La chronique météo de Philippe Jeanneret

Ouragans sur l’Atlantique: prévisions pour 2008

3d_andrew La saison des ouragans est sur le point de commencer et les habitants des Caraïbes retiennent leur souffle: cette année, l’activité sera peut-être supérieure à la normale.

Le NOAA américain (National Oceanographic and Atmospheric Administration) prévoit entre 12 et 16 tempêtes tropicales sur l’Atlantique pendant la saison à venir. 6 à 9 d’entre-elles pourront atteindre le stade d’ouragan, dont 2 à 5 sous forme majeure. La probabilité que l’activité soit au-dessus de la norme est de 65%, contre 25% seulement en faveur d’une saison «normale ».

Depuis 1995 le nombre des ouragans a augmenté sur l’Atlantique entre août et octobre. Seules exceptions, 1997, 2002 et 2006 qui ont été marquées par des épisodes de type « El Niño» sur le Pacifique. Dans ce genre de situations, l’humidité diminue de manière significative sur l’Atlantique tropical, ce qui se traduit par une réduction de l’activité cyclonique.

Hurricaneconditions2008_source_noaa Mais le Pacifique traverse depuis quelques mois un épisode de type «la Niña», dont les conséquences sont diamétralement opposées. D’autres facteurs, comme la température de l’Atlantique (élevée en surface), alizés, courants d’altitude et pressions au sol, seront par ailleurs «favorables» à la formation des cyclones. D’où la prévision.

Le pronostic intervient cependant dans un contexte délicat: ces deux dernières années, le nombre des ouragans ont été moins importants que prévu. En 2006, El Niño avait joué aux trouble-fête, tandis qu’en 2007, des phénomènes de cisaillement avaient fortement atténué l’activité cyclonique au large des îles du Cap Vert. Autant d’éléments dont les spécialistes du NOAA ont essayé de tenir compte avant de rendre leurs conclusions.

De manière générale, les premières tempêtes tropicales se forment sur l’Atlantique entre les mois de juin et juillet. Le nombre et l’intensité des phénomènes augmentent en août. Quant au pic d’activité, il est généralement atteint vers la mi-septembre.

A suivre sur l’incontournable site du National Hurricane Center de Miami.

Philippe Jeanneret avec le concours du NOAA.

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Commentaires

OURAGANS 2008

Rédigé par: FABIENNE | 27 mai 2008 20:38:27

Allo, à l'eau, g8 bonnes déraisons de vous conseiller de lire voire d'écouter ceci, car n'oubliez pas que nous vivons sous des cieux printanniers variables et parfois imprévisibles, surtout à long terme...

http://g8.rsr.ch/?p=104

Rédigé par: fatus | 29 mai 2008 09:42:11

Fatus:
L'important est que les projections du GIEC pour les 50 ans et mêmes les 100 ans sont toujours valables!

Rédigé par: sceptique | 29 mai 2008 23:03:17

Mon cher con frère, en tant qu'anti sceptique, j'ai un remède pour soigner ton mal habile: L'important, sait la rose, c'est la rosée... et il ne faut pas confondre la science météorologique avec la climatologie !

Rédigé par: fatus | 30 mai 2008 07:53:00

Mon cher Fatus, vous semblez sceptique envers les prévisions métérologiques, donc vous n'êtes pas si anti-sceptique que ca!

Rédigé par: sceptique | 30 mai 2008 09:51:26

Tout ce que je crois, c'est que plus les prévisions météorologiques se font à long terme, plus les indices de confiance sont faibles, ce qui est assez logique, étant donné l'instabilité naturelle des phénomènes thermodynamiques qui sont à la base des modèles numériques (ne fait-il pas un sacré drôle d'effet, ce fameux papillon thermochaotique?!).
Par contre attaque, je ne m'attaque pas à la climatologie qui, elle, s'intéresse aux phénomènes planétaires globaux, en moyenne et en dispersion ! En effet secondaire, le terme de climatologie a, pour les météorologistes, un sens assez restrictif: l'établissement et l'étude de statistiques relatives aux éléments du climat. Mais, plus largement, on entend par ce mot la science qui donne une description systématique et une explication de la répartition des climats. Mais arrivé à ce stade, vous m'écrirez peut-être alors:"Qu'est-ce que le climat", hmmm? Et bien, sachez que le climat a été défini en termes généraux comme "la série des états de l'atmosphère au-dessus d'un lieu, dans leur succession habituelle". Contrairement à d'autres traits de la géographie physique, il n'est pas directement visible; est-ce clair, esclave sceptique ? Couac en fait, voire en fêtes, seules ses conséquences le sont... Il a une dimension non seulement spatiale, mais aussi temporelle; la climatologie est donc, en grande partie, un processus de mise en mémoire (c'est cité de mémoire aveuglément, voire cécité de mémoire morte, Adèle?).
Couac il en soit, ainsi soit-il, amène... un climat qui se manifeste à plusieurs échelles spatiales où à chacune d'elles apparaissent des problèmes particuliers. Certains d'entre eux, qui intéressent l'homme directement, font l'objet de sciences autonomes, telles que: la bioclimatologie, qui étudie le rôle de la composante climatique dans le milieu où vit la plante et, éventuellement, l'animal, et trouve sa principale application dans la climatologie (ou bioclimatologie) agricole; l'agrométéorologie, qui se charge des prévisions adaptées aux besoins agricoles; la biométéorologie, qui apprécie les conséquences du climat sur la physiologie et la pathologie des êtres vivants, et tente d'en tirer des applications thérapeutiques. Ainsi, la climatologie se trouve avoir, au sein de ces sciences, des frontières communes avec la physique, la physiologie, l'écologie, la biogéographie, l'agronomie, la médecine, voire encore plus, s'il en est... isn't it ?

Rédigé par: fatus | 30 mai 2008 11:27:09

Fatus:
Votre modestie fait plaisir à voir!
En conclusion, les prévisions saisonnières de météosuisse pour les températures ( http://www.meteosuisse.admin.ch/web/fr/climat/perspective_saisonniere/perspectives_ete/Prevision_saisonniere_ete_07.html) ne sont pas très fiables car c'est de la météorologie, mais les projections du GIEC dans 100 ans sont fiables car c'est de la climatologie. C'est simple! :-D

Rédigé par: sceptique | 30 mai 2008 20:53:46

Modeste comme Mussorgsky, de fond en comble, je me permets de préciser que, selon moi, les scientifiques de la météorologie et de la climatologie ne poursuivent pas les mêmes objectifs et ne travaillent pas de la même manière, même si, parfois, leurs prévisions sont des plus aléatoires !?

Rédigé par: fatus | 2 juin 2008 10:22:28

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