Les blogs | La chronique météo de Philippe Jeanneret

Publié le 26 janvier 2015 à 10:50

 


Malgré les exploits de Planet Solar, l’énergie solaire reste aujourd’hui au second plan à l’échelle mondiale, loin derrière l'énergie éolienne, la biomasse et surtout l'énergie hydraulique. Mais cela ne devrait pas durer: Topaz, la plus grande et la plus puissante centrale solaire du monde vient d'être reliée au réseau électrique de Californie. Avec une puissance de 550 MW, cette dernière va fournir de l’électricité pour 160'000 foyers. Un autre projet encore plus ambitieux devrait même voir le jour d’ici à la fin de l’année:



Diapositive2 Réalisée par First Solar, l'un des leaders mondiaux dans la fabrication de panneaux solaires, la construction de la ferme solaire Topaz a débuté en 2011, dans le comté de San Luis Obispo, en plein désert californien. Elle se compose de neuf millions de panneaux solaires surélevés à 1’7m du sol et occupe 25 km2. Soit un peu plus que la superficie du lac de Morat (22,8 km2).


Au total, la centrale solaire californienne est capable de délivrer 550 megawatts de puissance, ce qui va permettre d’alimenter 160’ 000 foyers en électricité. A titre de comparaison, les centrales nucléaires de Mühleberg et de Leibstadt, en Suisse, ont respectivement une puissance brute de 390 et de 1220 megawatts, ce qui montre la compétitivité du solaire face à d’autres sources d’approvisionnement.


Diapositive1 Grâce à la mise en service de cette nouvelle installation, l’État de Californie marque ainsi une étape importante dans le programme énergétique, mis en place il y a quelques années. Ce dernier devrait permettre de fournir 33 % de l'électricité domestique à partir de sources renouvelables d'ici à 2020.


Topaz est aujourd'hui la plus puissante centrale solaire au monde mais elle sera dépassée vers la fin 2015 par une autre ferme solaire en production: Solar Star de SunPower, d'une puissance de 579 MW et qui sera capable de subvenir aux besoins de 255 000 foyers. Installée à Rosamond en Californie, cette dernière sera équipée 1,7 million de panneaux solaires répartis sur 32 km².



Diapositive4L’envergure de tels projets laisse songeur au regard de la taille du territoire helvétique mais il ne faut pas négliger le potentiel offert par les surfaces des bâtiments existants: selon l’office fédéral de l’énergie, l'électricité solaire pourrait couvrir en Suisse quelque 20% des besoins actuels d'ici 2050.


En théorie, la construction de centrales solaires utilisant des miroirs concentrateurs sur environ 1% de la surface du Sahara devrait permettre de couvrir les besoins en électricité pour l'ensemble de la planète.


Philippe Jeanneret


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Publié le 19 janvier 2015 à 14:59

Diapositive1 On savait que 2014 avait été l’année la plus chaude en Suisse depuis le début des mesures, à égalité avec 2011. Mais c’est désormais officiel, 2014 est également l’année la plus chaude sur Terre, avec un écart de 0,68°C par rapport à la moyenne climatique 1951 – 1980. Le record de 2010 a été battu de deux centièmes de degrés, l'écart est faible. Comment faut-il interpréter ces chiffres? Voici quelques explications.





Diapositive2 Selon le rapport publié la semaine passée par les spécialistes Nasa/Université Columbia de New York, au GISS (Godard Institute for Space Studies), 2014 se situe à 0,68°C au-dessus de la moyenne 1951–1980, ce qui détrône de peu le record de 2010, caractérisé par un écart de 0,66°C. Mais il est vrai que cette différence est assez faible: compte tenu de la marge d’erreur inhérente à ce genre de calcul, les deux années sont finalement assez proches. Pour éviter toute polémique, on retiendra donc que les trois années les plus chaudes sur Terre ont été 2005, 2010 et 2014. Ce qui montre que la température globale a bel et bien continué de grimper pendant la dernière décennie.




Anomalies climatiques en 2014 - Source- NOAASur son site web, le NOAA américain a par ailleurs publié la liste des principales anomalies enregistrées en 2014. A l’instar de la Suisse, nombre de pays européens, l’Alaska, le Mexique, l’Argentine, la Russie et l’Australie ont enregistré des records de chaleur saisonniers ou annuels. Seul le Canada a vécu une année froide, en raison d’un hiver 2013-2014 particulièrement rigoureux. Des pluies diluviennes se sont abattues sur le Japon, l’Inde, le Maroc et l’Amérique du Sud. Sans battre des records, l’extension de la banquise arctique a enfin été très faible en période estivale.



