La chronique météo de Philippe Jeanneret
El Niño: la valse-hésitation
23 juin 2009
Malgré le retour à des conditions neutres au début de l’année, de nouvelles anomalies de températures ont été constatées à la surface du Pacifique équatorial à la fin du mois de mai, laissant entrevoir l’avènement d’un épisode El Niño entre juin et août 2009. Les spécialistes du National Prediction Center américain restent cependant assez prudents quant à l’intensité et la durée du phénomène.
Atténuation de la mousson, sécheresse en Australie ou fortes précipitations sur les côtes pacifiques de l’Amérique latine, de nombreux aléas climatiques pourraient se produire d’ici à la fin de l’année. Sans parler des conséquences indirectes d’El Niño autour du globe, comme une réduction de l’activité cyclonique sur l’Atlantique et les Caraïbes.
Mais les modèles numériques sont loin d’être unanimes quant à l’intensité et la durée de l’épisode. Suivant les cas, l’indice ONI (Oceanic Niño Index) - qui permet de quantifier le phénomène – oscille entre -0,2 et + 2,1.
Des valeurs comprises entre -0,5 et +0,5, se traduiraient par la persistance de conditions neutres autour du Pacifique. Au delà, les aléas caractéristiques d’El Niño devraient se manifester, l’intensité du phénomène étant comparable à celle du fort épisode de 1997-98 avec un indice de +2,1. Ce qui en dit long sur les divergences.
Dans ce contexte hésitant – digne des fluctuations boursières –, le très officiel NOAA (National Oceanographic and Atmospheric Administration) n’a pas encore jugé utile de faire un communiqué officiel. Tout comme le National Hurricane Center de Miami ne s’est toujours pas décidé à mettre à jour ses prévisions d’activité cyclonique sur l’Atlantique. Laquelle pourrait bien être revue à la baisse...
Philippe Jeanneret
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Le cauchemar du navigateur
16 juin 2009
Le vent était aux abonnés absents lors du traditionnel Bol d’Or du lac Léman, le premier multicoque ne franchissant la ligne qu’après 19 heures et 33 minutes de course. Seuls le Séchard et un semblant de Rebat ont daigné souffler pendant la journée de samedi: la patience des navigateurs a été soumise à rude épreuve.
Les modèles numériques avaient vu juste, le Léman s’est trouvé le 13 juin sous l’influence d’un solide anticyclone. Les courants d’altitude étant assez faibles, les chances de vents venaient essentiellement des thermiques dont les mécanismes reposent sur les différences de températures existant d’un point à l’autre.
Le jour, l’air réchauffé sur terre se dilate et s’élève en provoquant un mouvement qui va du large vers la côte. La nuit, c’est l’inverse qui se produit: la terre se refroidit et cette fois, l’air - plus lourd - tend à descendre des reliefs côtiers et à s’écouler vers le large. Le tout forme une boucle sur une épaisseur de quelques centaines de mètres.
De parts et d’autres du Léman, le phénomène ne se présente cependant pas de la même manière. Ainsi, sur le Grand-lac, le Rebat se développe autour de deux «boucles de thermiques», l’une utilisant les ascendances à la côte française, l’autre à la côte suisse. Le centre du plan d’eau se caractérise par des mouvements descendants et de belles zones de calme plat. Sur le Petit et le Haut-lac, les reliefs – relativement élevés – qui bordent le plan d’eau obligent le vent à se canaliser, d'où la forme longitudinale des courants.
Mais cette mécanique est fragile et deux facteurs ont été défavorables aux thermiques pendant la journée de samedi, à commencer par la présence d’inversions de températures entre 800 et 1500 mètres d’altitude. Dans de telles situations, la portée des ascendances est assez limitée. Mais surtout les vents se sont orientés au Sud-est vers 1500 mètres, ce qui s'oppose au développement des thermiques à la côte suisse. D’où un Rebat hésitant sur le Grand-lac et ne soufflant qu’à la côte française entre Yvoire et Thonon.
