Les blogs | La chronique météo de Philippe Jeanneret

Publié le 01 février 2016 à 14:00

Diapositive1Les habitants de l’île de Madère ont été les témoins d’un phénomène assez surprenant le 24 janvier dernier. Alors que le soleil était en train de se lever, un nuage est apparu dans le ciel, prenant l’apparence d’un poing fermé. Comme une main divine dans le ciel. Rogerio Pacheco – qui est un blogueur météo -, a réalisé à cet instant un cliché qui fera rapidement le tour du monde. Comment de telles formations s’expliquent-elles? Voici quelques éléments de réponse.



Diapositive2Le nuage qui apparaît à l’image est une variété de cumulus, dû à la présence de turbulences dans les couches basses et moyennes de l’atmosphère. Pour la petite histoire, il s’est développé dans un courant de Sud-ouest, à l’avant d’un front froid.


Les cumulus peuvent prendre toutes sortes de formes mais le spectacle du 24 janvier est assez saisissant du fait des teintes rougeâtres présentes dans le ciel. Le phénomène s’explique par le fait que la lumière du soleil passe dans une couche plus épaisse de l’atmosphère à l’aube (ou au crépuscule), ce qui favorise la diffusion du jaune et du rouge. Voici une video qui explique le mécanisme.

 



Diapositive3 Dans le cas d’espèce, le hasard joue un rôle important pour donner à la nébulosité une forme de poing géant dans le ciel. La lumière - qui est rasante à ce moment de la journée - est également assez déterminante, faisant apparaître de forts contrastes entre les zones éclairées et celles restant à l’ombre mais également des différences de couleur selon les angles d'approche. D’où une sensation particulière de volume pour l’observateur situé au sol.




Philippe Jeanneret


Publié le 25 janvier 2016 à 10:56

Diapositive2Après avoir semé le chaos sur la côte Est des Etats-Unis la semaine passée, Jonas va rapidement traverser l’Atlantique. Il devrait toucher pendant la journée de mardi les îles britanniques, où des avis d’intempéries ont été lancés en raison des vents tempétueux mais également des risques de fortes pluies. La neige ne devrait cependant pas constituer une menace. Explications.




Diapositive4Conditions exceptionnelles sur l’Est des Etats-Unis
En 24 heures, près de 60 cm de neige fraiche ont été mesurés sur les villes de Washington et de New-York. Le maximum a été enregistré dans l’Ouest de la Virginie avec 106cm: c’est un record. Les vents ont par ailleurs été assez violents dans le Maryland avec des rafales à près de 135 km/h. Selon les météorologues du NOAA américain, Jonas - appelé également "snowzilla" - est l’une des pires tempêtes hivernales de l’histoire des Etats-Unis, au même titre que les évènements de 1993 et de 1996 ou plus récemment ceux de 2003 et de 2010.


Diapositive3Les quantités de neige s’expliquent par l’arrivée d’une dépression assez active sur le golfe du Mexique entre le 21 et le 22 janvier. Profitant de présence d’eaux plus chaudes à la surface de la mer, cette dernière s’est chargée en humidité.


Elle s’est ensuite déplacée sur la côte Est des Etats-Unis, où une vague de froid s’était installée depuis le milieu du mois. Malgré l’arrivée d’air plus doux en altitude, les températures sont restées négatives dans les basses couches de l’atmosphére entre le 22 et le 23 janvier, ce qui a permis à la neige de tomber de manière continue pendant près de 24 heures.


Diapositive5Situation moins favorable à la neige en Europe
La tempête Jonas s’est éloignée des Etats-Unis pendant la journée de dimanche mais elle reste assez active, les vents atteignant par moments les 90 km/h en rafale. D’après les dernières sorties de modèles, elle traversera l’Atlantique en moins de 48 heures pour atteindre les îles britanniques pendant la journée de mardi.




Diapositive6Au-delà des vents qui pourront souffler à près de 110 km/h près des côtes, les spécialistes du Met office redoutent surtout les précipitations, avec des cumuls pouvant atteindre entre 100 et 150mm par endroits. De nouvelles inondations sont à craindre. Les conditions météo sont cependant très différentes de parts et d’autres de l’Atlantique: contrairement à ce qui s’est produit sur la côte Est des Etats-Unis, les températures ne devraient pas être propices à l’avènement d’un épisode neigeux.


Diapositive7Pendant la journée de mercredi, Jonas poursuivra sa route sur le Danemark et la Baltique, où des chutes de neige seront cette fois possibles. Les dernières sorties de modèles montrent cependant que Suisse devrait rester en marge des évènements. Selon les prévisionistes de Météosuisse, les vents devraient se renforcer en montagne mais leur vitesse ne devrait pas dépasser les 40 à 60 km/h, en moyenne.