Diapositive3Un faible El Niño a fait la différence

Les bascules de vents mais surtout les variations de températures à la surface du Pacifique tropical ont progressivement conduit à une anomalie El Niño de faible intensité, fin 2014. Cette dernière a contribué à une élévation globale des températures, sur l’océan et sur les terres et a été à l’origine d’une activité cyclonique plus forte qu’à l’accoutumée sur le Pacifique Nord-est. Ce qui montre la portée du phénomène.


Mais la situation est plus complexe qu’il n’y paraît: nombre de signaux montrent que les conditions sont assez neutres en ce moment autour du Pacifique. Selon les dernières prévisions des experts du Climate Prediction Center américain, un épisode El Niño de faible intensité devrait cependant se mettre en place avant la fin février 2015, avec une probabilité d’environ 60 %. Si l’hypothèse devait se confirmer, l'épisode ne persisterait pas au-delà du premier trimestre. L’année à venir risque d’être à nouveau assez chaude…




Diapositive4Les émissions de CO2 restent les principales responsables
Le fait que des températures record aient été enregistrées pendant un épisode El Niño de faible intensité conforte l’idée que la tendance au réchauffement de l’atmosphère soit essentiellement imputable aux émissions massives de CO2. Fin décembre 2014, le compteur de CO2 installé depuis 1957 au sommet du Mauna Loa (Hawaï) affichait en effet 399  ppm (parties par million), contre moins de 320  ppm en 1960. Une hausse rapide, sans équivalent naturel, due aux émissions massives de CO2 résultant de la combustion du charbon, du gaz et du pétrole. Certes, les rouages climatiques sont complexes mais les experts du GIEC sont formels, les activités humaines ont pris le pas sur la variabilité naturelle du climat.
Ce qui n'est pas vraiment une surprise...


Philippe Jeanneret avec le concours du NOAA


NB Vous trouverez les derniers rapports du GIEC en cliquant sur ce lien

Publié le 12 janvier 2015 à 18:26

Diapositive2 Les vagues de froid sont revenues sur le Canada et le Nord des Etats-Unis au début du mois mais en sera-t-il de même pour l’Europe? La question est sur toutes les lèvres depuis quelques jours car les modèles montrent une baisse significative des températures. Le froid va-t-il vraiment s’installer? Que peut-on dire sur la base des dernières prévisions? Explications avec Lionel Fontannaz de Météosuisse.




Diapositive1 Nos hivers sont souvent conditionnés par la présence des hautes pressions sur la Russie ou sur la Scandinavie, qui par leur position sont assez propices au déplacement d’air sibérien vers les Alpes. Mais jusqu’à présent, ces hautes pressions – dites continentales -sont restées en retrait, favorisant les courants d’Ouest. D’où un afflux régulier d’air humide vers les côtes européennes, accompagné de températures globalement douces pour la saison.




Diapositive3Changement de tendance en fin de semaine
Les afflux d’air humide et doux devraient s’estomper en fin de semaine car une poussée des hautes pressions sur l’Atlantique va permettre aux courants de tourner au Nord-ouest. De l’air polaire va ainsi circuler vers les Alpes à partir de vendredi. Rien à voir avec les évènements de février 2012 – où les températures n’avaient pratiquement pas passé la barre du 0° pendant près de 3 semaines – mais le signal est clair:


«Difficile de dire quelles seront les quantités de précipitations», explique Lionel Fontannaz, prévisioniste au Centre Météosuisse de Genève « mais les modèles privilégient la persistance des courants de Nord-ouest la semaine prochaine. Sans atteindre des extrêmes, les températures seront assez basses pour le retour de la neige jusqu’à basse altitude.



Diapositive4Fin de mois dominée par le froid
A partir du 20 janvier, la fiabilité de l’information est moins bonne mais les prévisions mensuelles du Centre Européen de Prévisions Météorologiques à Moyen Terme (CEPMMT) montrent une dominante des hautes pressions du l’Atlantique. «Ce signal peut nous mener à deux types de scénario» explique encore Lionel Fontannaz: «le premier serait celui d’un temps dominé par les courants de Nord frais et humides, avec des passages perturbés plus fréquents sur le Nord-est de la Suisse que sur l'Ouest. Le Sud quant à lui se trouverait dans une situation de barrage synonyme de temps sec et assez ensoleillé. Il n’est pas impossible que dans ce cas de figure des épisodes de bises glaciales puissent même se produire».


«L’autre scénario serait celui d’un temps dominé par les hautes pressions » poursuit-il: «dans ce type de situation, les courants de Nord seraient relativement faibles et les températures seraient un peu plus élevées, notamment en montagne. D’un scénario à l’autre, les différences sont importantes mais le signal de baisse des températures est bien là!».


Diapositive5Certes, la présence d’une haute pressions sur l’Atlantique ne correspond pas aux schémas classiques des hivers européens. Mais le cas s’est déjà produit dans le passé, à l’image des évènements de janvier 2005: au début, les températures étaient encore relativement douces en Suisse ; le retour des hautes pressions sur le Proche-Atlantique à la fin du mois avait été à l’origine d’un temps particulièrement froid par la suite.