Ce même Rebat a soufflé sur le Haut-lac pendant quelques heures, atteignant en moyenne entre 1 et 4 nœuds. Mais faute de vents sur le Grand-lac à partir de Thonon, la plupart des bateaux n’y sont jamais parvenus. Ce qui explique le nombre record d’abandons.
Heureusement pour les plus tenaces, les thermiques nocturnes ont été moins parcimonieux à partir de 20h, soufflant par exemple sous forme de Vauderon, ou de Dézaley à la Côte Suisse.
Aux meilleurs moments de la nuit, les pointes ont atteint les 7 à 8 nœuds. Bonne affaire pour les multicoques les plus rapides, capables de faire jusqu’à deux fois la vitesse du vent.
Ce genre de situation - dominée par de longue périodes de calmes -, est assez rare pendant les Bol d’Or du lac Léman. Pour trouver des conditions comparables, il faut remonter à l’édition 1962, laquelle avait été remportée par le 8M JI Marie-Josée II, en 31 heures et 54 minutes. Soit 6 minutes avant la clôture officielle de la course…
Philippe Jeanneret
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A la Saint-Médard, les nuages ne sont pas en retard
09 juin 2009
Après les records de chaleur du mois de mai, les pluies sont revenues à la charge, d’abord sous forme d’orages isolés, puis de perturbations bien organisées. Une situation pas toujours facile à gérer, comme à l'occasion de la régate de la Genève-Rolle samedi passé, mais qui reste relativement conforme à nos habitudes.
La période de la Saint-Médard que nous traversons depuis quelques jours est en effet assez propice aux courants d’ouest. Et si dicton «S’il pleut à la Saint-Médard, il pleut pendant quarante jours, à moins que Saint Barnabé ne lui coupe le nez» est largement démenti par les statistiques, le début juin n’en reste pas moins pluvieux.
Ainsi, les cumuls de précipitations atteignent en moyenne 115 mm à Pully au moins de juin, contre 91 seulement en juillet, ce qui montre bien le caractère humide de cette période. Sur les autres stations de mesures suisses, les chiffres sont assez variables mais la proportion est sensiblement la même, que ce soit en plaine ou en montagne.
Autre caractéristique de la première quinzaine de juin, le froid peut faire des intrusions spectaculaires, à l’image de la situation de 2006, où les crêtes du Jura s’étaient couvertes de neige pendant quelques jours. Même scénario à peu de choses près en 2008. Mais qu’on se rassure, ces épisodes de froid persistent rarement au-delà du 20 juin.
Ce phénomène de va-et-vient est en grande partie conditionné par l’anticyclone des Açores. Ce dernier a toujours tendance à se renforcer en période estivale, phénomène qui s’accompagne généralement par l’établissement d’un courant d’Ouest. Et par le retour chronique des pluies.
Cette année, nous n’échapperons pas à la règle, à ceci près que nous aurons quand-même droit à une crête de hautes pressions pendant le week-end. Accalmie passagère certes, mais qui redonnera un peu le sourire aux patrons des terrasses de café.
Philippe Jeanneret
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Ouragans sur l'Atlantique: prévisions pour 2009
02 juin 2009
La saison des cyclones est sur le point de commencer mais contrairement à 2008, l’activité devrait être proche de la normale ces prochains mois, annoncent les experts du NHC américain (National Hurricane Center). D’après les premières projections, entre 9 et 14 tempêtes tropicales devraient se former sur l’Atlantique, 4 à 7 d’entre-elles pouvant atteindre le stade d’ouragan, dont 1 à 3 sous forme majeure.
En 2008 l’activité avait été supérieure à la normale, 5 ouragans majeurs ayant été répertoriés sur l’Atlantique. Principale responsable, la Niña qui se caractérise par des anomalies froides de températures à la surface du Pacifique et par la présence de fortes quantités d’humidité au-dessus de l’Atlantique tropical. Ce qui est favorable à l’activité cyclonique.
Mais depuis quelques mois, la Niña a cessé de produire ses effets. Quant à El Niño - qui peut également avoir une influence sur le nombre et l'intensité des ouragans -, aucun signal ne montre son retour. D’où l’idée que ces derniers ne devraient pas jouer de rôle en 2009.