Philippe Jeanneret, avec le concours de Daniel Cattani de Météosuisse


Publié le 18 janvier 2016 à 13:56

 

Diapositive1Evènement exceptionnel la semaine passée avec la formation d’Alex, premier ouragan de l’année sur l'Atlantique. Situé sur sa trajectoire, l’archipel des Açores a été balayé par des vents tempétueux pendant la journée de jeudi. Alex étonne les scientifiques par sa précocité mais également par les mécanismes qui ont permis sa formation. Pour trouver les traces d'un autre ouragan en janvier sur l'Atlantique, il faut remonter à 1938, selon les météorologues du NOAA américain.

 

 

Diapositive2Les Açores se trouvaient en état d’alerte maximale la semaine passée. Crédité de vents à près de 140 km/h sur mer, le centre de l'ouragan est passé vendredi-matin à 20 kilomètres à l'est de l'île de Terceira, dans le groupe d'îles central de l'archipel. Selon les services météorologiques portugais, des rafales à près de 110 km/h ont été mesurées sur les terre. Fort heureusement, seuls quelques dégâts mineurs ont été signalés. Vendredi en fin de journée, Alex a perdu de sa puissance et a été rétrogradé en tempête tropicale. Il est ensuite remonté vers le Nord et a fini par être absorbé par une solide dépression circulant dans les courants d'Ouest au large du Canada, pendant la journée de dimanche.  

 

 

 Diapositive3Un événement qui étonne les scientifiques à plus d’un titre

La saison des ouragans sur l’Atlantique court habituellement de mai à novembre, notamment lorsque la température à la surface de l’océan atteint les 26,5° C jusqu’à 60 mètres de profondeur. Mais de manière assez surprenante, Alex s’est formé au large des Bermudes, au-dessus d’eaux autour de 20°C : «Il est très inhabituel d’avoir un ouragan au-dessus d’eaux qui sont à 20 °C», expliquent les météorologues du NOAA américain sur CNN. «L’allure générale des vents à différents niveaux n’était par ailleurs pas favorable à sa formation. Apparemment, l’évènement est dû à une température plus froide qu’à l’accoutumée en altitude, l'écart thermique entre de l'eau relativement "froide" et de l'air "super froid" à -60°C ayant apporté l'énergie suffisante pour faire du phénomène un ouragan».

 

Diapositive5Signe d’une saison cyclonique particulièrement active?

La formation d’un ouragan si tôt dans l’année constitue-t-elle les prémisses d’une saison cyclonique au-dessus de la normale sur l’Atlantique équatorial ? «Il ne s'agit pas d'un signal déterminant» estime Dennis Feltgen, porte-parole du NOAA américain, sur le site Popular Science. «D’autres éléments, survenant plus tard dans la saison, devraient jouer un rôle important, notamment les aléas liés à El Niño».

En 2015, le nombre de tempêtes tropicales et d’ouragans a été en effet plus faible qu’à l’accoutumée, en raison d’un épisode El Niño de forte intensité sur le Pacifique. Or ce dernier pourrait bien ne plus produire ses effets d’ici à la fin de l’été, ce qui sera à nouveau favorable à la formation des cyclones. Une situation que les experts du National Hurricane Center de Miami analyseront de près ces prochains mois. Leur prévision saisonnière devrait être publiée à la fin de mois de mai.

Philippe Jeanneret

Publié le 11 janvier 2016 à 14:29

Diapositive1 Les dernières sorties de modèles nous confortent dans l’idée que la semaine à venir sera particulièrement ventée. Et que la baisse des températures - annoncée depuis plusieurs jours - va bel et bien se produire. Certes, ce genre de situation n’a rien d’exceptionnel pour un mois de janvier mais y regardant de plus près, les conditions sont loin de la normale sur l’Atlantique, où une dépression tropicale pourrait bientôt faire son apparition. Explications.




Diapositive2 La faiblesse de l'anticyclone continental profite aux courants d'Ouest
Ne cherchez pas l’anticyclone continental sur la Russie ou sur la Scandinavie. Ce dernier est trop en retrait pour influencer le temps en Europe. Depuis le début de l’année, l’allure générale des courants est dictée par les différences de pressions entre l’Islande et les Açores. Ces dernières - assez importantes - sont à l'origine d’un fort courant d’Ouest au large des côtes européennes. Lequel nous amènera un temps assez mouvementé ces prochains jours:



Diapositive3 Au delà des vents tempétueux en montagne, des coups de vents sont également attendues sur les régions plaine ces prochaines 48 heures, notamment en Ajoie et sur le Nord-ouest du Plateau, où Météosuisse prévoit des rafales entre 90 et 110 km/h -, nous en avons déjà un avant goût aujourd'hui!
Et surtout, une hausse des pressions sur l’Atlantique va provoquer une rotation des courants au Nord-ouest, synonyme d’air plus froid à partir de mercredi, ce qui permettra à la neige de revenir jusqu’à basse altitude. Il est vrai que les dernières sorties de modèles ne montrent pas de grandes quantités de précipitations en plaine mais le trafic routier risque d’être perturbé…


Diapositive4Danger d’avalanches de degré 3 et 4
L’avènement de fortes chutes de neige, associées à des vents tempétueux en montagne, a par ailleurs donné lieu à la formation de nouvelles accumulations de neige soufflée ces derniers jours, surtout en altitude. Ces dernières peuvent se décrocher très facilement et sont à l’origine d’un danger d’avalanches de degré 3 et 4 dans les Alpes, selon l’Institut Suisse pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF). Les zones les plus exposées sont le Châblais, le Valais, les Alpes vaudoises ou encore les Alpes bernoises.

