Les motards le savent: la saison n’est point encore finie. Il y a encore un titre à décerner. Et dimanche dès 10h50, les amateurs de motocyclisme seront encore nombreux à vouloir vivre l’ultime dénouement.
Taux d’écoute identiques entre le GP moto d’Australie et le GP du Brésil de F1, où se jouait pourtant la couronne mondiale. Une fois encore, les téléspectateurs suisses démontrent qu’ils aiment le suspense et les dépassements, essence même des sports mécaniques.
Un duel Aoyama – Simoncelli de derrière les fagots
Sur ce plan-là, ils ne seront pas déçus ce week-end lors du dernier Grand Prix programmé à Valence en Espagne. D’autant plus que, comme c’est le cas presque chaque année lors de cet ultime round, un titre sera en jeu: celui des 250 cc.
Un duel qui mettra aux prises la Honda du Japonais Aoyama (photo ci-dessus) à la Gilera de l’Italien Simoncelli (à droite). Et puis du côté suisse, on attendra avec impatience les performances de Thomas Lüthi et de Bastien Chesaux qui ont tous deux marqué des points il y a 10 jours en Malaisie.
Le Bernois a été l’auteur d’une fantastique remontée l’amenant de la 23e place dans la première courbe, où il s’était fait sortir, au 4e rang final. Quant au jeune Vaudois (17 ans seulement), il démontre à chaque course qu’il a désormais bel et bien sa place en GP.
Bilan helvétique également positif en 125 cmc où à Kuala Lumpur,
Dominique Aegerter et Randy Krummenacher ont tous les deux inscrit des
points pour la 3e fois successive de la saison.
ValenTino Rossi : Petit papa Noël…
Le 9e titre mondial définitivement acquis par Valentino Rossi à Sepang, cela ne signifie pas que la course de la catégorie-reine sera dénuée d’intérêt. Surtout pas! Les 3 autres grands dominateurs de la saison que sont les Espagnols Jorge Lorenzo (Yamaha), Daniel Pedrosa (Honda) et l’Australien Casey Stoner (Ducati) se battront pour l’honneur sans le moindre calcul.
Et le « Dottore Rossi », quant à lui, n’est pas homme à regarder le tout sans rien faire. L’Italien n’est pas à Valence pour d’innombrables tours d’honneur…
Il n'est pas là pour faire des cadeaux de Noël.
C'est bien Valentino Rossi et non pas Tino Rossi ("Petit papa Noël quand tu descendras du ciel, avec des cadeaux par milliers...")
Voilà qui s’annonce très prometteur, à l’image de cette saison si riche en suspense et en émotion.
Bernard Jonzier / Valence 6 novembre 09
tsrsport.ch: Spectacle total donc le 8 novembre sur TSR 2 de 10h.50 à 15h. avec Bernard Jonzier et son consultant Serge David.
Grâce à l'aide du préparateur de l'équipe de Suisse de football
et du team d'Alinghi, Thomas Lüthi possédait une condition physique
irréprochable pour attaquer sa 3ème saison en 250cc (voir son air déterminé sur la photo ci-contre).
C'est même la première
fois qu'il attaquait un championnat du monde sans être handicapé par une
blessure. Avec la même écurie et une machine toujours aussi performante (même
si l'Aprilia n'est plus l'arme absolue), toutes les pièces du puzzle
semblaient donc réunies pour atteindre l'objectif de se battre devant, afin de
convaincre ses sponsors de rejoindre l'an prochain la catégorie-reine, où
évolue un certain Valentino Rossi.
Mais encore fallait-il mettre
toutes ses pièces dans le bon ordre...
Hélas, 3 chutes en course, provoquées par l'inconscience de ses
adversaires (Debon au Mans, Pasini à Assen et Abraham à Brno) et divers
problèmes techniques ont entamé la confiance, ainsi que, plus grave
semble-t-il, la motivation de Thomas Lüthi, qui depuis 4 GP n'est plus que
l'ombre de lui-même.
Corollaire de ce constat d'échec, le pilote bernois ne
donnant plus les garanties de se mettre en évidence dans la catégorie Moto-GP,
les sponsors ont logiquement retardé le moment de prendre leur décision
d'augmenter leur budget, estimé désormais à 5 millions de francs suisses tout
de même!