Mais la comparaison s’arrête là: en météo il n’y a pas deux situations identiques…



Philippe Jeanneret, avec le concours de Météosuisse


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Publié le 05 janvier 2015 à 13:52

Diapositive1Deux phénomènes naturels retiennent l‘attention en ce début d’année, le premier avec ces étranges nuages photographiés en Valais le 2 janvier, le deuxième avec ce cliché pris au fond de l’océan par les chercheurs du NOAA et qui nous montre des rochers recouverts de neige. Vraiment bizarre? Voici les explications.





Diapositive2Nuages horographiques au-dessus des Alpes
Olivier Pittier a photographié de surprenantes météores le 2 janvier dernier, au-dessus de Vichères en Valais. Il s’agit de nuages de type lenticularis, qui se forment en présence d’un fort courant d’altitude. En passant à proximité des reliefs, l’humidité a en effet tendance à s’élever et à former une onde, appelée onde orographique ou onde sous le vent. D’où la formation de nuages lorsque de l’air humide entre en contact avec cette dernière car il a tendance à passer dans de l’air plus froid.

Diapositive3Comme le montre cette photo prise par le satellite Modis pendant cette même journée, le phénomène (visible à l’image sous forme de stries) peut se propager sur de grandes distances.


Malgré la présence de forts vents d’altitude, cette nébulosité garde un caractère stationnaire, ce qui la distingue des autres nuages. Elle se rencontre fréquemment dans les Alpes où elle porte parfois le nom de «chapeau d’âne». Elle peut se présenter sous une forme simple ou par une superposition de nuages faisant penser à une pile d’assiettes.


Diapositive4Rochers recouverts de neige au fond de l'océan
Autre cliché assez surprenant, celui publié la semaine passée par le National Oceanographic and Atmospheric Administration américain (NOAA): les débris qui se posent au fond de l’océan prennent une consistance duveteuse et blanche. Phénomène pas toujours connu du grand public et qui porte le nom de neige marine.


Les poussières, le sable et les organismes en décomposition mettent des semaines pour rejoindre les couches profondes de l’océan. En descendant, ces matériaux ont tendance à former des agrégats et leur taille augmente progressivement, atteignant plusieurs centimètres de diamètre dans certains cas.


Ces chutes de neige marine sont importantes pour la vie des grands fonds car elles constituent la principale source de nourritures des créatures abyssales. Elles contribuent également à l’élimination du CO2 contenu dans l’atmosphère et à son stockage.


Philippe Jeanneret

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Publié le 29 décembre 2014 à 11:14

Diapositive10Les tout derniers chiffres ne sont pas encore connus mais 2014 restera dans les annales comme l’année la plus chaude en Suisse depuis le début des mesures, en 1864 mais également comme celle des extrêmes. Après les records d’enneigement au Sud au début de l’année, le premier semestre été extrêmement doux. Même chose pour l’automne qui apparaît comme le deuxième le plus chaud en 151 ans de mesures. En revanche, l’été 2014 peut être qualifié de pourri, par son caractère pluvieux, frais et très peu ensoleillé.



Diapositive02Record d’enneigement au Sud en début d'année
L’année 2014 a débuté par des records de précipitations au Sud des Alpes: dans les montagnes tessinoises, il est localement tombé près de 7 mètres de neige, soit la plus haute quantité de neige fraîche en un peu plus de 50 ans de mesures. Selon Météosuisse, l’hiver 2013/2014 est cependant resté généralement vert sur les régions de plaine du Nord de la Suisse avec localement seulement 1 cm de neige fraîche. Soit l’hiver le moins enneigé depuis plus de 80 ans!



Diapositive04Le troisième hiver le plus doux en Suisse
La persistance des courants de Sud a permis à l’hiver 2013/2014 d‘être le troisième le plus doux en Suisse, depuis le début des mesures. Dans la vallée du Rhin du côté de Coire, sous l’effet du foehn, l’hiver 2013/2014 arrive même en tête du hit-parade des hivers les plus chauds.




Diapositive05Première partie de l'année extrêmement chaude
Tous les mois du premier semestre, à l’exception de mai, ont été plus chauds qu’à l’accoutumée. Au final, le premier semestre 2014 a été le troisième le plus chaud depuis le début des mesures. Seul le premier semestre 2007 a été nettement plus chaud encore.




Diapositive06Records de précipitations et de manque de soleil en été
Seule la première quinzaine de juin peut se targuer d’avoir été pleinement estivale. Pendant les mois de juillet et d’août, les conditions météorologiques ont souvent été pluvieuses, notamment en juillet. De nombreux records mensuels de précipitations en juillet ont été battus sur la moitié Ouest de la Suisse. Ces records ont été plus isolés sur la moitié orientale du pays.