«Le danger d’avalanche ne devrait guère évoluer pendant la journée de mardi » explique François Dufour, responsable de l’antenne valaisanne du SLF. «Mais il devrait diminuer lentement à partir de mercredi dans les régions où les précipitations ont été abondantes. Cela peut paraître paradoxal, mais un manteau neigeux se consolide plus facilement lorsqu’il est épais. Dans les zones où ce dernier reste relativement mince, le danger ne diminue que lentement».


Diapositive5Dépression tropicale en formation sur l’Atlantique
D’habitude les dépressions tropicales et autres cyclones ne font leur apparition qu’en juin ou en juillet sur l’Atlantique équatorial. Mais 2016 pourrait faire exception: d’après les dernières analyses du National Hurricane Center de Miami, une dépression extratropicale circule actuellement au large des Bermudes. Déjà accompagnée de forts vents, cette dernière pourrait prendre des caractéristiques de tempête tropicale (ou subtropicale) ces prochains jours, plusieurs scénarios étant possibles.


Diapositive6Si tel devait être le cas, elle portera le nom d’Alex et poursuivra sa route sur l’Atlantique. Dans la négative, elle gardera malgré tout des caractéristiques de tempête et pourra encore générer de fortes vagues sur les côtes du nord des Bahamas, les îles Turks et Caicos ainsi que Puerto Rico.

D’après les archives du National Hurricane Center, seules deux dépressions tropicales ont été répertoriées sur l’Atlantique équatorial pendant un mois de janvier, depuis le début des observations, en 1851. On peut parler d’événement extrêmement rare…

Philippe Jeanneret

Publié le 06 janvier 2016 à 11:12

Diapositive1 Selon les mesures les plus récentes de la NASA, l’épisode EL Niño en cours égale en amplitude celui de 1997-97, le plus intense à avoir été observée depuis 1950. Mais cela se confirme, ce dernier devrait progressivement perdre de son intensité ces prochains mois, la plupart des modèles montrant le retour à des conditions neutres vers la fin de l’été. D’ici-là quelles sont les perspectives, en Europe et dans le monde? Voici les principales tendances.




Diapositive3 Températures mondiales restant élevées en 2016
Les activités humaines jouent un rôle prépondérant dans le réchauffement climatique mais le phénomène El Niño a tiré la température mondiale vers le haut en 2015, qui est ainsi devenue l’année la plus chaude sur Terre depuis le début des mesures. Les aléas caractéristiques à ce genre d’épisode ont par ailleurs pris une ampleur particulière autour du Pacifique.


Selon les spécialistes du Uk met office britannique, El Niño devrait faiblir ces prochains mois mais il devrait encore tirer les températures vers le haut. Ce qui devrait se traduire par un nouvel excédent thermique en 2016. Ce dernier pourrait même être plus important que celui de 2015.


Cette prévision est toutefois très relative : tout dépendra du comportement d’El Niño autour du Pacifique dans les mois à venir mais également de l’activité volcanique – toujours difficile à prévoir –, laquelle pourrait tirer les températures vers le bas.


Diapositive2 Poursuite des aléas autour du Pacifique
Les déficits de pluie devraient ainsi rester d’actualité en Australie orientale, en Indonésie, en Inde, dans le sud-est de l’Afrique, dans les Caraïbes et au nord-est du Brésil. Le climat devrait également être sec et chaud aux Philippines, en Malaisie, dans les îles de la région centrale du Pacifique (comme les Fidji, les Tonga et la Papouasie-Nouvelle-Guinée).


Autres aléas marquants, les tempêtes tropicales pourront encore s’abattre sur la Polynésie française, des excédents de pluie devraient encore être observés sur la côte ouest de l’Amérique du Sud (Colombie, Équateur, Pérou), dans le centre et le nord de l’Argentine, dans le sud du Brésil, en Uruguay, en Afrique de l’Est et dans le sud des Etats-Unis.


A l’image des épisodes précédents, l’hiver devrait enfin être plus doux dans le nord-ouest du Canada et en Alaska.


