La chronique météo de Philippe Jeanneret
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Le bilan de l’été
24 septembre 2007
On attendait la canicule mais ce sont finalement les pluies qui ont marqué de leur empreinte l’été 2007. Les quantités de précipitations ont atteint le 200% de la norme en Valais, contre 150% en moyenne sur le plateau, le Nord des Grisons et le Tessin. Seules, la Basse Engadine et la région de Saint-Gall ont enregistré des quantités proches de la normale.
De nombreux records ont été battus: à Langnau, les pluviomètres ont enregistré un cumul de 779mm en trois mois, le précédent record datant de 1927. La Suisse romande n’a pas été épargnée avec 747mm et 611mm relevés respectivement à Château d’Oex et à Neuchâtel.
A l’origine du phénomène, un nombre impressionnant de situations orageuses: dans la seule nuit du 20 au 21 juin, les stations de mesures de Météosuisse ont enregistré des cumuls atteignant 64mm sur le plateau, soit plus de la moitié des pluies enregistrées habituellement pendant le mois.
De leur coté, les hautes pressions n’ont réussi à s’imposer qu’au début du mois de septembre. Selon un scénario assez similaire d’une semaine à l’autre, les dépressions transitaient d’abord sur l’Angleterre avant de s’installer sur les Alpes. Souvent ces dernières prenaient la forme de gouttes froides – ou dépressions isolées – et s’attardaient plusieurs jours d’affilée sur la Suisse.
Paradoxalement les températures ont été légèrement supérieures à la normale: en Suisse-romande par exemple les stations de mesures ont enregistré un excédent moyen de 0,5 degrés. Une analyse attentive montre par ailleurs que les extrêmes ont été assez marqués, les thermomètres passant, en l’espace de quelques jours, de 15 à 30 degrés l’après-midi.
Malgré les records de pluies, l’ensoleillement n’a été que légèrement déficitaire, la plupart des régions de Suisse enregistrant des cumuls équivalent au 90% de la norme. Autre particularité méritant d’être relevée, la majorité des week-ends ont été ensoleillés. En Suisse romande, seuls deux à trois d’entre eux se sont soldés par la grisaille.
Philippe Jeanneret avec le concours de Météosuisse
septembre 24, 2007 | Permalink
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Trois petits tours et puis s’en vont…
18 septembre 2007
Après trois semaines de temps sec, les perturbations sont revenues en force : dans la seule nuit de lundi à mardi les stations de mesures de Météosuisse ont enregistré entre 30 et 45 mm de pluies en plaine. En montagne, les cumuls ont souvent dépassé les 50 m, la palme revenant à la Dôle avec 65 mm.
Durant ce bref épisode, les vents ont dépassé les 100 km/h sur les crêtes du Jura. Quant aux températures, elles ont chuté de manière spectaculaire: des 24 à 25 degrés mesurés pendant la journée de lundi, il n’en restait plus que 14 à 15 mardi après-midi. Une situation météorologique qu’on peut qualifier de particulièrement dynamique.
A l’origine du phénomène, la dépression qui s’est creusée lundi sur l’Angleterre. Elle a d’abord provoqué des remontées d’air chaud humide et instable vers les Alpes, ce qui nous a valu pluies et orages, puis elle nous a amené de l’air polaire. D’un extrême à l’autre, les contrastes thermiques ont été assez forts.
Autre particularité, la variation brusque de pression enregistrée pendant la journée de mardi. En 12 heures, les baromètres sont remontés de 10 hectopascals en moyenne. Un phénomène peu fréquent mais qui a permis le développement de belles éclaircies l’après-midi. Le tout avec un Joran bien appuyé du bassin lémanique jusqu’à la région des 3 lacs.
Le revirement est spectaculaire et fait presque frissonner. Mais quant à dire que l’été est terminé, c’est une autre histoire: les modèles numériques annoncent déjà une hausse de températures en fin de la semaine…
Il n’y a pas qu’au printemps où l'on passe d’un extrême à l’autre…
Philippe Jeanneret
septembre 18, 2007 | Permalink
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La Niña est de retour
12 septembre 2007
Un nouvel épisode de la Niña est sur le point de commencer, annoncent les spécialistes du Climate Prediction Center américain (CPC). Le phénomène, qui se produit toujours après un épisode El Niño, entraîne des aléas climatiques sur de nombreuses régions du globe et se caractérise par des anomalies de températures à la surface de l’océan.
Lors de tels épisodes, le temps devient plus humide que la normale sur les régions équatoriales du Pacifique Ouest. Parallèlement, les côtes pacifiques de l’Amérique latine ainsi que le Sud-ouest des Etats-Unis connaissent un temps particulièrement sec.
Ces changements climatiques ont également des répercussions sur l’Atlantique. «Comme nous le craignions au début de la saison, ce nouvel épisode de la Niña devrait favoriser l’activité cycloniques sur l’Atlantique» confirme Gerry Bell, chef du service de prévision des ouragans au National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA). «Ce qui nous porte à croire que cette année encore, le nombre des cyclones majeurs sera supérieur à la normale».
D’après les spécialistes du NOAA, entre 13 et 17 tempêtes tropicales pourraient se former sur l’Atlantique de juin à octobre. 7 à 10 d’entre elles devraient évoluer en ouragan dont 3 à 5 sous forme majeure.
Philippe Jeanneret avec le concours du NOAA.
septembre 12, 2007 | Permalink
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Dans la tête du météorologue
05 septembre 2007
Les météorologues n’ont pas vraiment l’habitude de disserter sur les tenants et aboutissants d’une prévision. Le plus souvent par faute de temps. Parfois par manque d’inspiration. Pourtant, nombre de situations mériteraient d’être plus amplement expliquées.
Depuis quelques années, Météosuisse commente sur son site les phénomènes sortant de l’ordinaire. Dernier exemple en date, les inondations du 29 août. La pratique garde cependant un caractère occasionnel et ne concerne que des évènements passés.
Il en est tout autrement sur le site du National Hurricane Center. En supplément des prévisions habituelles - bulletins officiels ou cartes météo -, l’internaute trouvera la fameuse «forecast discussion» qui fait office de commentaire sur la situation en cours. Une véritable mine d’or pour les passionnés.
Si vous n’avez pas d’appréhension pour la langue de Shakespeare, vous trouverez par exemple en ce moment des commentaires sur l’ouragan Félix, récemment classé en catégorie 5. Analyse de la force des vents, évaluation des trajectoires ou des quantités de précipitations prévues par les modèles, plus qu’une prévision, les spécialistes apportent leur regard – parfois leurs doutes - sur la situation en cours.
Bel exemple de transparence dans l’information.
Philippe Jeanneret
septembre 5, 2007 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.