Conséquence logique des fortes quantités de précipitations, la Suisse a connu son plus faible ensoleillement en juillet et août en 151 ans de mesures. Le déficit d’ensoleillement a été particulièrement marqué au Tessin et en Suisse romande. Il a manqué plus de 120 heures d’ensoleillement, soit l’équivalent d’une à deux semaines de plein soleil par rapport à une période juillet-août normale.


Diapositive09Un automne extrêmement chaud et des inondations au Sud
Après un été maussade, l’automne a été particulièrement doux. Le mois d’octobre a ainsi été le quatrième le plus chaud depuis le début des mesures. Novembre quant à lui est arrivé en deuxième le plus chaud. En ajoutant un mois de septembre également au-dessus de la norme, l’automne 2014 apparaît comme le deuxième automne le plus chaud depuis 1864.

Cette douceur extrême s’est accompagnée de fortes précipitations au Sud des Alpes. Après un mois d’octobre déjà copieusement arrosé, il est tombé en novembre 4 à 5 fois plus de précipitations que lors d’un mois de novembre normal. La station de Lugano a connu son mois de novembre le plus pluvieux depuis le début des mesures en 1864. La persistance des pluies a par ailleurs provoqué une hausse historique du niveau des lacs Majeur et de Lugano, d’où des débordements et des inondations pendant plusieurs jours dans les rues de Lugano et de Locarno.


Diapositive12Décembre en dents de scie
La douceur exceptionnelle de l’automne s’est prolongée pratiquement jusqu’à Noël. La neige n’était présente qu’au-dessus de 1000 à 1500 mètres et en faibles quantités, bien inférieures aux épaisseurs habituelles. Après la mi-décembre, la couche de neige dans les Alpes n’atteignait souvent que l’équivalent de 30 à 60% de la hauteur normale. .
Mais dès le 26 décembre, les courants de Nord ont à nouveau entrainé de l’air froid vers la Suisse, permettant à la neige de revenir jusqu’en plaine. L’année se termine avec une bise glaciale mais sur l'ensemble du mois, les températures sont au-dessus de la moyenne.


Diapositive01 Bilan provisoire
La température annuelle en Suisse en 2014 a souvent été entre 1.0 et 1.4 degré au-dessus de la norme 1981-2010. Au Sud des Alpes et en Engadine, l’écart à la norme a été d’environ 1.0 degré. Moyenné sur l’ensemble de la Suisse et d’après la projection d’ici la fin de l’année, l’excédent thermique atteindra 1.3 degré, dépassant légèrement le record annuel de température relevé en 2011.


Les précipitations annuelles ont été normales ou légèrement déficitaires sur la plupart des régions du pays du Nord des Alpes. En revanche, au Sud des Alpes et en Engadine, l’année a été nettement trop humide. A Lugano et à Locarno-Monti, avec précipitations correspondant à 150 à 160% de la norme, l’année 2014 a été la troisième la plus humide depuis le début des mesures il y a plus de 100 ans. Il faut remonter en 1960 pour retrouver une année encore plus humide avec l’équivalent de 160% de la norme 1981-2010.


L’ensoleillement s’est fréquemment situé dans la norme 1981-2010. Au Tessin et dans les Grisons, il a cependant été déficitaire. C’est même l’année la moins ensoleillée en Haute-Engadine et la deuxième ou la troisième la plus sombre au Tessin.



Philippe Jeanneret avec le concours de Météosuisse

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Publié le 15 décembre 2014 à 15:39

Diapositive1 La neige se fait attendre en montagne mais les perturbations pourront encore circuler sur les Alpes ces prochains jours: de quoi redonner de l’espoir aux stations de sports d’hiver, même si les quantités de précipitations semblent modérées pendant les fêtes de Noël. Pour les mois de janvier et de février, les dernières sorties de modèles misent sur des conditions proches de la normale. A quoi ressembleront les prochaines semaines? Analyse, avec Pierre Eckert de Météosuisse.



Diapositive2 Depuis plusieurs semaines l’allure générale des courants sur l’Atlantique est favorable au temps d’Ouest et aux situations de foehn sur les Alpes. Mais les précipitations circulent surtout sur le Nord de l’Europe, d’où une faible épaisseur de neige dans la plupart des stations des Alpes. Selon les dernière mesures de l’Institut suisse pour l’étude de la neige et des avalanches (SLF), le manteau neigeux atteint entre 50 et 80 centimètres vers 2000m. Le long du Jura, ce dernier se limite à une dizaine de centimètres, à 1400m.



Diapositive3 La situation est cependant loin d’être désespérée: les perturbations continueront de circuler sur la Suisse ces prochains jours. Certes, les modèles ne montrent pas de grandes quantités de précipitations mais ces dernières s’accompagneront d’air plus froid en fin de semaine, ce qui ramènera la neige dans les Alpes et le long du Jura. En plaine, la probabilité d’un Noël blanc reste assez faible. Pour rappel, le Noël 2013 avait été marqué par la présence d'un foehn tempétueux dans les Alpes. Comme quoi, les années se suivent et ne se ressemblent pas!



