Ce n’est pas un poisson…
01 avril 2008
Le mois de mars 2008 nous laissera le souvenir d’un week-end de Pâques sous la neige. Mais malgré le retour chronique du froid, les températures ont été au-dessus de la normale. Comment cela est-il possible? Autopsie d’un mois en dents de scie.
D’après les relevés de Météosuisse, les températures des régions de plaine ont été supérieures de 0,5 à 1 degrés à la moyenne au Nord. Même constat pour les versants Sud des Alpes avec un écart positif allant jusqu’à 2,1 degrés à Lugano. En montagne, le bilan est plus mitigé: à l’image de la Dôle qui accuse un déficit de 1,3 degrés, les températures ont été souvent inférieure à la normale.
Parallèlement, les chiffres montrent une pluviosité supérieure à la normale, ainsi qu’un ensoleillement déficitaire sur les versants Nord des Alpes. Neuchâtel a par exemple dû se contenter de 80 heures de soleil, contre les 122 habituelles. Et si Genève a bénéficié d’un ensoleillement de 131 heures, conforme à la moyenne, les précipitations y ont été excédentaires avec un cumul mensuel de 83 mm.
De manière générale, le mois de mars s’est caractérisé par de fortes variations thermiques, les courants d’ouest se partageant la vedette avec les vents du Nord. Mais la bise glaciale du salon de l’Auto, la neige ou le gel n’ont pas réussi à compenser le retour chronique de la douceur, notamment pendant la deuxième semaine du mois. Plusieurs jours d’affilée, les températures ont oscillé entre 15 et 19 degrés au Nord et 18 à 20 au Sud. Ce qui a fait pencher la balance…
Le phénomène s’explique par le fait qu’à cette période de l’année, les perturbations transitent assez facilement de parts et d’autres de l’Europe, rendant fréquents les changements d'orientation des courants.
Philippe Jeanneret avec le concours de Météosuisse
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