Devant cette situation sportive et financière remplie
d'incertitudes, Daniel Epp, le manager bâlois de Thomas Lüthi, a logiquement
annoncé vendredi soir que son pilote ne ferait pas le grand saut dans la
catégorie la plus prestigieuse du championnat du monde la saison
prochaine. Une décision sage et logique qui, espérons-le, n'est que
temporaire, le talent de Thomas Lüthi (il fêtera ses 23 ans dimanche) n'ayant
pas disparu du jour au lendemain. Une bonne performance peut provoquer le
déclic qui lui permettra de rejoindre les sommets.
Des sommets qu'il avait atteints en 2005 avec la couronne
mondiale des 125cc. Et comme on ne devient jamais champion du monde par
hasard...
Bernard Jonzier
Saint-Marin, samedi 5 septembre 2009
(débarrassé de sa minerve qui le tracassait amicalement depuis trois mois, Bernard Jonzier est à nouveau sur le pied de guerre et présent à Misano pour le GP de Saint Marin, à suivre dimanche dès 10h50! Et merci pour tous vos messages de soutien!)
Notre photo: Otmar Keller, ex-préparateur d'Alinghi et de l'équipe de Suisse de foot, s'est (très bien) occupé du physique de Thomas Lüthi
La piste du Mans n'est pas loin de devenir le circuit fétiche des pilotes moto suisses. Tom Lüthi s'y est déjà imposé deux fois, en 2005 et 2006. Et ce samedi - première historique -, deux Suisses, on dit bien 2, se retrouvent en première ligne pour le GP de France de dimanche. Dominique Aegerter (notre photo) a étonné.
Nous prendrons donc plaisir à suivre, outre le pilote italien, les deux pilotes bernois. Ils sont même Emmentalois tous les deux, Dominique Aegerter et Tom Lüthi ayant grandi à moins de 20 km l’un de l’autre.
Ce petit Aegerter nous épate avec sa faculté d’adaptation aux situations de défis et aux circuits. Sur une piste mancelle s’asséchant peu à peu, il a lutté durant les dix dernières minutes des qualifs sans quitter les 5 premières places, s’accrochant terriblement en fin de parcours pour arracher le 4e rang.
Voici 25 ans qu'on n'avait plus vu deux pilotes helvétiques en première ligne la même journée! en juin 1984, à Assen (PB), Hans Müller et Jacques Cornu avait réalisé le «truc»!
Aegerter bon pronostiqueur
Bien avant le GP, il avait affirmé qu’il se qualifierait en première ligne au Mans! Il a tenu parole avec ce 4e meilleur chrono. Aujourd’hui, après son exploit, il ajoute simplement qu’il gagnera encore une place dimanche pour finir sur le podium. Visiblement, il est bon pronostiqueur, on ne demande donc qu’à le croire.
Obstiné, il l’est aussi, Dominique Aegerter. Voici dix mois, il disait qu’il ne se couperait plus les cheveux avant son premier podium. Vous voyez d’ici sa tignasse! Mais des malins de son écurie ont d’ores et déjà préparé une paire de grosses ciseaux bien affûtées!
TomTom pas mal non plus, côté pronostics
Puisqu’on en est aux pronostics, il nous faut aussi rendre justice à Tom Lüthi. Les sceptiques étaient nombreux – on en était aussi, je crois bien… - pour douter de TomTom, lorsque, avant la saison, il avait dit qu’il serait dans le coup dès le 4e Grand Prix. Plus rapide des essais libres de samedi matin, le voici 4e des qualifs.
Pourquoi Lüthi est-il si fort sur un circuit qu’il n’aime pas forcément?
Lüthi dit que ce circuit du Mans, il ne l’aime pas forcément plus qu’un autre, mais il admet qu’il lui «convient bien».Et nous, on sait pourquoi, le circuit manceau lui convient à merveille: parce qu’il favorise les bons freineurs...
Pas seulement ceux capables du fameux «stop & go!», mais surtout ceux aptes à doser freinage-accélération avec toute la finesse voulue, car il s’agit de «freiner progressivement sur l’angle».
Après le côté technique, revenons-en aux pronostics.
Le 3e pronostic sera le nôtre: après 2005 et 2006, un troisième succès au Mans est possible pour TomTom. «Jamais deux sans trois», disait ma grand-mère.
La sienne, en allemand, dit: «Aller guter Dinge sind drei». Compris? Toutes les bonnes choses vont par trois. Mais alors!
Un dimanche de Pâques pas tout à fait ordinaire sur TSR2: 12 avril 2009 – 20h05, 21h55 et 22h45 – TSR2
Le 12 avril au Qatar, pour la seconde année consécutive, le premier Grand Prix de la saison se disputera de nuit sur une piste entièrement éclairée.