Diapositive4 Mois de décembre plutôt doux et humide
Malgré quelques intrusions d’air froid, le mois de décembre devrait être plus doux que la moyenne en Suisse, d’après les dernières prévisions mensuelles du Centre Européen de Prévisions Météorologiques à Moyen Terme (CEPMMT). Comme le montre le graphique à gauche, ces mêmes températures devraient rester au-dessus de la norme pendant la première semaine de janvier. Ce qui s’expliquerait par une dominante des courants d’Ouest sur l’ensemble de la période.



Diapositive5 De leur coté, les précipitations devraient être proches ou légèrement supérieures à la norme sur la région des Alpes, ces quatre prochaines semaines. A noter également la diminution significative des quantités de précipitations sur le Nord de l’Europe pendant la dernière semaine de décembre et la première semaine de janvier. Information à mettre au conditionnel, compte tenu des modestes taux de fiabilité qui accompagnent les prévisions de pluies pour ce type d’échéances…



Diapositive6Un hiver globalement proche de la norme
Au chapitre de la prévision saisonnière, les dernières sorties de modèles mettent bien en évidence l’anomalie chaude du mois de décembre. Pour les mois de janvier et de février, les différents calculs effectués par le Centre européen montrent des divergences de solution mais le scénario le plus probable semble être celui de températures proches de la norme. Seul le mois de décembre pourra éventuellement faire pencher la balance vers le haut...

«La prudence reste de mise avec la prévision saisonnière», explique Pierre Eckert, du Centre de Prévisions de Météosuisse de Genève. «Au delà des questions de fiabilité, ces modèles ne donnent qu’une vision générale de l’évolution météo sur la région des Alpes. Des évènements extrêmes comme l’avènement d'une vague de froid de fortes chutes de neige ne peuvent être détectés par ce genre de démarche».


Diapositive7Qu’est-ce que la norme?

Pour l'Ouest de la Suisse, on parle d'un hiver frais, lorsque la température moyenne hivernale (décembre, janvier et février) se situe en-dessous de 1.6°C (Station de référence : Genève). Pour un hiver normal, la température moyenne se situera entre 1.6°C et 2.6°C. Et un hiver chaud affichera des températures moyennes au-dessus de 2.6°C. Ces valeurs limites ont été définies sur la base d'une longue série de mesures (depuis 1981) dans laquelle les hivers frais, normaux ou chauds ont été classifiés avec la même occurrence statistique.


Philippe Jeanneret avec le concours de Météosuisse

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Publié le 08 décembre 2014 à 19:03

Diapositive1Il y a un quart de siècle, la Suisse s’apprêtait à vivre l’un de ses hivers les moins enneigés depuis le début des mesures, au terme d’un concours de circonstances assez exceptionnel. Triste souvenir pour les stations de sports d’hiver et pour ceux qui avaient décidé de passer leur Noël à la montagne! Voici l’analyse des évènements qui ont mené à cette situation. Elle est riche en enseignements.

Souvenez-vous, en décembre 1989, la télévision montre la chute du régime de Ceaucescu en Roumanie et le premier épisode de la série des Simpson. En Suisse, Yvette Jaggi devient la première femme à occuper la fonction de Syndic de Lausanne. Quant à Jean-Pascal Delamuraz, il se prépare à laisser la Présidence de la Confédération à Arnold Koller. Personne ne se soucie de la douceur qui s’installe aux premiers jours de décembre…

Diapositive3La douceur n’a rien d’exceptionnel à cette période de l’année. Le phénomène s’explique par la présence des hautes pressions sur l’Est de l’Europe: située sur leur flanc gauche, la Suisse est naturellement exposée à un courant de Sud, ce qui est assez propice au foehn et à la douceur. C’est le fameux redoux de Noël, qui se produit pratiquement chaque année.

Mais en décembre 1989, le foehn est particulièrement persistant dans les Alpes: les températures passent régulièrement la barre des 20 degrés dans la vallée du Rhône et il fait jusqu’à 18 degrés à Genève. Ce qui est assez rare.
Certes, les précipitations circulent régulièrement sur les Alpes mais comme le montrent les sondages effectués pendant cette période, la limite des chutes de neige se situe entre 2000m et 2500m. Dans les stations de basse et de moyenne altitude, la plupart des pistes sont impraticables…


Diapositive4Coup de théâtre le 23 décembre, les courants perturbés laissent place à l’anticyclone continental qui est vissé depuis le début du mois sur l’Est de l’Europe. Le soleil revient en montagne – il est même assez généreux -, tandis que les stratus s’installent sur le Plateau et autour du Léman. Mais plus de neige! C’est le début d’une longue période de temps sec qui va durer jusqu’au 18 janvier.



