23:10 - La crise due au vide politique ?
ANALYSE
De nombreux intervenants estiment que la crise financière est devenue une crise de confiance et les investisseurs ne croient guère que des dirigeants politiques, pour certains sur le départ et pour d'autres en recul dans les sondages, puissent régler les problèmes.
D'autres par contre, comme le patron de Swissquote, estiment que le salut doit venir des politiques. Les banques centrales ont coordonné cette semaine une réduction des taux directeurs mais les Bourses ont continué de chuter. Les gouvernements ont soutenu les banques et garanti les dépôts, mais les Bourses ont poursuivi leur descente aux enfers.
Le président George Bush a lancé un appel au calme, affirmant que Washington s'employait à résoudre la crise, sans davantage de succès.
Il y a un manque de confiance, et pas seulement dans l'économie mondiale, mais aussi dans les dirigeants analyse Matt McCall, président du Penn Financial Group de Ridgewood, dans le New Jersey.
Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du Groupe des sept grands pays industrialisés sont réunis vendredi à Washington pour tenter de dégager un plan de recapitalisation des banques et de rétablir la confiance sur les marchés du crédit bloqués par la crise des subprimes. ; Bush devrait se joindre à eux samedi pour une conférence de presse et les 15 pays de l'Eurogroupe doivent participer dimanche à Paris à un sommet convoqué par Nicolas Sarkozy.
Marc Chandler, responsable de la stratégie monétaire chez Brown Brothers Harriman, estime que l'une des raisons pour lesquelles personne n'a réussi à rassurer les marchés est le manque de stabilité parmi les dirigeants du G7.
PROPOS LENIFIANTS
Le mandat de Bush prendra fin en janvier, des élections se tiennent mardi au Canada et le Premier ministre Stephen Harper a reconnu qu'il pourrait les perdre. Le Japon en est à son troisième chef de gouvernement en un an. La popularité du Premier ministre britannique Gordon Brown s'est effritée tandis que l'économie flirtait dangereusement avec la récession.
"L'absence actuelle de dirigeants politiques forts m'inquiète", dit Chandler. "Ce n'est pas comme si nous avions un Franklin Roosevelt et un (Winston) Churchill. Ce vide rendra plus difficile le règlement de ces problèmes". Bush a invoqué vendredi les mânes de Roosevelt en mettant en garde contre "la peur qui peut alimenter la peur et qui peut empêcher de voir tout ce qui est fait pour régler le problème". Ce n'était pas exactement la phrase de Roosevelt: "la seule chose que nous ayons à craindre c'est la crainte elle-même", mais le message était similaire. John Cochrane, professeur de finances à l'Université de Chicago, se dit inquiet de voir des gouvernements se précipiter sur de mauvaises solutions simplement pour montrer qu'ils font quelque chose.
"J'ai le sentiment que certains de nos dirigeants paniquent complètement", dit-il en dénonçant les propos lénifiants de certains hommes politiques se comportant comme "papa ou maman qui viennent vous border le soir en disant 'ne t'inquiète pas, tout ira bien'". Jusqu'ici, ce sont les banques centrales qui ont tenté de combler le vide.
La Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne ont fini de se coordonner après avoir, pendant un an, semblé souvent être en désaccord sur la manière de faire face à la crise du crédit et à une inflation persistante. "Je ne pense pas que nous puissions nous attendre dans cette situation à voir surgir un dirigeant de forte stature. Il faudra pour stabiliser les marchés qu'il y ait un effort de coopération entre le Trésor américain, la Réserve fédérale, la Banque centrale européenne et peut-être quelqu'un du Japon", estime Allen Sinai, éconmiste à Decision Economics, à New York.
Reuters
octobre 10, 2008 | Permalink
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22:47 - Interdiction des ventes à découvert?
Des banques américaines ont demandé à l'autorité des marchés financiers américains Securities and Echange Commission (SEC) de rétablir l'interdiction des ventes à découvert de valeurs financières alors que Wall Street restait très volatil vendredi. Une interdiction des ventes à découvert portant sur les
titres de plus de 950 entreprises du secteur financier a été imposée le 19 septembre et est venue à expiration mercredi à minuit.
afp
octobre 10, 2008 | Permalink
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22:38 - Chutes en Amérique du Sud
Les Bourses latino-américaines ont chuté vendredi, à l'image de Sao Paulo, la première place d'Amérique latine, qui a accusé un repli de -3,97% à 35.609 points à l'issue d'une séance marquée par une volatilité extrême dans le sillage de Wall Street.
Buenos Aires a clôturé en net recul de -5,54%, Mexico de -1,99% et Bogota de -1,34%. Les Bourses latino-américaines, comme les Bourses mondiales, ont été prises de panique en raison des incertitudes concernant l'ampleur de la crise financière. Il s'agit d'une crise de crédibilité. Le marché ne croit plus que les mesures adoptées par les gouvernements et les banques centrales vont résoudre la crise.
Reuters
octobre 10, 2008 | Permalink
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22:30 - Wall Street finit en baisse
La Bourse de New York a terminé en baisse de 1,49% vendredi. Le Dow Jones a perdu 128 points à
8451 points. L'indice Composite du Nasdaq a réussi à finir dans le vert, gagnant 4,39 points (0,27%), à 1649,51.
