Thierry Meury : Amuseur public. Angoisses privées.
26 août 2007
Vous allez grimper dans la machine à remonter le temps. L’ennui c’est que compte tenu de l’été pourri que nous avons traversé à la rame, vous n’aurez peut être pas l’impression de voyager vraiment. Exception faite parmi vous des entomologistes, des botanistes, des paysans et de Raymond Queneau qui le disait sans coquetterie : Les saisons, ça ne se discute pas.
La machine va pourtant nous ramener en mai. Parce qu’il y a toujours un « mais », ce si joli « moi d’hésitation »…
Mais qui c’était l’invité déjà ?
Le dernier avant de descendre de la montagne sur notre cheval de Troie ? Youpi Youpi Youpya ! Eihnn ? Eihhhhn ? C’était qui donc ? C’était Meury. Le Meury comme on le dit chez lui, à Delémont. Vâdais rétro maracas ! Clin d’œil aux jurassiens qui se divisent en trois grandes familles comme vous le savez : les Ajoulots qui possèdent la plupart des damassiniers, les Taignons qui règnent sur les Franches Montagnes et les Vâdais qui hébergent le gouvernement.
Meury est un donc un vrai jurassien : il boit comme un Ajoulot, s’énerve comme un Taignon et milite pour son indépendance comme un séparatiste de la première heure.
Le Meury, donc, Thierry de son prénom, est venu à Mase. 24h00 durant. Jack Bauer n’aurait rien pu faire. Peut être parce que ses armes de destruction n’étaient pas si massives que ça. Il y a tant de finesse, d’intelligence et de fragilité derrière le grivois joueur de mots. Amuseur public. Angoisses privées. J’ai l’impression que l’air de la montagne, le son de la rivière et la viande séchée lui auraient presque donné envie de descendre de scène un instant.
Au petit matin, il a très vite repris le car postal après le déjeuner. Heureusement pour nous. A trop toucher l’homme, qui sait, nous aurions pu perdre un formidable comédien.
août 26, 2007 | Permalink | Commentaires (12)



