mesures effectuées par la sonde spatiale Ulysse ont révélé une baisse de 20 % de la pression de radiation solaire depuis le milieu des années 1990, soit le point le plus bas depuis le début des mesures, dans les années 1960. «C'est le soleil le plus calme que nous ayons observé depuis presque un siècle » reconnait l'expert en taches solaires David Hataway, du centre spatial Marshall.
Avec 78 jours sans taches sur 90 écoulés, l’année 2009 s’annonce elle aussi sous le signe du service minimum. Mais l’activité devrait progressivement reprendre, annonce la Nasa, et atteindre un nouveau pic d’intensité entre 2012 et 2013.
L’expérience du passé le montre, la fiabilité de ce genre de prévisions est assez bonne une fois qu’un cycle s’est amorcé, soit en général 3 ans après qu’un minimum d’activité ait été observé. Mais tant que ce dernier n‘est pas atteint, la prédictibilité du phénomène est moins bonne.
Connue dès les premiers pas de l’astronomie, l’activité des taches solaires varie en moyenne sur des cycles d’environ 11 années. Elle se manifeste par l’apparition de taches sombres à la surface du soleil. Plus ces dernières sont visibles, plus l’activité - et donc le rayonnement - sont importants.
Si une baisse globale des températures a été observée pendant le minimum de Maunder, les changements survenus en 2008 ne sont cependant pas assez importants pour inverser le cours du réchauffement climatique actuel. La preuve, 2008 arrive en dixième position des années les plus chaudes, depuis que les mesures existent.
Au-delà des considérations sur le climat, un tel phénomène n’est pas sans conséquences: les satellites en orbite basse sont moins soumis à la traînée atmosphérique résiduelle, ce qui prolonge d'autant leur espérance de vie. Quant aux pannes informatiques, elles sont moins fréquentes à bord des avions de ligne. Des exemples parmi d’autres.
Une bonne nouvelle mais qui a son revers: les débris spatiaux restent également plus longtemps en orbite, d’où un danger accru de collision avec les satellites encore opérationnels...
Philippe Jeanneret
avril 7, 2009 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.