Diapositive2Pendant quatre semaines, la neige brille encore par son absence jusqu’à environ 2000 mètres. Dans les stations, les skis et les snowboards ne bougent pas des râteliers: on voit les vacanciers se promener, ou s’adonner à la pratique du mountain bike. Ambiance surréaliste pour certains.

Mais dès la fin du mois de janvier, les perturbations circulent à nouveau sur le Nord de l’Europe - parfois sous forme de tempêtes -, et la neige est de retour. Le 15 février, les relevés de Météosuisse indiquent cette fois une hauteur de neige de 85cm à Montana, contre 0, un mois plus tôt. C’est la fin du cauchemar.


Diapositive6D’après les relevés de Météosuisse, l’hiver 1989 – 1990 apparaît comme le moins enneigé des 25 dernières années, en prenant comme critère la hauteur de neige, un 15 janvier. On précisera que ce chiffre concerne les stations de basse et de moyenne altitude (au-dessus de 2500m, la réalité a été assez différente car la persistance du foehn pendant le mois de décembre, associée à des températures moins élevées, a permis au manteau neigeux de se constituer).




Diapositive5Au chapitre du manque de neige, l’année de référence reste malgré tout 1964, avec un manteau neigeux aux abonnés absents pendant pratiquement tout l’hiver. Voici un lien qui vous mènera sur une archive filmée de la RTS qui relate l’ambiance dans les stations. On y parle des premiers canons à neige dans la station de Verbier.

Les chiffres montrent que certains hivers ont été plus doux par la suite, notamment en 2006-2007 et plus récemment en 2013-2014. Mais le déficit de manteau neigeux n’a jamais été aussi marqué qu’en 1989 – 1990, indépendamment de l’usage des canons à neige. Ce qui montre à quel point l’alternance entre situation de foehn et hautes pressions peut être déterminante pour le manteau neigeux.



Philippe Jeanneret avec le concours de Lionel Fontannaz de Météosuisse


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Publié le 01 décembre 2014 à 11:11

Diapositive1 Les températures moyennes ont atteint des valeurs records pendant le mois de novembre, en particulier sur les stations de moyenne altitude, tandis que le Tessin a enregistré des quantités records de précipitations. Au final, l’automme 2014 apparaît comme le deuxième le plus chaud en Suisse, en 151 ans de mesures. Une situation inédite qui s’explique par la persistance des courants de Sud sur les Alpes.




Diapositive2L’afflux d’air doux qui s’est manifesté pendant le mois de novembre a été à l’origine de températures mensuelles exceptionnellement élevées en Suisse, notamment sur les régions de moyenne altitude, épargnées par les brouillards. L’écart à la norme 1981-2010 a parfois été supérieur à 4 degrés, selon Météosuisse. Sur l’ensemble du pays, l’excédent thermique s’est élevé à 3.3 degrés, ce qui égale le record de novembre 1994. Cette situation est due à la persistance des courants de Sud mais également à la position des hautes pressions sur les Balkans. On peut parler de situation bloquante.

Diapositive3 Au Tessin, les quantités de précipitations ont par ailleurs été exceptionnelles, entre le 2 et le 17 novembre. A Lugano, le cumul de pluies s’est élevé à 538 mm. Au 20ème siècle, une telle quantité d’eau - sur 16 jours - n’a été relevée qu’une seule fois. Il était alors tombé une lame d’eau de 547 mm du 20 octobre au 4 novembre 1928. Au cours de la seconde moitié du 19ème siècle, un autre épisode de pluies abondantes avait été relevé avec une quantité de 554 mm entre le 16 et le 31 octobre 1896. Au cours des 151 années de mesures, des précipitations supérieures à 500 mm en 16 jours à Lugano n’ont été comptabilisées qu’à 5 reprises.


Toujours entre le 2 et le 17 novembre, un cumul de 1080 mm a été mesuré à Càmedo dans les Centovalli, soit 2 fois plus qu’à Lugano. Des précipitations encore plus importantes en 16 jours ont été relevées à 2 reprises seulement, dans le passé: 1202 mm du 22 septembre au 7 octobre 1993 et 1139 mm du 14 au 29 novembre 2002. A titre de comparaison, il tombe en moyenne annuelle entre 1000 et 1200 mm sur le Plateau!


Diapositive4Foehn tempétueux, début novembre
La mise en place de ce courant de sud à sud-ouest s’est également accompagnée d’un foehn tempétueux sur le Nord des Alpes. Le 3 novembre, des rafales supérieures à 160 km/h ont ainsi été mesurées sur les crêtes. Le 4 novembre, les pointes ont même atteint entre 170 à 190 km/h sur les reliefs les plus exposés, tandis que la station de Bad Ragaz enregistrait une rafale à 131 km/h, soit la deuxième valeur la plus élevée depuis sa mise en place, en 1997.


