Gare à la dépendance technologique!
09 février 2007
Nada Kakabadse, professeur de Business et de management à la Northampton Business school a commencé par dresser un tableau inquiétant de cas extrêmes de dépendance aux nouvelles technologies. Certains individus deviennent esclaves de leurs assistants électroniques, de leur BlackBerry ou de leur ordinateur portable.
Ce trouble pousse les personnes dépendantes à se replier sur elles-mêmes, à perdre peu à peu le contact avec la réalité et à ne s'intéresser qu'à ce qui tourne autour de leur sphère technologique. Cela peut conduire à une destruction des liens avec leur famille et même à des répercussions sur la santé de ces individus...
Souvent, ces symptômes affectent des employés utilisant des technologies mobiles pour prolonger leur temps de travail à domicile ou en dehors de leur emploi. Dans une vidéo humoristique, on a pu voir un père de famille poussant son BlackBerry sur une balançoire plutôt que son fils...
Fred Mast, Professeur de philosophie cognitive à l'Université de Lausanne, nuance un peu les conclusions de sa collègue et se demande pour sa part dans quelle mesure on peu vraiment parler de dépendance à ces nouvelles technologies. Tout dépend finalement de sa manière d'utiliser ces différentes possibilités.
Tout autre son de cloche de la part de Stefana Broadbent qui se demande si ce n'est pas finalement pas plutôt la vie privée qui s'invite de plus en plus souvent au travail. Cette sociologue travaillant pour Swisscom détaille ensuite ce phénomène. De plus en plus souvent, les gens envoient ou reçoivent des e-mails privés, correspondent avec leurs amis par SMS ou en utilisant encore d'autres technologies...
Globalement, une certitude demeure: il y a une déferlante d'informations qui débordent tant sur notre vie privée que professionnelle. Pour des orateurs comme Nada Kakabadser, qui évoque le nombre croissant de burn-out, cette évolution est réellement problématique. Ces contradicteurs, sont quant à eux beaucoup plus nuancés. Pourtant, au vu du nombre de questions posées par l'auditoire, le sentiment de dépendance technologique semble largement répandu.