La chronique météo de Philippe Jeanneret

Comprendre les tsunamis

Jusqu’à dimanche passé, le tsunami, c’était un peu l’Arlésienne. Seules quelques vieilles photos, aperçues ça et là sur Internet, nous rappelaient l’existence du phénomène.

Bien sûr, la plupart des gens ont vu des images de vagues géantes, ne serait-ce que la légendaire Jaws à Hawaï. Cette dernières, bien que très impressionnante, n’a pourtant rien à voir avec les déferlantes qui ont frappé les rives de l’océan Indien.

Le raz-de-marée, filmé sous tous les angles, a frappé les esprits. Aujourd’hui on a envie de comprendre. Peut-être pour exorciser…

A partir du mot-clé «tsunami», Google recense 4 360 000 pages, dont 143 000 francophones. De quoi se faire un peu de lecture jusqu’à la fin de l’année. On y apprend notamment que le phénomène peut être provoqué par des tremblements de terre, des éruptions volcaniques ou plus rarement par l’impact d’un gros météorite touchant l’océan. L’exemple le plus frappant étant celui de l’astéroïde qui s’est abattu sur la péninsule du Yucatan, il y a 65 millions d’années. Effrayant et heureusement très rare…

Lorsqu’un séisme se produit en eaux profondes, la vitesse du tsunami peut dépasser les 900 km/h, avec une longueur d’onde de près de 280 km. A ce stade, sa hauteur n’est que de quelques centimètres et les navires ne peuvent la voir, ni même la ressentir. A l’approche des côtes, la vitesse de propagation diminue au profit de la hauteur de vague. C’est ce phénomène qui rend les tsunamis particulièrement dangereux (la traduction française des excellentes pages du NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration) rend la question on ne peut plus abordable).

Les témoignages font le plus souvent état de creux atteignant entre 10 et 20 mètres. Dans les situations extrêmes, le tsunami peut mesurer jusqu’à 500 mètres. Le cas s’est produit en Alaska en 1958, à la suite de l’effondrement d’un pan rocheux. On parle alors de mégatsunamis.

Pour prévenir les catastrophes humaines, un vaste réseau international a été mis en place autour du Pacifique. Les données sismiques et océanographiques sont centralisées au Pacific Tsunami Warning Center d’Hawaï. C’est de là que les alertes sont données et les populations sont régulièrement informées des mesures à prendre: indispensable pour épargner des vies.

Une telle infrastructure n’ayant pas son équivalent sur l’océan Indien, l’ampleur des dégâts est colossale. Le Japon promet aujourd’hui de mettre à disposition - gratuitement - des instruments de prévention. Un peu tard mais toujours bon à prendre…

Philippe Jeanneret


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Commentaires

Même si a priori il n'y a pas de rapport entre Tsunami et météo, il serait intéressant de savoir si les échanges d'eau importants et sur une grande tranche d'eau dus au puissant séisme de dimanche auront une influence quand à la formation des cyclones dans cette région du globe. Car s'il y a eu mélange important, la température de surface pourrait avoir baissé et donc ne plus remplir (du moins pour un certain temps) les conditions de développement de cyclones sur l'Océan Indien.

Rédigé par: Frédéric | 30 déc 2004 21:33:01

La presence de Philippe Jeanneret a la Tele ne suffit pas a rendre ses pensees profondes, visiblement!
4360000 pages web! ca a fait tres peur a notre ami, qui a semble-t-il pas meme lu la premiere...
Mr Meteo ne boit pas a la fontaine de la connaissance, il s'ennivre.

.....Je m'arrete de ronchonner. Mais franchement on ne s'improvise pas scientifique. Mieux vaudrait ne rien ecrire que de se jouer d'un grand public incredule.

W. Wecca

Rédigé par: wecca | 5 jan 2005 04:24:36

Je trouve votre article très intéressant. J'ai visité les liens, et je suis tériffié par les megatsunamis! C'est IMPRESSIONANT! De savoir qu'une vague de 650m pourrait détruire les côtes de l'Atlantique d'ici cent ans... ça fait froid dans le dos! En espèrant que ça ne se produise jamais! Mais merci pour l'info!

Julien

Rédigé par: Julien | 5 jan 2005 20:29:54

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