A Wädenswil au bord du lac de Zurich, le foehn a soufflé jusqu’à 107 km/h, soit la rafale de foehn la plus forte au cours des plus de 30 années de mesures. La rafale la plus forte de 131 km/h avait été mesurée le 26 janvier 1994 au cours d’une tempête hivernale accompagnée d’orages.


Diapositive5Deuxième automne le plus chaud depuis le début des mesures
En moyenne nationale, la température de l’automne a affiché un excédent de 2.2 degrés par rapport à la norme 1981-2010. Le record qui date de l’automne 2006 affichait un excédent thermique de 2.6 degrés au-dessus de la norme, tandis que l’automne 2011 qui se place au troisième rang a affiché un écart à la norme déjà nettement plus de bas de 1.4 degré.




Diapositive6Selon Météosuisse, ce sont les mois d’octobre et de novembre qui ont essentiellement contribué à ces températures élevées avec un écart à la norme de presque 2.5 degrés pour ces deux mois. En moyenne nationale, la Suisse a vécu le mois de novembre le plus chaud avec 1994, ainsi que le quatrième mois d’octobre le plus chaud depuis le début des mesures en 1864. Le mois de septembre a aussi été nettement plus chaud avec un écart à la norme 1981-2010 de 1 degré.



L’automne 2014 a présenté un excédent thermique compris entre 1.7 et 2.5 degrés dans la plupart des régions suisses. Au Sud des Alpes et en Engadine, l’écart a été un peu plus faible, compris entre 1 et 1.7 degré par rapport à la norme 1981-2010.



Philippe Jeanneret avec le concours de Météosuisse

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Publié le 24 novembre 2014 à 14:45

Diapositive1 La région des Grands Lacs sur le Nord des Etats-Unis a été le théâtre de chutes de neiges exceptionnelles la semaine passée, comme à Buffalo dans l'Etat de New-York où près de 1,80 m ont été mesurés en moins de 3 jours. Un phénomène qui s’explique par la formation d’une dépression particulièrement active au large de l’Alaska mais également par la présence d’eaux relativement chaudes à la surface des Grands Lacs. On peut parler de cocktail explosif!




Diapositive2 La vague de froid qui s’est propagée sur le Canada et les Etats-Unis la semaine passée restera dans les mémoires. Au Texas, la température a chuté de 27°C à -5°C en trois heures seulement. En moins de 24 heures, nombre d'Etats situés au Nord ont été paralysées par la neige, le tout avec des vents dépassant les 100km/h. Aucun des 50 États américains n'a été épargné, pas même Hawaï, où le mercure est également tombé sous zéro. D’après les experts du National Weather Service américain, il s’agit du mois de novembre le plus froid en 38 ans. Les derniers bilans font état de 13 victimes.


Circonstances aggravantes dans la région des Grands Lacs
La présence d’eaux relativement chaudes à la surface des Grands Lacs a largement contribué à l’avènement d’un épisode de fortes chutes de neige pendant la journée du 18 novembre. Comme le montre cette vidéo, l’arrivée d’air polaire à la surface du lac Erié s’est accompagné de phénomènes d’évaporation intenses, faisant rapidement augmenter l’humidité ambiante.


 



Cette humidification des différentes couches de l’atmosphère a provoqué une baisse supplémentaire des températures, d’où un cocktail explosif de fortes précipitations, associées à de l’air polaire. Située à l’extrémité Est du lac Erié, la ville de Buffalo s’est trouvée dans un couloir neigeux particulièrement actif: plus de 1,50 m de neige se sont accumulés sur la ville en 24 heures. Le 20 novembre, le manteau neigeux atteignait même 1,80m en certains endroits. Selon les autorités locales, ce cumul correspond à ce qu'il tombe habituellement en un an: on peut parler d’événement exceptionnel.

Malgré les améliorations, les autorités de l’Etat de Buffalo restaient sur le qui-vive dimanche, craignant des inondations provoquées par le redoux.


Diapositive3Evènement hors normes
Le phénomène d’ «effet de lac» est plutôt rare. Il se produit dès qu’un écart de températures de 13 degrés (ou plus) est observé entre la surface des eaux et une altitude d’environ 1500m. Il s’accompagne de chutes de neige dès que la température au sol est égale ou inférieure à 2 degrés sur les rives.

Dans le cas du 18 novembre, la température du Lac Erié atteignait par endroits la douzaine de degrés, tandis que les radiosondages montraient une température de -5 degrés à 1500m. Le fait que l’air froid ait parcouru de grandes distances au dessus des eaux du Lac Erié a également contribué à la forte humidification des différentes couches de l’atmosphère. De par sa situation par rapport au plan d’eau, la ville de Buffalo était particulièrement exposée.