Diapositive4Rapport complexe entre El Niño et l’Europe
El Niño a-t-il une influence sur les conditions européennes? La question fait débat auprès des spécialistes depuis quelques semaines. Certes, l’avènement d’un épisode de grande ampleur a fini par conditionner l’allure générale des courants sur l’hémisphère Nord. En particulier la position du jet Stream au-dessus de l’Europe, actuellement très favorable au maintien des courants d’Ouest.
Mais l’Europe reste très éloignée du Pacifique et d’autres facteurs – que l’on peut qualifier de régionaux – jouent également un rôle.



Diapositive5Retour du froid vers la mi-janvier
Sur son site dédié aux prévisions saisonnières, le Climate Prediction Center américain mise actuellement sur des températures au-dessus de la norme en Europe pour les mois de janvier et février.
Mais les modèles travaillant sur des échéances plus courtes ne sont pas de cet avis: les dernières prévisions montrent en effet que les courants d’Ouest – synonymes jusqu’à présent de douceur inhabituelle – pourraient laisser place à une haute pression centrée sur l’Atlantique dès la semaine prochaine! Si tel devait être le cas, deux types de scénarios sont envisageables:


Diapositive6Le premier sous forme d’un temps stable et accompagné de vents calmes; le second - qui semble plus probable - sous forme d’un courant de Nord, parfois humide, dirigeant de l’air froid vers les Alpes. Dans un cas comme dans l’autre, les températures seraient beaucoup plus proches de la normale, voire inférieures.


Ce qui montre les limites de la prévision saisonnière et permet de relativiser quelque peu l’impact d’El Niño sur les conditions européennes. Quoique, il faut toujours rester prudent dans ce domaine!



Philippe Jeanneret, avec le concours de Météosuisse.


Publié le 02 janvier 2016 à 15:16

La rétrospective se termine cette semaine avec les mois d’octobre, novembre et décembre.


Diapositive1Octobre

La bise s’alterne avec des courants d’Ouest à Sud-ouest jusqu'au 8 octobre, d’où un temps assez changeant. Par la suite, hautes pressions et soleil font mine de revenir - ce qui permet aux températures d’atteindre 18 degrés au Nord, 19 en Valais et 20 au Sud - mais une dépression d’altitude dirige à nouveau de l’air froid vers la Suisse à partir du 13. La neige revient ainsi jusque vers 1200 mètres; quant aux températures, elles sont entre 5 et 7 degrés au-dessous de la norme sur le Plateau.


Diapositive2Les hautes pressions reviennent le 19. Certes, les brouillards sont assez fréquents sur le Plateau, faisant parfois des incursions jusqu’en Valais central, mais le soleil est assez généreux en montagne et sur les versants Sud des Alpes. Au début, les températures sont légèrement au-dessous de la norme mais à partir du 23, la présence de courants de Sud-ouest en altitude permet aux thermomètres de repasser la barre des 20 degrés.
L’hégémonie des hautes pressions n’est interrompue que par le passage d’un front froid entre le 28 et le 29 octobre et le mois se termine avec un temps bien ensoleillé.


Diapositive3A l’image de septembre, le mois d’octobre est marqué par un déficit thermique de 0,6 degrés sur l’ensemble de la Suisse: il faut remonter à 2013 pour trouver deux mois consécutifs avec des températures au-dessous de la norme. Au Nord des Alpes, le mois a été nettement trop sec avec des quantités de précipitations généralement inférieures à 55% de la norme. En revanche, les valeurs ont été normales à excédentaires au Sud des Alpes, dans les Grisons et sur une partie du Valais.




Diapositive4Novembre

Les hautes pressions restent pratiquement vissées sur leurs positions jusqu’au 20 novembre. Les perturbations sont ainsi du genre discret et la douceur persiste: on passe régulièrement la barre des 20 degrés en plaine, il fait par ailleurs 20,3 degrés à Cimetta à 1660 mètres ou encore 11,9 degrés la station du Grand Saint-Bernard, à 2470 mètres. On peut parler de situation exceptionnelle: en tout, 11 stations affichent des records de température.




Diapositive5La journée du 21 novembre est marquée par une bascule spectaculaire, avec l’établissement d’un solide courant de Nord et le retour de la neige jusqu’en plaine. Du coup, les températures sont entre 2 et 5 degrés au-dessous de la norme en plaine. Et il fait -23,5 degrés à la Brévine durant la nuit du 23 au 24 novembre! Par la suite, le temps reste assez changeant. A la fin du mois, les hautes pressions montrent à nouveau le bout de leur nez…




Diapositive6 Moyenné sur l’ensemble de la Suisse, l’excédent thermique est de 2.7 degrés, ce qui place ce mois de novembre au 3ème rang des mois de novembre les plus chauds depuis le début des mesures en 1864.
Les précipitations atteignent généralement 70% à 100% de la norme au Nord des Alpes et en Valais mais restent massivement déficitaire au Sud des Alpes et en Engadine. L’ensoleillement quant à lui est largement excédentaire. Le long des versants nord des Alpes et au Tessin, il s’agit localement du mois de novembre le plus ensoleillé depuis le début des mesures disponibles en 1961.