Autre facteur important, «l’Oscillation atlantique multidécennale». Le phénomène qui évolue sur une périodicité allant de 40 à 80 ans, conditionne les variations de températures à la surface de l’Atlantique. Un élément primordial dans les processus de formation des ouragans et qui explique en grande partie l’augmentation du nombre de cyclones depuis 1995 entre les îles du Cap Vert et les Caraïbes. Dans ce domaine également, les spécialistes n’attendent pas de changement dans les mois à venir.
Même constat sur la circulation des courants atmosphériques, comme la force et l’orientation des vents d’altitude qui jouent un rôle important dans la formation des ouragans. Ce genre de paramètre est cependant difficile à prévoir plusieurs mois à l’avance. En 2007 par exemple, des phénomènes de cisaillements (changements brusques de force et d’orientation du vent en altitude) avaient fortement atténué l’activité cyclonique au large des îles du Cap Vert. D’où une prévision plus pessimiste que la réalité.
Les tempêtes tropicales se forment sur l’Atlantique entre les mois de juin et novembre, le pic d’activité étant généralement atteint vers la mi-septembre. Selon les spécialistes du NHC, la probabilité que l’activité soit dans la norme en 2009 est de 50%, contre 25% seulement en faveur d’une saison «au-dessus de la normale.
A suivre sur l’incontournable site du National Hurricane Center de Miami.
Philippe Jeanneret avec le concours du NOAA.
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Le dessous des cartes
26 mai 2009
Après les records de chaleur du week-end, Météosuisse a procédé lundi-matin à l’inauguration d’un nouveau poste d’observation météo. La salle de conférence de l’aéroport était pleine à craquer, chose assez surprenante pour ce genre d’évènement. Quoi de plus banal en effet que l’inauguration d’un poste d’observation météo? En réalité, l’intérêt de l’opération était ailleurs.
Pour faire une prévision, il faut d’abord de bonnes observations: depuis de nombreuses années, la Suisse est considérée comme un modèle en Europe, son réseau étant l’un des plus denses qui soit. La qualité des appareils et la rapidité de transmission des informations sont également de bonne qualité. Une démarche dans laquelle s’inscrit la création du nouveau poste d’observation de Cointrin.
Depuis quelques années, les informations sont par ailleurs mieux intégrées au calcul numérique. Principal bénéficiaire de cette percée technologique, le modèle Cosmo2, capable d’effectuer une prévision toutes les trois heures. Le gain est assez significatif dans les prévisions à courte échéance, tout particulièrement dans le domaine des vents.
Et justement, l’aéronautique devrait en tirer profit à court terme: aujourd’hui, un avion en phase d’atterrissage procède par paliers, ce qui l’oblige constamment à mettre des gaz. Mais avec une prévision plus fine, il sera bientôt possible d’effectuer cette phase de manière progressive, d’où la perspective d’une économie moyenne de 100 litres de kérosène par atterrissage. La gestion du temps de vol, notamment des phases d’attente, devrait également être améliorée.
Au-delà de la sécurité du trafic aérien - pour laquelle les prévisions restent essentielles -, et des perspectives d'économies, l’amélioration des structures existantes permettra également de diminuer les émissions de C02 générées par l’aviation civile. L'un des aspects les plus réjouissants de cette démarche...
Philippe Jeanneret
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Tornades: en route avec Vortex2
19 mai 2009
Le plus vaste programme de mesures jamais mené sur les tornades a été lancé voici une semaine aux Etats-Unis. Nommé Vortex2, il réunira jusqu’au 13 juin une centaine de scientifiques venant de 16 universités américaines. Le National Oceanographic and Atmospheric Administration (NOAA), le National Science Foundation (NSF) et les instituts météorologiques canadiens, australiens et finlandais sont également associés au projet.