Diapositive5Restes de cyclones à l’origine du phénomène
A l'origine de cette vague de froid, la "dépression du siècle" qui s'est formée le week-end dernier sur le Pacifique, au large des côtes de l'Alaska. En remontant vers le Nord, l'ex-typhon Nuri, a interagi avec les courants d’Ouest, formant la plus grosse dépression jamais enregistrée dans le Pacifique Nord, avec une pression de 920 hPa en son centre. Il faut remonter jusqu'en 1977 pour retrouver une pression quasi similaire avec 925 hpa.



Philippe Jeanneret


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Publié le 17 novembre 2014 à 14:55

Diapositive2L’accord entre les Etats-Unis et la Chine - qui totalisent à eux seuls environ 45% des émissions mondiales de gaz à effet de serre -, amène un vent d’espoir dans les négociations internationales sur le climat. Il marque également un tournant dans la politique des deux pays, qui prennent pour la première fois des engagements dans la lutte contre le réchauffement. Mais médias et commentateurs ont-ils eu raison de se réjouir la semaine passée? Voici quelques éléments de réponse, chiffres à l’appui.


Selon l’annonce faite mercredi passé à Pékin par Barack Obama et Xi Jinping, les Etats-Unis promettent une réduction de 26 à 28 % de leurs émissions d'ici 2025, par rapport à 2005. Quant à la Chine, elle envisage d'atteindre un pic des siennes autour de 2030, si possible avant. Certes, on peut parler de signal fort mais les promesses restent en deçà des objectifs du Protocole de Kyoto:


Diapositive3 Pour les Etats-Unis, les engagements de réduction sont en effet établis par rapport au niveau d'émissions atteint en 2005. Soit l'année où les émissions américaines ont été les plus fortes jamais observées, avec près de 7’200 Milliards de tonnes de CO2. Ramenés à 1990, année de comparaison internationale, les objectifs américains sont plutôt modestes: -13,8 % en 2025 par rapport à 1990. Pour rappel, le Protocole de Kyoto prévoit pour les nations industrialisées une baisse de 20% d’ici à l’horizon 2020, par rapport à ce même niveau de 1990.



Diapositive4 Quant à la Chine, elle n’a cessé d’augmenter ses émissions de CO2 depuis la fin du XXème siècle. Comme le montre le graphique à gauche, elle est même devenue le plus gros pollueur mondial depuis 2005, devant les Etats-Unis, avec des émissions de CO2 estimées à 9'777 milliards de tonnes en 2013. Certes, le chiffre doit être relativisé au regard du nombre de tonnes par habitant (7,2 en Chine contre 16 aux Etats-Unis). Il n’en demeure pas moins préoccupant dans la mesure où la Chine s’accorde la possibilité d’augmenter ses émissions de C02 jusqu’en 2030.



Dans son dernier rapport pour les décideurs, le GIEC a par ailleurs fait comprendre que pour juguler le réchauffement sous la barre des 2 °C d'ici la fin du siècle, il ne faudrait pas dépasser une concentration de gaz à effet de serre de 450 parties par million (ppm), dans l'atmosphère. Pour atteindre cet objectif, les émissions mondiales devraient être réduites de 40 % à 70 % d'ici 2050, par rapport à 2010, et ramenées à un niveau « proche du zéro » d'ici à 2100. Le GIEC insiste sur la nécessité d'un très net fléchissement des émissions mondiales d'ici l’horizon 2020. De ce point de vue, les Etats-Unis et la Chine sont encore loin du compte.



Diapositive5Négociations internationales: tout reste à faire
Dans leur communiqué commun, la Chine et les Etats-Unis on reconnu la semaine passée que leur accord ne constituait qu’une étape dans la lutte pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Déclaration encourageante en vue des prochaines négociations sur le Climat à Paris en 2015 qui rappelons-le, ne pouvaient que rester dans l’impasse en l’absence d’engagement des plus gros pollueurs mondiaux. On attend donc avec impatience le prochain geste de bonne volonté!


Au-delà des implications de la Chine et des Etats-Unis, de nombreuses questions restent en suspens:


Les Nations émergentes ont revendiqué ces dernières années le droit de se développer, avant de prendre des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Position légitime au regard de la responsabilité historique des nations industrialisées dans le réchauffement climatique, mais dont il conviendra de définir les limites pour aller de l’avant.


Il s’agira également de fixer des objectifs ambitieux - pour toutes les Nations cette fois - afin de réduire les émissions de manière significative d’ici à 2050. La discussion promet d'être animée.


Il faudra enfin que les pays industrialisés honorent leurs promesses pour la constitution du fameux fond vert, censé favoriser l’investissement dans des projets de réduction des émissions de carbone et d’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement.


Bref, il y a du pain sur la planche...




Philippe Jeanneret


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