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Le DFF salue la décision de l'UBS
Alors que la halle St-Jacques se débarrasse des stigmates de l'AG extraordinaire de l'UBS, le Département fédéral des finances (DFF) salue la décision des actionnaires de la première banque suisse. Avec cette décision, l'UBS sera à nouveau dotée en capital comme doit l'être une grande banque active à l'échelon international pour faire face aux futures turbulences du marché, a expliqué à l'agence AP Dieter Leutwyler, porte-parole du DFF.
Temps fort de cette assemblée, l'éjection du chef d'entreprise et petit actionnaire Thomas Minder par le service de sécurité. Les sifflets du public contraignent Marcel Ospel à interrompre la séance. Regardez la vidéo.
Nicolas Rossé
février 27, 2008 | Permalink
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Le Prince Sultan, le mystérieux actionnaire?
Selon diverses sources reprises par plusieurs médias, "le Prince Sultan Bin Abdulaziz Al Saoud, prince
héritier et ministre de la Défense et de l’Aviation civile du Royaume
d’Arabie saoudite, serait le mystérieux investisseur du Moyen-Orient
qui a injecté CHF 2 milliards dans l'UBS. Le Prince Sultan est né en
1926 à Riyadh et est un des "sept Sudairi", les sept fils du roi Abdul
Aziz "ibn Saud".
Lors de l'Assemblée générale extraordinaire de
ce jour Marcel Ospel a déclaré que cet investisseur resterait anonyme,
du moins pour un moment." Enfin, plusieurs actionnaires ont souligné que les conditions des 2 nouveaux actionnaires principaux de l'UBS n'étaient pas si avantageuses, le cours actuel de l'action (37.48) étant très loin du cours de 51.50 à partir duquel les 2 investisseurs gagnent de l'argent (nonobstant le rendement de 9% garanti sur les investissements).
Aujourd'hui à la bourse, l'action UBS s'est contentée de suivre le marché. Stimulée par la Fed, le titre UBS a clôturé en hausse de 1% à 37.48, dans des volumes toutefois faibles (14 mios d'actions échangées).
N.Rossé
février 27, 2008 | Permalink
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GIC (Singapour), 1er actionnaire d'UBS
C'est fait! Avec env. 87 % des voix ( 599 millions de voix contre 87 millions), les actionnaires acceptent l'arrivée des 2 nouveaux actionnaires.
Le fonds souverain GIC de Singapour devient donc le 1er actionnaire d'UBS avec près de 8.8% des voix. Le mystérieux Moyen-Oriental pèse lui 1.7% des voix, il fait aussi partie des plus gros propriétaires de la banque suisse.
L'UBS est ainsi une des banques les mieux capitalisées de la planète s'est réjoui Marcel Ospel. Toutefois, lors d'une brève conférence de presse donnée après l'AG, le Bâlois n'a pu garantir que d'autres injections supplémentaires de capitaux ne soient encore nécessaires au cas où le marché américain de l'immobilier devait continuer à se dégrader.
Reste que les principales interrogations exposées par les actionnaires restent d'actualité:
- GIC va-t-il vraiment être un investisseur passif qui ne fera pas pression sur l'UBS?
- quid de la concurrence entre la Suisse et Singapour en tant que places financières: n'est-il pas naïf d'imaginer que le gouvernement de Singapour (qui contrôle GIC) ne défende pas les intérêts de son principal secteur économique?
Réponses dans les prochains mois/années...
Il est 17h03, après 7h de débats, l'assemblée générale extraordinaire d'UBS se termine.
Nicolas Rossé
février 27, 2008 | Permalink
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Histoires de lit
M.Guggeli , petit actionnaire suisse alémanique, insiste pour connaître l'identité de l'investisseur du Moyen-Orient: "je ne partage pas mon lit avec n'importe qui, M.Ospel, dites-nous qui est cet investisseur!".
Son intervention se termine sous les sifflets de ses pairs qui goutent de moins en moins les allocutions trop longues. D'autant plus que Marcel Ospel ne peut que répéter que l'identité du 2e actionnaire ne sera pas révélée, "du moins pas aujourd'hui".