Diapositive7Décembre

Les conditions météorologiques sont marquées par une nette dominante de hautes pressions, associée à un courant d’Ouest modéré en altitude. Les perturbations font parfois des intrusions sur le Nord de la Suisse, mais les quantités de précipitations sont généralement faibles. Le temps reste désespérément sec sur le Tessin central et méridional.





Diapositive8La présence des courants de Sud-ouest en altitude se traduit ainsi par des températures nettement au-dessus de la norme: il fait 14,5 degrés à la Chaux-de-Fonds le 29 décembre.. Sur le Plateau, les écarts à la norme sont moins élevés - les brouillards sont souvent de mise - mais les thermomètres affichent régulièrement des 10 degrés par ciel dégagé. L’expression «Noël au balcon» retrouve sa raison d’être...




Diapositive9Avec un écart positif à la norme 1981-2010 de 3.4 degrés sur l’ensemble de la Suisse, ce mois de décembre 2015 est le plus chaud depuis le début des mesures en 1864. En montagne, cet écart est même de 4 à 6 degrés. Nombre de stations ont par ailleurs connu leur mois de décembre le plus ensoleillé, comme en Engadine, à Davos, à Bâle, à Altdorf ou à Zurich. De leur côté, les précipitations sont largement déficitaires notamment au Sud, où certaines stations n’ont pas enregistré de pluies pendant 60 jours d’affilée.



Diapositive102015: année la plus chaude en Suisse

Les chiffres viennent d'être confirmés, 2015 est l’année la plus chaude en Suisse, depuis le début des mesures, avec un écart à la norme de 1,3 degré. Les records de 2011 et 2014 sont donc battus de 0,1 degré.

Juillet restera dans les annales comme le mois le plus chaud, toutes catégories confondues. Décembre sort également du lot, avec une anomalie positive de 3,4 degrés.



Philippe Jeanneret, avec le concours de Météosuisse

Publié le 28 décembre 2015 à 14:53

La rétrospective 2015 continue cette semaine avec les mois de juillet, août et septembre.


Diapositive2Juillet
La Suisse bénéficie de conditions anticycloniques au début du mois et les courants de Sud-ouest font remonter de l’air méditerranéen vers les Alpes. C’est le début d’une vague de chaleur historique: la moyenne des températures maximales se situe entre 33 et 36 degrés en plaine, au Nord. Le 7 juillet, les thermomètres de l’aéroport de Genève-Cointrin atteignent même 39,7 degrés, soit la valeur la plus élevée jamais relevée au Nord des Alpes. Le précédent record remonte au 28 juillet 1921 avec 38,9 degrés. Etalée sur 7 jours, cette vague de chaleur est la plus intense en Suisse, après celle de 2003.


Diapositive1L’établissement d’un courant de Nord-ouest permet aux températures de s'abaisser de quelques degrés du 8 au 12 juillet. Mais la chaleur revient les jours suivants, parfois accompagnée d’orages violents. Les thermomètres affichent 30 degrés au Nord. A Locarno-Monti, la moyenne des températures maximales atteint 34,7 degrés du 17 au 23, avec un pic à 36,8 degrés le 22: c'est la deuxième semaine la plus chaude au Sud depuis le début des mesures, après celle d’août 2003 où cette même moyenne était de 35,0 degrés.



Diapositive3Au final, Juillet 2015 devient le mois le plus chaud depuis le début des mesures en Suisse occidentale, en Valais, au Sud des Alpes et en Engadine. Pour les autres régions, il s’est souvent placé dans le top-3 des mois les plus chauds. La température mensuelle a connu un excédent entre 3 et 4 degrés au-dessus de la norme 1981-2010. De leur côté, les quantités de précipitations sont généralement déficitaires sur la plupart des régions de Suisse. Le long du Jura, le mois a été le plus ensoleillé depuis le début des mesures.



Orage aout 2015Août Le 1er août est gris, frais et humide partout en Suisse. Mais à partir du 3, les conditions sont à nouveau estivales et ensoleillées, les températures atteignant les 32 à 37 degrés au Nord. De violents orages éclatent cependant la nuit du 9 au 10 août. Une lame de 78mm en trois heures est mesurée à St-Gall. Pendant l’événement, les cumuls de pluies atteignent 64 mm en deux heures. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d'un record.




Diapositive4Du 12 au 22, les courants de Sud-ouest s’alternent avec les courants de Nord: le temps est assez changeant - parfois accompagné de forts orages - mais les températures passent régulièrement la barre des 30 degrés. Les hautes pressions reprennent finalement le dessus à fin de mois. Et les thermomètres affichent entre 30 et 34 degrés sur la plupart des régions de plaine!





