Publié le 15 mai 2012 à
15:12
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Paris
Une cérémonie de passation de pouvoir, à l'image de la "scrupuleuse sobriété" avec laquelle Francois Hollande entend exercer le pouvoir. On pourra mesurer les décisions et le style de ce quinquennat à l'aune de cette inauguration aux antipodes du bling-bling et du glamour de l'investiture de Nicolas Sarkozy. Contraste saisissant, pour l'anecdote, entre la robe Prada dorée de Cecilia Sarkozy et la stricte robe noire de Valérie Trierweiler. Et en lieu et place de la famille recomposée, des prix nobel et 4 anciens premiers ministres socialistes, dont Pierre Mauroy, le premier premier ministre de Francois Mitterrand en 1981. Et en guise de soirée festive, un diner avec Angela Merkel. Tout cela sous la pluie et même la grêle. Mais comme l'avait annoncé Hollande lui-même: "vous aurez la pluie mais pas les larmes".
Jean-Philippe Schaller, à Paris
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Publié le 08 mai 2012 à
18:44
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Paris
C'est dans les toutes premières heures que se décide une présidence. Nicolas Sarkozy l'a appris à ses dépens, qui avec une certaine naiveté, avait cru pouvoir fêter en toute impunité sa victoire au Fouquet's. Francois Hollande le prudent, après la place de la cathédrale de Tulle et la Bastille, est rentré dormir chez lui. Et le lendemain, ce fameux premier jour, il l'a passé enfermé dans son QG à consulter et à recevoir des messages de l'étranger. Pas très sexy ni romantique, mais sans doute efficace. Ce qui donne déjà une bonne indication de ce que sera son quinquennat. Un austère qui sourit.
Jean-Philippe Schaller, à Paris
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Publié le 03 mai 2012 à
22:45
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Paris
Trois débats? Peut-etre Francois Hollande regrettera-t-il de les avoir refusé... Après le match nul d'hier, celui que l'UMP qualifiait de trouillard adepte de l'esquive aurait pu obtenir le KO qu'on lui promettait lors de la revanche, ou de la belle. D'autant plus que Nicolas Sarkozy avait raison. Cet unique débat est loin d'avoir épuisé tous les thèmes intéressant les Francais. Pas un mot sur le logement, la santé et même, un comble pour Sarkozy, rien sur la sécurité. Sans parler de la politique étrangère, comme si la France était seule au monde. Malgré cela, les militants de chaque camp en ont eu pour leur argent.
Jean-Philippe Schaller, à Paris
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Publié le 02 mai 2012 à
15:27
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Paris
Le 1er mai, férié en France, sert normalement de jour de repos supplémentaire. Mais hier, les militants et sympathisants de tout bord n'ont pas hésité à mouiller la chemise pour soutenir leur champion ou leur préférence politique. Entre les défilés syndicaux partout en France, le rassemblement pour le "vrai travail" de Nicolas Sarkozy et le pélerinage à Jeanne d'Arc du front national, ils étaient plus d'un million (selon les organisateurs) à battre le pavé. Pour une campagne que l'on a décrite comme insipide et futile (avec le halal et le permis de conduire), cela démontre un véritable intérêt qui s'est traduit dans les urnes et dans les audiences. On le vérifiera encore ce soir avec le débat d'entre deux tours qui devrait rassembler 20 millions de téléspectateurs. Parmi eux ces trois militants rencontrés hier.
Jean-Philippe Schaller à Paris
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Publié le 26 avril 2012 à
12:20
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Paris
Pendant 1h45 hier, Francois Hollande a voulu se montrer sous son meilleur jour aux 300 journalistes de la presse francaise et étrangère convoqués à une conférence de presse. Un exercice qu'il répètera tous les six mois s'il est élu. Bref, au-dela des commentaires sur le vote FN et la bonne surprise du pacte de croissance défendu par Mario Draghi, Hollande a surtout voulu montrer un changement de style dans ses rapports avec la presse par rapport à son prédecesseur.