«Nous n’avons pas complètement compris les mécanismes de formation des tornades et ce qui conditionne leur développement» explique Roger Wakimoto, directeur du National Center for Atmospheric Research (NCAR) et principal instigateur du projet. «Mais grâce aux mesures qui seront prises dans les semaines à venir, nous pourrons apprendre beaucoup sur le phénomène. A terme, les météorologues devaient être en mesure de lancer des avis de prudence plus rapidement».
Le programme Vortex2 (Verification of the Origins of Rotations in Tornadoes Experiment 2), est doté de 11,9 millions de dollars et mettra en action une véritable armada de scientifique sur une quarantaine de véhicules spécialement équipés. Outre les radars, différents systèmes de détection seront utilisés pour analyser les variations de vents et de températures à proximité des tornades. La campagne de mesure se déroulera sur les grandes plaines du Midwest américain, particulièrement sensibles au phénomène à la fin du printemps.
Les tornades se produisent dans des supercellules orageuses. Ces structures complexes se caractérisent entre autres par la présence d’un mésocyclone, c'est-à-dire par une rotation d’environ 3 à 10 km de diamètre, généralement située dans la région arrière droite d’une supercellule et qui couvre une zone beaucoup plus large que la tornade elle-même.
Lors d’une saison «normale» on dénombre environ 1200 tornades sur le territoire américain, 60 d’entre-elles se caractérisant par des épisodes mortels. Elles sont classées selon l'échelle de Fujita, en fonction de leur intensité et des dégâts qu'elles provoquent.
En Europe le nombre d’évènements est beaucoup plus modeste, la palme revenant aux Pays-Bas avec une vingtaine de cas répertoriés chaque année. Des tornades d’une intensité supérieure à F3 sur l’échelle de Fujita sont par ailleurs extrêmement rares, le cas le plus récent (classé en F4) ayant été observé à Haumont dans le Nord de la France le 3 août 2008 .
Philippe Jeanneret
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Le décalage des Saints de Glace
12 mai 2009
Depuis quelques jours, on parle de douceur printanière, de tendance aux orages, accessoirement du rhume des foins. Et bien que nous soyons en pleine période des Saints de Glace, les risques de gel restent relativement faibles. Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais ne seraient-ils plus à la hauteur de leur réputation?
Il n’y a pas de fumée sans feu, le mois de mai s’accompagne régulièrement de périodes de gels. Lesquels sont particulièrement redoutés par les agriculteurs et par les vignerons à cause des dommages qu’ils provoquent sur une végétation en pleine croissance. Ce risque va cependant en diminuant au fur et à mesure que les jours passent, ce que nous montrent les statistiques de Météosuisse.
Probabilité de gel en mai
1-3 mai 11%
4-7 mai 7%
8-11 mai 4%
12-15 mai 2%
16-19 mai 1%
20-23 mai 2%
24-27 mai 1%
28-31 mai Près de 0%
A partir du 12, la probabilité de gel devient même assez négligeable. Seule chose à signaler – et que les chiffres mettent bien en évidence -, un dernier sursaut entre le 24 et le 27 mai. C'est dire que la réputation des Saints de Glace est un peu surfaite de nos jours. Et nous sommes d’autant plus confortés dans cette idée que pour l'instant, ce mois de mai est assez doux.
Comment expliquer ce décalage entre les chiffres et les croyances populaires ? Un peu d’histoire:
Lorsqu’ils ont été introduits dans les calendriers, les Saints de Glace (qui ont vécu entre le 3ème et le 5ème siècle) étaient censés protéger les populations des grands froids. Ces derniers se sont fort bien acquitté de leur mission pendant ce qu’on appelle l’Optimum Médiéval entre le 11ème et le 15ème siècle, cette période se caractérisant par des températures relativement douces.
