La chronique météo de Philippe Jeanneret
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Saison des ouragans: pas de répit en 2005
25 mai 2005
Coup dur pour les Caraïbes, cette année encore l’activité cyclonique devrait être supérieure à la normale sur l’Atlantique.
Le très sérieux NOAA américain (National Oceanographic and Atmospheric Administration) prévoit pour la saison à venir entre 12 et 15 tempêtes tropicales. 7 à 9 d’entre-elles devraient atteindre le stade d’ouragan dont 3 à 5 sous forme majeure. Seuls le Centre et l’Est du Pacifique devraient connaître une activité inférieure à la normale.
Comme en 2004, toutes les conditions seront réunies: la température de l’Atlantique restera élevée en surface (pour favoriser la présence d’humidité). Alizés, courants d’altitude et pressions au sol garderont une configuration « idéale » pour la formation des cyclones. Une analyse qui repose sur des méthodes qui ont déjà fait leurs preuves ces dernières années.
Fait significatif, depuis 1995 le nombre des ouragans a augmenté sur l’Atlantique entre août et octobre. Seules exceptions, 1997 et 2002 qui ont été marquées par des épisodes El Niño (ces situations font fortement diminuer l’activité cyclonique sur l’Atlantique). Mais d’après les derniers rapports du Climate Prediction Center, il n’en sera rien cette année. Les habitants des Caraïbes auraient bien aimé le contraire…
Le pic d’activité devrait se produire – comme chaque année - vers la mi-septembre. Tout le monde retient son souffle. Y compris Fidel Castro qui se prépare à nous refaire son show météo sur la télé cubaine.
Philippe Jeanneret
mai 25, 2005 | Permalink
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Les Saints de Glace en prennent pour leur grade
11 mai 2005
La bise a salué le retour de Saint-Mamert ce matin. Les températures se sont même abaissées jusqu’à 2,1° sur le plateau. Mais Saint-Servais et Saint-Pancrace ne suivront pas le même chemin.
Dès jeudi, nous serons dans une situation de foehn et malgré le retour de la pluie, les minima ne devraient pas s’abaisser au-delà des 5 à 7 degrés. Sans parler des maxima qui pourront atteindre les 18 à 20 degrés pendant la journée de dimanche.
Voilà qui montre une fois de plus qu’au mois de mai, le gel ne va pas obligatoirement s’acharner sur les agriculteurs. En réalité, les conditions peuvent être assez différentes d’une année à l’autre: parfois les froids sont tenaces, parfois c’est la douceur qui prend le dessus et l’on regrette de ne pas avoir sorti plus tôt les plantes sur le balcon.
Les principaux saints de Glace sont St Mamert (11 mai), St Pancrace (12 mai), et St Servais (13 mai). Suivant les régions - et les cultures - d'autres noms viennent s'ajouter à la liste. En Suisse-romande, les Saints de Glace commencent avec St Georges (23 avril) et se terminent avec St Urbain (25 mai).
Initialement ces derniers étaient censés protéger les cultures des derniers froids printaniers. Mais n'ayant pas été à la hauteur de leur mission, ils ont fini par personnifier les derniers gels dans les croyances populaires.
Ce qui prouve une fois de plus que le statut de Saint n'amène pas forcément la gratitude des foules...
Philippe Jeanneret
mai 11, 2005 | Permalink
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Vous prenez l'ascenseur?
04 mai 2005
C’est l’histoire d’un mec qui ne connaît pas le fonctionnement des nuages d’orage.
Pendant l’été 2000, Erik Eck, comme beaucoup d’autres, s’adonne aux joies du kitesurf dans l’archipel d’Hawaï. Cet après-midi-là, l’alizé souffle entre 30 et 40km/h. De quoi se faire plaisir avec un cerf-volant de 15,5m2.
A-t-il remarqué ces gros nuages noirs qui s’élevent près de la côte? Peut-être. Encore faut-il savoir qu’il s’agit de cumulonimbus d’orage, ces fameux nuages qui se caractérisent par des mouvements verticaux d’une grande violence.
A la fin de sa session, il s’attarde quelques instants sur la plage. Son aile est au zénith. Rien de particulier à ce moment-là. Si ce n’est qu’une bulle d’air chaud s’élève du sol vers le nuage d’orage…
Soudain, Erik est pris dans l’aspiration et s’élève à 3 mètres de haut. Quelques secondes plus tard, il est à plus de 10 mètres. Il n’ose plus lâcher la barre de son cerf-volant: se laisser tomber à cette hauteur, ça ne pardonne pas.
Son ascension le mène jusqu’à une soixantaine de mètre de haut (accessoirement au record non-officiel de saut en kitesurf). Erik tente alors de revenir vers l’océan.
La chance est avec lui, il parvient à sortir de l’ascendance. La descente est très rapide. Au bout de quelques secondes, il touche le sol. Le choc est violent mais les buissons qui bordent la plage amortissent sa chute. Il s’en tire avec quelques contusions. Un vrai miracle.
L'histoire ne mériterait pas d'être contée sur cette page si un cameramen amateur ne s'était trouvé sur la plage ce jour-là. La quasi-totalité de la scène a pu être filmée. Un grand moment de suspens et surtout une magnifique leçon de météo. A voir absolument.
La force des images, il n'y a que ça de vrai!
Philippe Jeanneret
mai 4, 2005 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.