Le Blog de Manuella Maury
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Nicole Petignat : Kippis !
26 septembre 2007
Elles sont homozygotes. Si elles avaient été dizygotes, c’eût été différent. Remarquez si j’avais été polyglotte, bigote, dévote ou rigolote (quoi que là…), c’eût été aussi différent. Mais la nature l'a voulu ainsi. Unies pour la vie, complices d’un même œuf, interchangeables, surtout dans l’adversité.

Ainsi va la vie de Nicole et Dominique. Dominique et Nicole Pétignat. Même visage, même détermination, même passion à un détail près : l’une peut faire la une du Blick pendant une semaine pour une histoire d’amour qui finit mal. L’autre peut signer des autographes à la sortie des matchs en se faisant passer pour l’autre. La célébrité partagée. Même si seule Nicole doit l’endurer.

On dit que les jumelles peuvent nous permettre de voir grand de loin. Elles, c’est de loin qu’elles ont vu grand. Nicole Petignat est passée d’une partie de foot avec les garçons de son quartier dans son Jura natal - il manquait des garçons, alors les sœurs Petignat furent conviées - au gazon bien entretenu d’un terrain accueillant un match UEFA, où elle fut la première femme arbitre à oeuvrer.
Quand elle est arrivée à Mase, Nicole Pétignat a fait la connaissance du nouveau réalisateur qui travaille en alternance désormais avec Vanessa Goetelen sur « Têtes en l’air » : Heikki Arekallio.

Pascal Kohler, notre producteur, m’a donné un truc pour que vous vous rappeliez de son nom. Dites : « Arrêtkallio tout le monde descend ». C’est nul, mais bien raconté, ça peut toujours faire rire. Et puis les trucs mnémotechniques vous simplifient la vie. Nicole Pétignat doit en avoir accumulé des dizaine dans sa musette au fil de ses si nombreux voyages comme arbitre de foot. En tout cas lorsque Heikki lui a dit qu’il était finlandais, elle a dit tout de suite : kippis ! Là, on se demande quel fut son truc mnémotechnique ? En finnois, ca veut dire : santé ! Les buveurs de troisième mi-temps pourront toujours s’en souvenir. A son Kippis, Heikki a répondu : Hyvaa Paivaa. Ca veut dire : bonjour. Truc mnémotechnique : y va pas y va. Tout est dans l'hésitation.
Elle n’a eu aucune hésitation Nicole Pétignat. Dans cette émission, très entière, elle y est allée !
Rediffusion de l'émission : vendredi 28 septembre à 01:10 sur TSR 2, mercredi 3 octobre à 23:40 sur TSR 2, jeudi 4 octobre à 00:00 sur TSR 1
septembre 26, 2007 | Permalink
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Henri Dès : le pantalon qui chante
19 septembre 2007
La petite fourmi est déjà sortie
Elle porte tout plein de choses
Elle a sur son dos des paquets très gros
Et tout ça sans faire de pause
Désormais nous enregistrons trois émissions en 4 jours. Je vous dispense de l’explication technique qui accompagne ce choix. La réalisatrice a passé des jours et des nuits à se triturer les méninges pour que nous puissions préparer, repérer, enregistrer, monter, mixer, étalonner, habiller, promouvoir et éventuellement visionner au final chaque émission juste avant de passer à la suivante. Un calcul de dingue. Une planification digne de la Nasa. Au bout du compte d'ailleurs la réalisatrice en question était totalement naze. La seule chose qui reste hors de notre contrôle toutefois, c’est : la METEO.

La petite fourmi cet après-midi
Nous paraît vraiment joyeuse
Elle chante faux, mais c'est tellement beau
Qu'elle doit être amoureuse
Vanessa, la réalisatrice, a beau compter un grand nombre d’amis à Météo Suisse, durant le week end qui précède la montée sur l’Alpe,

c’est le suspense le plus complet : pourra-t-on faire ce qui est prévu en extérieur ? Pour exemple, la projection du Chat de Geluck sur le mur de la Grande Dixence aurait été rendu impossible par temps de pluie… but it wasn’t raining cats and dogs. Doit-on imaginer de prendre des vêtements adaptés pour les invités en cas de chute des températures ? Pour exemple encore, Lio avait prévu tenue de soirée alors qu’il neigeait sur les toits.
La petite fourmi cet après-midi
Me paraît soudain morose
A son rendez-vous
Attention coucou
Il n'y avait pas grand chose
Pour Henri Dès, nous avions misé sur du beau temps. Il en fallait pour la fête du 15 août. Participer à une fête folklorique et porter les vêtements traditionnels - c’était l’idée - sous la pluie, eut été certes beaucoup moins cliché mais franchement quand les clichés vous laissent au sec on accepterait même d'interviewer au milieu de géraniums.

Pour tout vous dire, avec ou sans pluie, Henri a eu de la peine à se faire au pantalon traditionnel évolénard. A peine enfilé, il lui a trouvé ce petit côté « résistant pour la vie ». Je ne pourrais vous répéter exactement ce qu’il a déclaré solennellement après l’avoir porté durant deux heures, mais lorsqu’il l’a dit, la styliste costumière de l’émission, Chantal,

les yeux gros comme deux pommes mures s’est exclamée : "Henri Dès, je ne pourrai plus jamais vous voir de la même façon". Je sens que vous brûlez de connaître le contenu de ses propos. Sans le trahir, il me semble qu’en essayant d’ajuster l’entre jambe du fameux pantalon folklorique il aurait déclaré :
Iolololilu iololodidu
Io didudidu
Iololo iodidu iololodidu
Io dudududududu
Yeeh houuuu
Iolololilu iololodidu
Io didudidu
Iololo iodidu iololodidu
Io dudududududu
Yeeh houuuu
Ou un truc du genre ! Hors caméra, bien sûr !

Rediffusion de l'émission : vendredi 21 septembre à 00:55 sur TSR 2, mercredi 26 septembre à 00:10 sur TSR 2, jeudi 27 septembre à 23:55 sur TSR 1
septembre 19, 2007 | Permalink
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Philippe Geluck : sens dessus dessous
13 septembre 2007
C’est simple. Des lignes simples. Une ligne. Quelques mots. Du sens. Du sens dessus dessous. Et puis surtout du rayonnement. Une sorte de lumière naturelle. Pas du néon. Pas de la bougie. Juste une lumière du jour. Et puis soudain, derrière un plateau de fruits mûrs, se faufile un chat. Geluck, ça ressemble à ça.

Il rentrait de Toscane avec son épouse. La voiture pleine à craquer de valises, de produits frais du marché, et de quelques bouteilles de sa toute première récolte d’olives, et puis tout au-dessus, au-dessus des chandails et des tongs (« le string des pieds » comme il les appelle) un vieux scrabble racorni.

Il a dit bonjour avec tellement de politesse et de douceur. Il est resté trois jours à la montagne. Il a dit bonjour à la postière. A des touristes belges de passage. Aux épicières d’à côté. Il a improvisé des séances de signature sur des morceaux de sets de table, des tickets de bistrot, des cartons de bière.

Sans se lasser. Sans soupirer. Et puis au troisième jour, alors que les gens du village l’appelaient déjà Philippe, nous fîmes une émission de télévision.

Avec le souci de retrouver dans les images cette simplicité du trait.

Un trait. Une ligne. Du sens. Ca c’est Philippe Geluck.
Rediffusion de l'émission : vendredi 14 septembre à 01:15 sur TSR 2, mercredi 19 septembre à 23:35 sur TSR 2, jeudi 20 septembre à 23:50 sur TSR 1
septembre 13, 2007 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.