La chronique météo de Philippe Jeanneret
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Un petit rien, mais qui fait plaisir…
20 novembre 2007
Oublions cette semaine la bise, le redoux, ou la neige, et revenons à nos bonnes vieilles images satellite. Pour une fois qu’il y a de la nouveauté dans le domaine, on ne va pas se priver…
Depuis le lancement de Météosat Seconde Génération (MSG), la résolution des images satellite s’est considérablement améliorée. Avec un gros bémol cependant: seuls les professionnels de la branche et quelques chaînes de télévision pouvaient bénéficier de cette percée. Pour les autres, il fallait se contenter d’une image résolution toutes les six heures sur le site de l’Université de Dundee en Angleterre.
Mais depuis quelques temps, cette lacune est comblée grâce au site www.sat24.com, lequel propose des images et des animations satellite en haute résolution. Divers cadrages sont disponibles, notamment sur la région des Alpes. Autre raffinement, l’internaute peut lui-même choisir son cadrage en utilisant les outils placés sur la droite de l’écran. Un jeu d’enfant vous dis-je ! Finis les stratus qu’ont ne voit qu’à la loupe sur l’écran ou la Suisse perdue au milieu de l’immensité européenne!
Petite précision, les images haute résolution proviennent du canal «visible» de MSG qui ne sont disponibles que de jour. Pour suivre la couverture nuageuse pendant les heures de nuit, il vous faudra vous commuter sur le canal infrarouge. Certes, la résolution est inférieure mais c’est le prix à payer pour suivre une évolution 24h sur 24.
Philippe Jeanneret
novembre 20, 2007 | Permalink
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Le retour des tempêtes hivernales
13 novembre 2007
L’actualité de ces derniers jours vient de nous le rappeler, nous entrons dans une période propice aux dépressions. En montagne, des vents à plus de 100 km/h deviennent monnaie courante. Sans parler de la neige qui revient à basse altitude…
Le phénomène en soi n’a rien d’anormal: à cette période de l’année les contrastes thermiques sont importants vers le 45ème parallèle, ce qui se traduit par un surplus d’énergie non négligeable dans les processus de formation des dépressions.
Ces forts contrastes ne saurait cependant expliquer à eux seuls l’ampleur de certaines perturbations. D’autres facteurs comme la répartition des pressions sur l’Atlantique Nord jouent également un rôle important. De fortes différences de pressions entre l’Islande et les Açores vont par exemple apporter un potentiel supplémentaire au phénomène, à l’inverse, un faible gradient de pressions l'atténuera. Des mécanismes complexes qui ont été mis en évidence il y a quelques années par la théorie de l’oscillation Nord-Atlantique.
Au chapitre des circonstances aggravantes, à signaler le cas des cyclones de grande envergure qui se forment régulièrement au Sud de l’Islande. Les dépressions secondaires qui ont tendance à se développer dans ce type de conditions, peuvent s’enchaîner très rapidement et former de véritables trains de perturbations. Le cas s’est par exemple présenté avec le cyclone Kurt entre le 26 et le 27 décembre 1999 et la formation sur son flanc Sud des tempêtes Lothar et Martin. Le phénomène s’est traduit par des creux dépressionnaires s’abaissant jusqu’à 960 Hpa et des vents atteignant 259 km/h en Allemagne.
Récemment, la théorie du "tourbillon potentiel" a également mis en évidence la présence d’anomalies latentes à l’intérieur des dépressions. Suivant la position et la force des grands courants d’altitude (courants-jet), ces anomalies peuvent favoriser le déploiement de vents violents jusque dans les basses couches de l’atmosphère. Le phénomène n’a pas manqué de se produire pendant la tempête Lothar.
Si de manière générale la période hivernale est propice aux évènements extrêmes, en pratique l’intensité des phénomènes est très variable d’une année à l’autre. Parfois, les tempêtes sont carrément aux abonnés absents…
Philippe Jeanneret
novembre 13, 2007 | Permalink
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