Revue 2015 3emeMoyenné pour l’ensemble de la Suisse, l’excédent thermique du mois d’août 2015 a été de 1.7 degrés par rapport à la norme 1981-2010. Il s’agit du cinquième mois d’août le plus chaud depuis le début des mesures.
Les cumuls de précipitations sont assez inégaux de parts et d’autres - c’est le lot des situations orageuses. L’ensoleillement a quant à lui, été souvent proche de la norme.




Diapositive8Septembre

Les vents basculent au Nord en début de mois, ce qui provoque une baisse générale des températures. En plaine, les moyennes journalières se situent entre 2 et 4 degrés sous la norme. Dans cette masse d’air froid, la limite pluie-neige s’abaisse jusque vers 1800 mètres.

Les contrastes thermiques entre la surface du lac - encore chaude - et l’air polaire qui arrive par le Nord, provoque la formation d’une trombe lacustre sur le lac de Zürich, le 5 septembre vers 9h30. Phénomène plutôt rare pour cette région de la Suisse, la dernière observation datant de l’été 2012.


 



Diapositive7Du 12 au 18 septembre, les courants de Sud/Sud-ouest prennent le relais. Le foehn qui souffe parfois violement dans les Alpes permet aux températures d’atteindre 23,8 degrés à Meiringen le 16 septembre: c’est un record.
La dernière décade du mois est marquée par le retour des courants de Nord. La bise est souvent de la partie, quant à la limite des chutes de neige, elle s’abaisse jusque vers 1200 mètres…




Diapositive9Le mois de septembre affiche au final un deficit thermique de 0,8 degrés sur l’ensemble de la Suisse. Les sommes pluviométriques sont généralement au-dessous de la norme. De son côté, l’ensoleillement a été proche de la moyenne.




Philippe Jeanneret avec le concours de Météosuisse

Publié le 21 décembre 2015 à 14:29

La revue de l'année continue cette semaine, avec les mois d'avril, mai et juin:


Diapositive1

Avril

Le froid reste de mise au début du mois, avec un retour remarqué de la bise le 5. Deux jours plus tard, un solide anticyclone s’établit entre l’Angleterre et l’Europe centrale. La pression atmosphérique atteint 1036.5 hPa à Zurich, soit la valeur la plus élevée depuis 55 ans, pour un mois d’avril: c’est le début d’une longue période de temps ensoleillé.

Au début, la bise s’accompagne de températures inférieures à la norme. Mais les thermomètres reprennent l’ascenseur entre le 18 et le 24, atteignant les 21 à 24 degrés au Nord et même 26 au Sud. L’ambiance est printanière.


Diapositive2Dès le 25, les perturbations se rappellent à notre bon souvenir. Le 27, de violents orages se produisent. Une lame de 34,5mm est mesurée à St-Gall en soirée en une heure: il s’agit de la troisième valeur la plus élevée depuis l’apparition de ce type de mesure, en 1981. Après une courte accalmie, les pluies reviennent le 30. C’est le début d’un épisode pluvieux qui va rester dans les annales..


Au final de ce mois en dents de scie, la température mensuelle présente un excédent thermique de 1.4 degré sur l’ensemble de la Suisse. Les cumuls de précipitations sont assez variables d’une région à l’autre et atteignent jusqu’à 180% de la norme sur le Plateau. Quant à l’ensoleillement, il s’avère plus généreux qu'à l'accoutumée.


Diapositive3Mai

La présence de courants de Sud-ouest s’accompagne de précipitations record pendant les premiers jours du mois et l’Ouest de la Suisse est particulièrement touché: près de 138mm de pluies sont mesurés à Château d’Oex en trois jours, soit la troisième valeur la plus élevée depuis le début des mesures. La plupart des cours d’eau romands sont en crue.





Diapositive4La situation devient précaire. Les rives des lacs de Neuchâtel et de Bienne sont inondées, une masse de gravier et de boue provenant de la Morge, s’abat sur la commune de Saint-Gingolph et à Genève, l’Arve sort presque de son lit. La décrue ne s’opère que progressivement.


A partir du 10, les hautes pressions et le soleil sont de retour. Les températures atteignent même les 27 à 30 degrés au Nord, entre le 12 et le 13 mais cela ne dure pas: les front polaires reviennent à la faveur des courants de Nord-ouest et les températures sont à nouveau, au-dessous de la norme. A partir du 27, le soleil reprend enfin le dessus des deux côtés des Alpes et le mois se termine avec des températures comprises entre 23 et 25 degrés.


Moyennées sur l’ensemble de la Suisse, les températures en mai présentent malgré tout un excédent thermique de 0.7 degré par rapport à la norme 1981-2010. Les précipitations sont largement excédentaires, atteignant jusqu’à 180% de la norme. Quant à l’ensoleillement, il est relativement proche de la moyenne.