A suivre en direct sur TSR2 avec Bernard Jonzier, dès 20h05 pour les 250cc, 21h55 pour les Moto-GP et 22h45 pour les 125cc (différé).
Illuminer les 5,4 kilomètres du circuit de Doha, afin que le premier GP moto de la saison 2008 se déroule de nuit, avait constitué un pari original l'an dernier. Et ce challenge, parfaitement réussi, sera à nouveau reconduit cette année pour l'ouverture de la saison.
Le « prime-time » prime
Car cet horaire particulier possède l'énorme avantage de diffuser en "prime-time" sur le continent européen les 3 courses qui, de plus, se disputent dès lors par des températures relativement clémentes.
Une nouvelle fois, les projecteurs braqués sur ces chevaliers des temps modernes vont permettre aux taux d'écoute de grimper durant ce dimanche soir pascal.
D'autant plus que dans la catégorie-reine Moto GP, le suspense sera total et les inconnues bien excitantes.
Au vu des essais hivernaux, une chose est certaine: Valentino Rossi ne sera plus seul au monde. Ses jeunes adversaires, à l'image de Lorenzo et Devizioso, arrivent en force et sont motivés pour soigner "Il Dottore".
Stoner et sa puissante Ducati semblent capables de causer bien des tracas au célèbre no 46. Tout comme les nouvelles Suzuki du duo Capirossi-Vermeulen. Bref du spectacle et de l'intensité en vue.
Suisse(s): du jamais vu!
Du côté suisse, ce sera du jamais vu avec 4 coureurs helvétiques! Trois d'entre eux bénéficieront du statut privilégié de pilote officiel. En 125cc, le Bernois Dominique Aegerter (photo de droite) et le Zurichois Randy Krummenacher défendront respectivement les couleurs de Derbi et Aprilia avec, sur le papier, des chances évidentes de se battre régulièrement pour une place sur le podium.
Alors qu'en250 cc, le but du très jeune Bastien Chesaux (17 ans ) sera "d'apprendre le métier" sur des bases solides. Le Vaudois fera ses premiers pas dans cette catégorie au guidon d'une Honda préparée par Sepp Schögl, l'ingénieur qui avait permis à Thomas Lüthi d'être sacré champion du monde en 125 cc.
Quant au Bernois justement - qui a porté un effort particulier à sa préparation physique (voir photo ci-dessus) - il aura l’envie, et la pression, de faire oublier sa saison passée en dents de scie. Mais c'est souvent dans la difficulté que l'on reconnaît les grands champions et Thomas n'a pas décroché la couronne mondiale en 2005 par hasard.
Bref, beaucoup d'espoir dans le clan suisse. Réponses à ces attentes, le 12 avril à Doha et sur TSR2
Commentaire : Bernard Jonzier
Service de presse/Ch.M.
- Genève, le 25 mars 2009
Et, nous ne pouvons nous empêcher de vous glisser ce petit "remix" (montage) des commentaires de Bernard Jonzier, trouvé sur youtube. Merci à "monsteralex"!
Fin octobre, voici donc près de 5 mois, Bernard Jonzier a commenté le dernier Grand Prix motocycliste de l’année. Sur le circuit de Valence, à l’occasion du GP de la Communauté indépendante de Valence, le climat était à la fête.
Bernard Jonzier se rappelle les impressions d’une saison passionnante qui débouchera, à n'en pas douter, sur un millésime 2009 à suspens:
«La saison 2008 s'est achevée à "Vale" (Valence/ESP) dans une ambiance de fête sous un ciel radieux. La saison 2008 est morte, vive la saison 2009! Au delà des soubresauts de la mécanique engendrés par la crise financière, cette saison 2009 s'annonce encore plus prometteuse, avec un horizon dégagé et bien plus azur du côté suisse.
En effet, l'an prochain, 4 pilotes de notre pays seront engagés dans les cylindrées des 125 et des 250 cc. Trois d’entre eux défendront officiellement les couleurs d'un constructeur européen.
Sacrée reconnaissance pour une si petite nation ne possédant aucun circuit sur son territoire!
Le Zurichois Randy Krummenacher et le Bernois Dominique Aegerter chevaucheront des Aprilia et des Derbi d'usine dans la classe-biberon.
Alors que Thomas Lüthi, grâce à la confiance manifestée par les dirigeants de la marque Aprilia, tentera de faire oublier sa difficile saison en quart de litre.
Dans cette catégorie, une surprise: le jeune Vaudois Bastien Chesaux, qui fêtera ses 17 ans la semaine prochaine, participera à tout le championnat avec une nouvelle Honda 250.