Mais dès le début du 16ème siècle, l’Europe a été plongée dans le Petit Age Glaciaire. Marquée par une faible activité des taches solaires, de nombreuses éruptions volcaniques et probablement un affaiblissement du Gulf Stream, cette période a été le théâtre de grands froids, à l’image du terrible hiver 1708-1709. Dans ce contexte particulier, les Saints de Glace ont fini par personnifier les grands froids, ce qui montre que le Statut de Saint ne donne pas toujours droit à la gratitude des foules…
Autre évènement important, le passage du calendrier julien au calendrier grégorien en 1582, ce dernier instituant un décalage de 10 jours par rapport au précédent. Par cette réforme, le 5 octobre 1582 s’est transformé en 15 octobre: la fête d’un Saint avant 1582 correspond donc à une date de 10 jours inférieure à celle de notre calendrier actuel. Ce qui explique en partie les déphasages observés entre les fêtes des principaux Saints de Glace et les derniers gels du mois de mai.
Aujourd’hui le Petit Age Glaciaire est bel et bien terminé. Un réchauffement a par ailleurs été observé à la fin du 20ème siècle, cette fois à cause des activités humaines. Le phénomène connait de nombreuses manifestations en Suisse et se traduit notamment par une augmentation de la température nocturne. D’où un risque atténué de gels matinaux.
Autant d’éléments qui montrent que les Saints de Glace ont de bonnes chances de revenir un jour à leur première vocation: celle de nous protéger des grands froids.
Philippe Jeanneret avec le concours d’Anick Haldimann de Météosuisse
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Suivez le débit des rivières sur le Net
05 mai 2009
Depuis quelques jours, le simple pêcheur, l’adepte des sports d’eau ou le professionnel bénéficient d’une nouvelle source d’informations sur le débit des cours d’eau. Il ne s’agit pas d’une nouveauté en soi - ce genre de produit existe depuis longtemps-, mais plutôt d’un pas en avant dans la description des phénomènes et la manière de les communiquer. Visite guidée du site swissrivers.ch.
Issu d’une collaboration entre l’EPFL et Météosuisse, swissrivers intègre à la fois des variables atmosphériques et des données de terrain: Dans un premier temps, quatre modèles numériques sont mis en oeuvre pour permettre de localiser et de quantifier les précipitations sur des échéances allant jusqu’à 120h. Sans oublier les radars pour le très court terme.
Dans un second temps, les prévisions de précipitations sont dirigées vers un modèle hydrologique qui va calculer le débit des cours d’eau. Sont également pris en compte des facteurs comme la fonte des neiges, l’évapo-transpiration ou les phénomènes d’infiltration, le tout en résolution élevée.
Résultat, alors que le système précédent permettait de faire des mesures ou des prévisions sur 300 points répartis sur l’ensemble de la Suisse, swissrivers arrive aujourd’hui à gérer plus de 4000 points. Un progrès significatif.
Destiné aux professionnels comme aux particuliers, le site swissrivers.ch utilise une interface de type google.maps. Le choix est judicieux mais parfois l’ergonomie laisse un peu à désirer: impossible par exemple d’utiliser la mollette de la souris pour faire des zooms d’une région à l’autre. Quant aux noms des cours d’eau, ils apparaissent parfois sous forme d’abréviation. Un site sur le débit des rivières ne devrait-il pas bénéficier d'une meilleure «fluidité» dans la navigation?
Au-delà de ces petites tracasseries, l’utilisateur dispose d’un produit de haut de gamme: les modèles utilisés sont parmi les plus performants, quant aux points de mesures, ils sont suffisamment nombreux pour satisfaire la plupart des besoins. Pour chaque point, il est possible de connaître le débit actuel, le débit prévu, et de comparer le tout avec des valeurs de référence. Précision utile, le service est gratuit pour des prévisions jusqu’à 30 heures.
Certainement un must. Mais qui ne doit pas nous faire oublier qu’il ne s’agit que de prévisions…
Philippe Jeanneret
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Voitures vertes: le dernier classement
28 avril 2009
On connaissait la liste des véhicules verts publiée en 2008 par l’Office fédéral de l’Energie et le TCS, ou le récent document l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) qui fait référence dans l’Union européenne. Depuis le mois de mars, un classement est également proposé par l’Association Transport et Environnement (ATE). Ce qui mérite un petit détour.