Diapositive5Juin

Les hautes pressions restent vissées sur leurs positions pendant les premiers jours du mois, ce qui se traduit par un soleil assez généreux et des températures entre 5 et 8 degrés au-dessus de la norme. Mais de violents orages éclatent entre le 6 et le 7, sur la vallée de l’Aar, en Suisse centrale ainsi qu’en région lémanique. Bise et fraîcheur prennent le relais du 8 au 10.


Les orages reviennent le 14 et prennent un caractère extrême à Güttingen, où un cumul de 69.6 mm est enregistré en trois heures. Pendant l’événement, on mesure même 20,8mm en dix minutes. Ce sont des records! Les jours suivants, les conditions restent dépressionnaires, ce qui se traduit par un temps assez changeant et des températures légèrement au-dessous de la moyenne.


Mais à partir du 24, les hautes pressions reviennent en force et les températures reprennent l’ascenseur. Le 30 , il fait 32 degrés à Genève et 33 en Valais. C’est le début d’une longue période de canicule…


Diapositive6Moyennées sur l’ensemble de la Suisse, les températures en juin présentent un excédent thermique de 1.8 degré par rapport à la norme 1981- 2010. Il s’agit du quatrième mois de juin le plus chaud depuis le début des mesures en 1864. Les précipitations sont assez inégales de parts et d’autres mais les cumuls atteignent jusqu’à 190% de la norme en Suisse orientale. Quant à l’ensoleillement, il a été légèrement supérieur à la moyenne.


Philippe Jeanneret avec le concours de Météosuisse

Publié le 14 décembre 2015 à 14:42

Diapositive1 Année riche en évènements que celle qui vient de s’écouler, avec ses crues historiques au mois de mai et ses records de chaleur en été. Voici les moments-clé des douze derniers mois, explications à l’appuis. Le tout avec les photos des internautes qui chaque semaine, nous font parvenir leur témoignage du temps qu’il a fait en Suisse. Aujourd’hui, la première partie de la revue, avec les mois de janvier, février et mars.



Diapositive3Janvier

Les courants d’Ouest s’installent sur les Alpes pendant la première quinzaine du mois. Certes, le temps est changeant mais l’ambiance est printanière. Les thermomètres atteignent 19,3 degrés à Lucerne le 10 janvier, c’est la deuxième valeur la plus élevée depuis le début des mesures. Mais cela ne va pas durer.


A partir de la mi-janvier, les températures sont enfin à la baisse, avec le retour des courants de Nord/Nord-ouest. La neige arrive jusqu’en plaine et le froid devient assez mordant entre le 25 et le 31, avec des températures entre 5 et 8 degrés inférieures à la norme.

Malgré le retour de l’hiver, le mois de janvier s’avère dans l’ensemble 1 degré plus doux que la normale. Dans la plupart des régions, l’ensoleillement a été légèrement inférieur à la norme.


Diapositive5Février

Les courants de Nord persistent en signent en début de mois: jusqu’au 9, les températures moyennes journalières sont inférieures à la norme - entre 6 et 8 degrés selon les endroits - et la neige fait parfois des incursions jusqu’en plaine. Le 8 février, les vents de Nord sont particulièrement violents au Tessin. Des rafales à 141 km/h sont mesurées à Lugano: c’est un record.


A partir du 10 février, les hautes pressions reviennent, entraînant de l’air doux et plus sec au-dessus des Alpes. Les brouillards sont assez fréquents sur le Plateau mais dans l’ensemble, le soleil est assez généreux. Les températures reprennent ainsi l’ascenseur. Seuls deux épisodes parviennent à troubler l’hégémonie des hautes pressions, le premier au Tessin pendant le jour de la St-Valentin, le second au Nord entre le 21 et le 22.


Le mois de février se solde par un déficit thermique de 1 à 2 degrés, selon les régions. L’ensoleillement a été proche de la moyenne, quant aux précipitations, elles ont souvent été excédentaires.


Diapositive6Mars

La grisaille et le froid restent de mise jusqu’au 5, avec par moments de la neige jusqu’à 600 mètres. Mais à partir du 6, les hautes pressions se rappellent à notre bon souvenir. Dans un premier temps, ces dernières s’accompagnent d’air assez doux, ce qui permet aux températures d’atteindre les 14 à 17 degrés au Nord. Puis les courants de Nord-est s’installent sur le Plateau, avec un repositionnement des hautes pressions sur la Scandinavie. Fidèle à ses habitudes, la bise souffle pendant le salon de l’auto.


Diapositive7A partir du 14, le temps redevient assez changeant, avec une alternance de situations anticycloniques et de courants perturbés. Plusieurs coups de vents marquent la période, comme le 31 mars, où des rafales entre 90 et 110 km/h sont mesurées sur le Plateau. Pendant cette même journée, le foehn du Nord qui souffle sur le Tessin, permet aux thermomètres d’afficher 25,1 degrés à Magadino. C’est le premier jour de chaleur de l’année!