L'indice Standard & Poor's 500, référence des gérants de fonds, a pour sa part reculé de 0,99 % à 900,81 points. Sur la semaine, le Dow Jones et le S&P ont chuté de 18% et le Nasdaq de 15,3%.
La séance de vendredi a été marquée par une volatilité extrême, alors que les marchés attendaient une réunion des grands argentiers du G7 destinée à enrayer la crise financière.
Quelques minutes après l'ouverture, le Dow Jones perdait près de 8%, passant sous les 8000 points pour la première fois depuis avril 2003. Jouant aux montagnes russes, Wall Street repassait peu après dans le vert, avant de redescendre dans le rouge.
ats
octobre 10, 2008 | Permalink
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21:34 - Wall Street dans le vert
La Bourse de New York se reprenait vendredi en toute fin de séance, le Dow Jones passant dans le vert à une demi-heure de la cloche, alors que le G7 se réunissait à Washington: le Dow Jones gagnait 0,16% et le Nasdaq 0,38%.
afp
octobre 10, 2008 | Permalink
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21:00 - Le G7 veut sauver les banques
Le G7 Finance, réuni vendredi à Washington, va étudier une déclaration de principes et d'outils communs pour sauver les banques et éviter la faillite des plus importantes, a indiqué une source européenne.
Nous travaillons à l'élaboration d'une doctrine au niveau mondial a expliqué cette source, après que l'Europe eut bâti une doctrine européenne en début de semaine, lors des réunions de l'Ecofin, de l'Eurogroupe, et du G4 (Allemagne, France, Italie, Royaume-Uni).
Agences
octobre 10, 2008 | Permalink
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21:30 - Le pétrole perd 10%
Les prix du pétrole ont chuté
vendredi à New York, terminant sous les 80 dollars, minés par la
détérioration du sentiment des investisseurs qui s'inquiètent de
l'état de la demande en pleine tourmente économique, alimentée par
la nouvelle déroute des Bourses.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light
sweet crude" pour livraison en novembre a fini à 77,70 dollars, en
baisse de 8,89 dollars par rapport à la clôture de mercredi.
Tombés sous 80 dollars à Londres durant les échanges asiatiques,
les cours du pétrole ont plongé à leur tour sous ce seuil à New York
après l'ouverture calamiteuse de Wall Street, qui a chuté de plus de
6% et a franchi la barre des 8.000 points pour la première fois
depuis avril 2003.
afp
octobre 10, 2008 | Permalink
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20:55 - Israël se veut rassurant
Les rumeurs sur une fragilité supposée du système bancaire en Israël sont sans fondement et ceux qui lui font confiance sortiront gagnants à long terme de la crise financière, a affirmé vendredi soir le ministre israélien des Finances Roni Bar On.
"La situation des banques en Israël est stable, et les rumeurs qui prétendent le contraire sont fausses. Aucun citoyen en Israël ne craint pour ses économies", a déclaré M. Roni Bar On à la télévision publique israélienne. "Il ne faut surtout pas céder à la panique (...). Les Israéliens peuvent se rassurer: à long terme, s'ils font confiance à leurs banques, ils sortiront gagnants", a-t-il ajouté.
La Bourse de Tel-Aviv est fermée depuis lundi en raison de la fête juive du Yom Kippour (Grand Pardon). Elle a clos dimanche ses cotations en enregistrant de fortes chutes. Les médias israéliens évoquent régulièrement la menace d'une récession, alors que l'économie israélienne connaît depuis cinq ans la plus longue période de croissance de son histoire.
afp
octobre 10, 2008 | Permalink
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20:33 - Carnaval tragique à Wall Street
Une atmosphère de carnaval tragique régnait sur Wall Street vendredi, avec des centaines de touristes et des télévisions du monde entier venus regarder des courtiers toujours plus paniqués, selon un correspondant de l'AFP.
A l'extérieur du bâtiment du New York Stock Exchange à la pointe sud de Manhattan, des badauds du monde entier se joignaient aux policiers, aux équipes de télévision, aux groupes scolaires et aux vendeurs de hot-dogs, tandis qu'un musicien ambulant jouait "Amazing Grace" à la flûte.
Agneta Blomgren, une Suédoise de 43 ans, photographie sa mère Berit devant la bourse, avec en toile de fond le tableau électronique extérieur qui montre les chutes vertigineuses des cours.
"Nous voulions venir voir", dit Anita Blomgren. "Les Américains ne sont plus les rois du monde. Il est temps de changer et ceci est un symptôme. Le pouvoir quitte le pays, peut-être pour la Chine", dit-elle. Les Chinois sont là, d'ailleurs. Guide touristique, Ying Wang a ajouté Wall Street à son itinéraire, qui inclut Times Square, le site de Ground Zero et Central Park...
afp
octobre 10, 2008 | Permalink
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19:57 - Wall Street perd plus de 6%
La Bourse de New York creusait ses pertes vendredi après-midi, dans un marché extrêmement nerveux, tandis que le G7 Finances s'apprête à se réunir à Washington: le Dow Jones perdait 6,38%, soit plus de 500 points, et le Nasdaq 5,43%.
afp
octobre 10, 2008 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.