Contrairement aux deux précédentes, qui tiennent surtout compte que de la consommation de carburant et des émissions de CO2 au kilomètre, cette liste donne une note globale aux véhicules: sont donc également pris en compte des critères comme l’engagement écologique des fabricants, le niveau sonore ou l’efficacité énergétique. D’où un classement sensiblement différent.
Alors que le TCS place en tête la Smart Fortwo diesel (3,3l/100km en consommation mixte pour 88 gr de CO2 au km), dans le classement ATE, c’est la Honda Insight Hybrid qui remporte la palme, toutes catégories confondues. Le véhicule hybride (combinant propulsion à essence et électrique) affiche une consommation de 4,4 l/100km pour un rejet de101 gr de CO2 au km. Il ne s’agit pas pour autant d’une voiturette: classée dans la catégorie intermédiaire, elle dispose de cinq places.
Classement ATE:

Le classement de l’ATE ne se contente pas des voitures de ville, il passe également en revue les véhicules par catégories (huit en tout) allant de la mini-citadine au monospace. Les 4x4 n’ont pas été oubliés, des constructeurs comme Suzuki ou Bmw ayant récemment fait des efforts dans ce domaine. Un comparatif de tous les modèles est enfin proposée pour tous les véhicules récents. Chacun devrait y trouver son compte. Ou presque.
Sur la liste de l’ADEME, la palme revient à la Toyota iQ 68 VVT-i. Son moteur ne brûle que 4,3 l/100, avec une émission de 99 gr de CO2 au km, c’est la première voiture essence à franchir le cap symbolique des 100 g/km. Le fait mérite d’être signalé. Même si les normes européennes sont un peu différentes des nôtres.
Philippe Jeanneret
Pour ceux qui veulent en savoir plus pour l’acquisition d’une voiture «verte», voici encore quelques liens proposés par l’Office Fédéral de l’Energie :
• Le site internet www.etiquetteenergie.ch contient toutes les informations importantes relatives à l'étiquetteEnergie.
• Auto-suisse, l'association des importateurs suisses d'automobiles, publie sur son site web la consommation de carburant et les émissions de CO2 de toutes les voitures neuves disponibles en Suisse.
• Le site web top ten dresse une liste des véhicules consommant le moins de carburant pour plusieurs catégories.
• Le site web d'e-mobile, l'Association suisse des véhicules routiers électriques et efficients, informe sur l'évolution technologique des véhicules alternatifs ainsi que sur des manifestations présentant des véhicules consommant peu.
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Le petit dernier
21 avril 2009
Jusqu’à présent, les modèles à mailles fines couvrant la région des Alpes n’étaient pas légions: il y avait Cosmo7 de Météosuisse, wrf-nmm de Météociel ou encore les sorties de Meteoblue. Mais depuis peu, un nouveau modèle s’est ajouté à la liste. Cerise sur le gâteau, l’un de ses domaines de prévision offre une résolution de 2 km sur le Valais.
Avec le site wrf-model.ch, vous en aurez trois pour le prix d’un : un premier domaine de prévision couvre l’Europe avec une maille de 18 km sur une échéance de 120 heures, un second couvre la Suisse avec une résolution de 6 km sur 48 heures, le troisième couvre le Valais avec une résolution à 2 km sur 48 heures également. Le détail régional est impressionnant.
Si le look et l’ergonomie ne sont pas des plus modernes, l’amateur de prévisions se rattrapera sur les contenus : cumuls de précipitations, vents ou couverture nuageuse, de nombreux paramètres peuvent être consultés. Le tout par tranches de 6 heures pour le premier domaine, de 3 heures pour les deux autres.
Outre la résolution des modèles, la qualité des prévisions semble excellente, tout particulièrement dans le domaine des champs de précipitations. Lesquels donnent toujours du fil à retordre à la concurrence. Sans parler des champs de vent qui sont assez fidèles à la réalité, comme par exemple pendant la situation de foehn du week-end de Pâques.
Certes, il est encore trop tôt pour juger ces différentes sorties. Mais une chose est sûre, wrf-arw fait désormais partie des incontournables.
Philippe Jeanneret
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.