De quoi voir l'avenir avec beaucoup d'optimisme et... d'émotions.
Bernard Jonzier / Valence, le 26 octobre 2008/Suisse le 4 mars 2009
La vidéo ci-dessous (dailymotion) date du 5 avril, tournée à Fribourg
Il y a des signes qui ne trompent pas. Non pas comme, par exemple, lorsque la pluie fait se valdinguer machines et pilotes (comme ci-contre à Motegi lors du GP du Japon), mais lorsque cette même pluie met en exergue le talent pur du pilotage et non plus la seule puissance des machines.
Lors de la dernière séance qualificative de la catégorie des 125 cc, disputée sur une piste détrempée en Malaisie aussi, le jeune Vaudois Bastien Chesaux a su se faire remarquer en signant le 13ème chrono de ces ultimes essais chronométrés.
Rapide, très régulier et ne commettant pas la moindre erreur sur le circuit de Sepang, ce pilote de 16 ans s’est permis le luxe de devancer les autres Suisses, Dominique Aegerter et Randy Krummenacher, de plus de 3 secondes. Un écart impressionnant si l’on songe que Bastien Chesaux ne dispute ici en Malaisie que le 7ème GP d’une carrière qui débute donc, mais qui pourrait bien se révéler prometteuse.
Tom-Tom souffre le martyr
Quant à Thomas Lüthi, qui souffre le martyr, comme la plupart de ses adversaires il n'a pas pu améliorer son chrono de la veille en raison des conditions climatiques. Tant et si bien qu'il ne s'élancera dimanche que de la 3ème ligne de la grille de départ, en 14ème position seulement.
Bernard Jonzier Sepang (Malaisie), le 17 octobre 2008
Durant ces 2 derniers GP du Japon et d'Australie, dits de
la traditionnelle tournée automnale, l'absence de Thomas LÜTHI s'est faite
cruellement sentir dans la colonie suisse du championnat du monde moto.
Même si
des garçons comme Dominique Aegerter, Randy Krummenacher et le jeune Vaudois
Bastien Chesaux se sont montrés prometteurs durant les essais de ces GP d’Outre
mer.
Car en course, au moment de "concrétiser", ils n'ont hélas pas
pu confirmer leur talent et surtout leur envie de briller. Certainement par
manque de réussite, mais aussi par excès de précipitation.
Le bilan (zéro point) du dernier Grand Prix
d'Australie est maigre:
Ennui mécanique à 2 tours de l'arrivée pour
Krummenacher et sa KTM, qu'il délaissera la saison prochaine pour une Aprilia…
Du moins nous l'espérons
Chute pour Aegerter et Chesaux, alors que le
jeune Vaudois avait doublé 9 concurrents en 12 tours! Décidément, rien ne
remplace l'expérience pour se mettre en évidence en course
C'est donc dire que le come-back de Thomas Lüthi,
programmé pour le prochain GP, qui se déroulera le 18 octobre en Malaisie, est
attendu avec beaucoup d'impatience. Un retour confirmé d'ailleurs par le pilote
bernois, dont la blessure au tendon de la main ne sera plus -on l'espère- qu'un mauvais souvenir.
Avec ce Grand Prix de San Marin,
le second à se disputer en Italie, le championnat du monde entame son dernier
tiers de la saison. Une sorte de sprint final important pour les prétendants aux
différentes couronnes mondiales, mais également capital pour les pilotes n'ayant
pas réalisé la saison que l'on attendait d'eux.
Et il ne faut pas se voiler la face,
Thomas Lüthi, en dépit de deux places sur le podium (Mugello et Assen), fait
partie de ceux-là. A la recherche d'une victoire qui serait sa première en
250cc et de la constance qui lui a fait cruellement défaut jusqu'ici, Thomas
avec une bonne performance ferait peut-être coup double en convaincant ses
sponsors. Car son budget 09 n'est toujours pas bouclé.
Première partie du
travail brillamment accomplie, puisque le pilote bernois a confirmé ses
excellents essais de vendredi en se qualifiant en sixième position. Une place
qui lui permettra de s'élancer de la deuxième ligne de la grille de départ
dimanche sur le coup de 12h15.
A relever les écarts infimes
séparant les 12 premiers de ces essais, puisque le vainqueur du dernier GP à
Brno, Alex Debon, accuse 1 seconde et 355 millièmes. Bref, cette course des 250
cc s'annonce chaude bouillante.
rts.ch, placé sous la responsabilité de la RTS, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.