Au final, les températures du mois de mars ont été entre 1 et 1.5 degrés au-dessus de la moyenne. Les précipitations ont été assez inégales de parts et d’autres, atteignant jusqu’à 150% de la norme 1981-2010 dans les Alpes, contre 40% seulement dans certaines stations au Tessin et en Engadine. L’ensoleillement quant à lui, a été généralement compris entre 110 et 140% de la norme.


Philippe Jeanneret, avec le concours de Météosuisse


Publié le 07 décembre 2015 à 17:01

Diapositive1La douceur va-t-elle persister sur la Suisse ces prochaines semaines? Pas si sûr. Après analyse des dernières sorties de modèles, les spécialistes de Météosuisse misent sur des températures proches, voire supérieures à la norme pour l’hiver 2015-2016. A l’image des évènements de l’année passée, la douceur devrait en tout cas nous accompagner jusqu’en période de Noël. Voici les dernières tendances avec le concours de Pierre Eckert, de Météosuisse.



Diapositive2Novembre s’est accompagné d’une douceur exceptionnelle. Le phénomène s’explique par la présence des hautes pressions, associées aux courants d’Ouest. Le froid a fait quelques incursions vers la fin du mois – le neige est même revenue jusqu’en plaine – mais par la suite, les températures ont repris l’ascenseur. Météosuisse a ainsi relevé 10 degrés à la Chaux-de-Fonds le 6 décembre dernier, soit un excédent thermique de 6,5 degrés. L'hiver a de la peine à s’installer…


«D’après les dernières sorties de modèles, le gros des perturbations continuera de circuler sur le Nord de l’Europe pendant la première quinzaine de décembre et les courants d’Ouest nous amènerons encore de l’air assez doux »,explique Pierre Eckert, directeur du Centre de Météosuisse à Genève. « La différence viendra surtout des brouillards et des stratus, qui risquent d’être plus fréquents. Certes, des revirements sont possibles, à l’image des évènements de la fin du mois de novembre. Mais les chances de passer un Noël blanc, en plaine, sont assez minces».


Diapositive4Plusieurs scénarios possibles pour janvier et février 2016
Si la douceur semble être de mise pour le mois de décembre, les calculs les plus récents ne montrent pas de tendance claire pour janvier et février. Tout au plus la probabilité d’avoir un hiver dans la norme l’emporte légèrement par rapport au scénario d’un temps plus doux que la normale, l’avènement de conditions «froides» n’obtenant pas la faveur des suffrages.



Diapositive3«Pour le mois de février par exemple, la plupart des sorties de modèles montrent un écart à la norme compris entre +1 et -1 degrés, ce qui est représenté en bleu sur les diagrammes », dit Pierre Eckert. « Mais il y a de gros écarts d’un calcul à l’autre. Certains montrent un déficit thermique de 7 degrés pour ce même mois, alors que d’autres montrent un gain de 4 degrés. Pour janvier, les écarts ne sont pas aussi importants mais c’est le même problème. Ce genre de prévision n’est pas très fiable… ».


Diapositive5Hautes pressions continentales aux abonnés absents
En hiver, les baisses de températures dépendent en grande partie de la présence des hautes pressions sur la Scandinavie ou sur l’Est de l’Europe, qui dirigent de l’air continental vers les Alpes. Mais les dernières sorties de modèles ne montrent pas de velléités de retour de leur part. Du moins pas de manière claire:


«Il est vrai que les modèles ne montrent pas l’avènement de telles situations » commente Pierre Eckert. «Mais compte tenu de la piètre fiabilité des derniers calculs, on ne peut pas exclure qu’une vague de froid puisse se produire au début de l’année prochaine. D’autant plus que les modèles saisonniers ne saisissent que les tendances générales, pas les évènements ponctuels ».


Diapositive1El Niño trop éloigné de l’Europe
Le Pacifique est actuellement le théâtre de l’épisode El Niño le plus intense depuis 65 ans, de nombreuses régions étant affectées par des aléas climatiques. Mais bien qu’il existe une certaine corrélation entre le phénomène et le régime des précipitations en Europe, le couplage est très faible.




Diapositive6De nombreuses études montrent en effet que les hivers européens dépendent surtout de «l’oscillation Nord-Atlantique », que l’on peut décrire comme un phénomène de bascule entre deux états: les situations de forts gradients de pressions Nord-Sud, tout d’abord, favorables aux courants d’Ouest et aux défilé des perturbations (généralement accompagnées d’air océanique relativement doux); et les situations de faible gradient Nord-Sud ensuite, propices quant à elles à l’établissement des hautes pressions continentales (accompagnées d’air froid).

Nous sommes plutôt dans le premier cas de figure pour le mois de décembre. Aucun scénario ne l’emporte cependant pour janvier et février…



Philippe Jeanneret, avec le concours de Météosuisse.

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