Encore 15 interventions soupire Marcel Ospel, il propose (en vain) que l'on passe au vote. C'est la 1ère fois depuis ce matin à 10h qu'il est autant applaudi par les petits actionnaires.
nr
février 27, 2008 | Permalink
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Nouveaux investisseurs absents
Plusieurs petits actionnaires s'interrogent sur les motivations, la politique suivie, le manque de transparence voire l'identité des 2 nouveaux investisseurs.
Déception dans la salle puisque Marcel Ospel révèle que ni le GIC de Singapour, ni le mystérieux investisseur du Moyen-Orient ne sont présents dans la salle ou ni sont représentés.
nr
février 27, 2008 | Permalink
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16h10 Les actionnaires tirent la langue
Après 6h de débat, la salle commence à se vider. Visiblement, les actionnaires mécontents ne croient plus pouvoir imposer leurs vues.
Intervention remarquée de Albert Mele, 84 ans, fondateur de PME. Le Vaudois soumet frontalement les dirigeants de l'UBS à la question: "Que nous cachez-vous?"
Albert Mele explique qu'après 50 ans passés dans les affaires, il a acquis un 6e sens et qu'en lisant les rapports de l'UBS sur les nouveaux investisseurs, il est convaincu que l'UBS cache quelque chose.
Marcel Ospel est formel: l'UBS ne cache rien. Les 2 nouveaux investisseurs ne bénéficieront pas d'avantages cachés.
février 27, 2008 | Permalink
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15h40 Encore 21 interventions...
Marcel Ospel jette un froid en révélant que 21 actionnaires veulent encore s'exprimer sur l'arrivée des nouveaux actionnaires orientaux. La salle frémit... ceci repousse théoriquement le vote du point 3 de l'ordre du jour à 17h30.
Pour la énième fois de la journée, Marcel Ospel insiste lourdement, demandant aux actionnaires de ne prendre la parole que pour des points de vue originaux.
Hans-Jakob Heitz est de retour. Souvenez-vous: 2000 - 2001, Swissair n'en finit plus d'agoniser et l'avocat zurichois se fait un nom en défendant les actionnaires de la compagnie aérienne. Sept ans après, il semble retrouver Marcel Ospel avec un certain plaisir: il soutient d'ailleurs la proposition d'UBS quand l'augmentation de capital réservée notamment au fonds GIC.
nr
février 27, 2008 | Permalink
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Les actionnaires dépossédés?
M.Brändli, représentant de Profond (fondation représentant qq. 1650 PME), demande que la procédure habituelle d'augmentation du capital soit respectée (les actionnaires ont toujours un droit de souscription préférentiel: ndlr). Il ne comprend pas que des investisseurs orientaux soit favorisés. Profond demande donc au point 3 de l'ordre du jour que les actionnaires actuels puissent aussi participer à cette augmentation de capital.
La réponse de l'UBS ne change pas (voir ci-dessous la note de 15h15).
février 27, 2008 | Permalink
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15h20 Marcel Rohner en difficulté
C'est une petite actionnaire pugnace qui demande à de multiples reprises au directeur général de l'UBS de répondre aux questions, de ne pas noyer le poisson et de ne pas tourner autour du pot.
Marcel Rohner est en effet mal à l'aise pour expliquer l'énorme marge de manœuvre laissée à l'investment banking aux USA ou encore comment l'UBS a pu dire si longtemps (jusqu'en mars 2007) que tout allait bien.
Marcel Rohner s'y prend à quatre reprises pour tenter d'expliquer la position de la banque.
février 27, 2008 | Permalink
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15h15 Singapour en question
Marcel Ospel explique pourquoi l'arrivée de deux nouveaux investisseurs,GIC de Singapour et un investisseur inconnu du Moyen-Orient, est très importante pour l'UBS.
"Nous n'avons pas le temps de suivre les procédures habituelles d'augmentation du capital, la banque a besoin immédiatement de renforcer ses fonds propres pour rétablir la confiance".
février 27, 2008 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.