La chronique météo de Philippe Jeanneret
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| janvier 2005 »
Comprendre les tsunamis
29 décembre 2004
Jusqu’à dimanche passé, le tsunami, c’était un peu l’Arlésienne. Seules quelques vieilles photos, aperçues ça et là sur Internet, nous rappelaient l’existence du phénomène.
Bien sûr, la plupart des gens ont vu des images de vagues géantes, ne serait-ce que la légendaire Jaws à Hawaï. Cette dernières, bien que très impressionnante, n’a pourtant rien à voir avec les déferlantes qui ont frappé les rives de l’océan Indien.
Le raz-de-marée, filmé sous tous les angles, a frappé les esprits. Aujourd’hui on a envie de comprendre. Peut-être pour exorciser…
A partir du mot-clé «tsunami», Google recense 4 360 000 pages, dont 143 000 francophones. De quoi se faire un peu de lecture jusqu’à la fin de l’année. On y apprend notamment que le phénomène peut être provoqué par des tremblements de terre, des éruptions volcaniques ou plus rarement par l’impact d’un gros météorite touchant l’océan. L’exemple le plus frappant étant celui de l’astéroïde qui s’est abattu sur la péninsule du Yucatan, il y a 65 millions d’années. Effrayant et heureusement très rare…
Lorsqu’un séisme se produit en eaux profondes, la vitesse du tsunami peut dépasser les 900 km/h, avec une longueur d’onde de près de 280 km. A ce stade, sa hauteur n’est que de quelques centimètres et les navires ne peuvent la voir, ni même la ressentir. A l’approche des côtes, la vitesse de propagation diminue au profit de la hauteur de vague. C’est ce phénomène qui rend les tsunamis particulièrement dangereux (la traduction française des excellentes pages du NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration) rend la question on ne peut plus abordable).
Les témoignages font le plus souvent état de creux atteignant entre 10 et 20 mètres. Dans les situations extrêmes, le tsunami peut mesurer jusqu’à 500 mètres. Le cas s’est produit en Alaska en 1958, à la suite de l’effondrement d’un pan rocheux. On parle alors de mégatsunamis.
Pour prévenir les catastrophes humaines, un vaste réseau international a été mis en place autour du Pacifique. Les données sismiques et océanographiques sont centralisées au Pacific Tsunami Warning Center d’Hawaï. C’est de là que les alertes sont données et les populations sont régulièrement informées des mesures à prendre: indispensable pour épargner des vies.
Une telle infrastructure n’ayant pas son équivalent sur l’océan Indien, l’ampleur des dégâts est colossale. Le Japon promet aujourd’hui de mettre à disposition - gratuitement - des instruments de prévention. Un peu tard mais toujours bon à prendre…
Philippe Jeanneret
décembre 29, 2004 | Permalink
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Noël aux flocons, avalanches au balcon
22 décembre 2004
Les années se suivent et ne se ressemblent pas… Il semble pourtant que les conditions soient remplies cette année pour que la neige ne fasse pas défaut.
Après avoir traîné pendant deux longues semaines sur nos têtes, les hautes pressions se retirent sur l’Atlantique, laissant le champ libre aux perturbations. Qui plus est, la Suisse se trouvera ces prochains jours dans un courant de Nord-ouest bien humide et froid: le fantasme de l’amateur de poudre…
Donner des prévisions détaillées ne sera cependant pas chose facile et nous aurons peut-être droit à quelques déconvenues. C’est le lot des courants d’Ouest rapides.
Ne vous étonnez pas non plus si les limites des chutes de neige jouent au yo-yo. Quoi qu’il en soit, la neige devrait finalement être au rendez-vous.
«Que du bonheur !» serait-on tenté de dire. A condition toutefois de rester attentifs aux éternels pièges de l’hiver:
Si l’enneigement semble optimal - du moins à première vue - un examen plus approfondi révèle que la cohésion du manteau neigeux est loin d’être idéale. Et pour cause, il n’y a pas de couche de fond ! Sans compter les amas de neige soufflée qui traînent sur les crêtes.
Il faudra donc surveiller de très près le danger d’avalanche et le hors-piste sera réservé aux randonneurs expérimentés.
Le retour de la neige jusqu’à basse altitude risque aussi de jouer bien des tours aux automobilistes. Les éternels bouchons des retours de janvier n’arrangeront pas les choses…
Enfin, les vents pourront encore jouer aux trouble-fête en renforçant notre sensation de froid. Pour calculer cette dernière, vous pouvez vous procurer une tabelle de conversion que vous garderez dans votre poche pendant les sorties. Ou tout simplement, amusez-vous avec le système de conversion de données sur le site de Météosuisse.
Quand on peut apprendre en s’amusant, pourquoi se priver ?
Philippe Jeanneret
décembre 22, 2004 | Permalink
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Connaissez-vous les chemtrails ?
13 décembre 2004
Le dernier sujet de conversation sur les chats météo…
L’expression vient de l'anglais « chemical trails » qui signifie: traînées chimiques. En clair, des produits répandus illégalement par des avions et qui persistent dans le ciel pendant plusieurs heures.
On oppose ce type de nuages aux « contrails » (contraction de « condensation trails »). Le phénomène est bien connu du grand public puisqu’il s’agit des traînées de condensation provoquées par le gel de la vapeur d'eau. Générés par les réacteurs des avions, ils disparaissent en quelques dizaines de secondes.
Depuis quelques temps, de nombreux sites signalent la présence de chemtrails dans le ciel, parfois proche de la Suisse. Les auteurs sont formels: il ne s’agit pas de nuages naturels ou de traînées de réacteurs. De nombreuses photos mettent en évidence le phénomène. Info ou intox, difficile de faire la part des choses.
Plus inquiétant, l’existence de nombreux brevets d’inventions - américains pour la plupart - atteste des préoccupations du monde scientifique sur la question des nuages artificiels. Dans certains cas, les inventions visent carrément le contrôle des réchauffements climatiques sur Terre. La presse ne s’en est jamais fait l’écho. On se demande pourquoi.
D’un site à l’autre, les spéculations vont donc bon train: on parle carrément de projets secrets, financés illégalement avec les impôts du contribuable par les gouvernements des pays industrialisés. Les expériences d’épandage de produits chimiques à haute et moyenne altitude seraient même monnaie courante. On évoque également des projets militaires.
Fait surprenant, le grands instituts (NOAA aux Etats-Unis ou Météofrance en Europe) sont assez peu loquaces sur la question. Tout au plus le CNRS consacre-t-il quelques articles sur la formation des nuages par les aérosols. Et encore, le sujet est traité de manière assez technique pour le grand public.
De son coté, Météosuisse avoue avoir entendu parler des recherches menées par le CNRS mais n’a jamais eu connaissance de projets officiels allant dans ce sens. Les météorologues sont d’autant plus perplexes que le contrôle climatique par des nuages artificiels reste une question très controversée.
De quoi se rassurer un peu. Mais à l’avenir, on ne regardera plus le ciel de la même façon…
Philippe Jeanneret
décembre 13, 2004 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.