Jean-Philippe Schaller à Paris
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Publié le 23 avril 2012 à
22:35
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Paris
C'est comme le verre à moitiè vide ou à moitié plein. Quatre Francais sur cinq n'ont pas voté Marine Le Pen. Mais on peut prendre les choses autrement: dans le métro, sur les cinq personnes qui vous entourent, un ou une a glissé un bulletin Le Pen dans l'urne... Soit très exactement 6 millions 323762. Du jamais vu. Même Jean-Marie Le Pen n'avait pas atteint des chiffres pareil lors de son hold-up de 2002. Alors ce matin, la France modérée, de gauche ou de droite, a un peu la gueule de bois. Surtout que Marine Le Pen a prévenu: avec moi, vous en prenez au moins pour 40 ans. Elle en a 43... Et sa stratégie longuement murie de dédiabolisation et de remise au pas de la droite sous sa férule pourrait se réaliser bien plus vite que prévu. Si Sarkozy est battu le 6 mai, l'UMP va rentrer dans une zone de grandes turbulences dont elle ne sortira pas indemne.
La question du report des voix sera donc fondamentale pour le 2e tour
ET dès hier soir, la seule à avoir dansé bien qu'éliminée, c'était Marine Le Pen
Marine Le Pen, un triomphe et de grosses ficelles
Reste que l'on a vécu dimanche une soirée palpitante, comme seule la France sait en ménager
Jean-Philippe Schaller et Tristan Dessert, à Paris
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Publié le 22 avril 2012 à
11:11
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Paris
Ce soir à 20h, ou sans doute avant... on connaitra l'affiche de la finale. Huit candidats pourront prendre un repos bien mérité, deux autres prépareront le match décisif. Des surprises sont possibles, en particulier sur le "3e homme" et les scores respectifs de Le Pen et Mélenchon. L'ordre d'arrivée des deux probables finalistes Sarkozy et Hollande n'est pas non plus coulé dans le bronze. Et les abstentionistes dont le chiffre sera ausculté à la loupe dès midi, pourraient aussi arbitrer le match. Bref, la journée s'annonce passionante, même si la campagne a pu sembler longue et souvent ennuyeuse. Mais vendredi, pour leur dernier jour de campagne, les deux principaux duellistes ne semblaient ni fatigués, ni lassés. Dès ce soir 20h, ils seront dans les starting blocks. Quelle santé!
Jean-Philippe Schaller, à Paris
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Publié le 18 avril 2012 à
12:15
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Paris
Que se passera-t-il à l'UMP le 7 mai, en cas de défaite (de plus en plus probable si l'on en croit les derniers sondages) de Nicolas Sarkozy? Même si Sarkozy répète qu'il sera le seul responsable, il faudra trouver un bouc émissaire et Jean-Francois Copé pourrait bien se voir reprocher d'avoir fait semblant de soutenir Sarkozy tout en espérant sa défaite pour mieux viser 2017. Il y aura donc une guerre à mort avec Fillon pour prendre la tête de l'UMP recentrée autour de Borloo et Bayrou, dans l'optique d'une recomposition, la Droite populaire des Vanneste et consorts ayant vocation à s'allier avec le FN. Mais qui peut être absolument certain qu'un Sarkozy battu ne voudra pas sa revanche en 2017 et ne reviendra pas reprendre son bien, évitant du même coup une explosion de l'UMP? Tout cela est encore de la politique fiction. La campagne continue et les électeurs qui s'intéressent plus aux programmes des candidats qu'à leur personnalité devront choisir entre plus d'impots, côté Hollande (symbolisés par son fameux 75 pc pour les très riches) et plus d'austérité budgétaire côté Sarkozy.
Jean-Philippe Schaller, à Paris
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Publié le 13 avril 2012 à
16:03
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Paris
Vue de l'étranger, la France est, plus que l'Italie, le pays du farniente, du loisir, du temps libre, que l'on résume par une abréviation qui évoque des sorties à vélo en pleine nature: RTT. Ces fameuses RTT qui compensent, pour ceux qui continuent à travailler 39 heures, la différence avec le temps de travail légal à 35h. Nicolas Sarkozy qui voit dans les 35h la matrice de tous les maux francais n'a pas osé les supprimer. Il les a aménagées avec son fameux "travailler plus pour gagner plus" de 2007, slogan qui lui a sans doute valu la victoire. Des heures sup défiscalisées qui sont aussi un cadeau aux entreprises puisqu'elles payent moins de charges et n'ont pas l'obligation d'embaucher. Les 35h devaient d'abord permettre de créer des emplois: 350000 seulement depuis 2000. Les Francais ont donc compensé en améliorant leur productivité, l'une des meilleure au monde. Mais elles sont surtout devenues le symbole pour la droite de la déconnexion de la France des réalités mondiales et pour la gauche hollandaise, d'une survivance des années Jospin-Aubry dont on ne sait trop que faire.
Jean-Philippe Schaller, à Lorient
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Publié le 06 avril 2012 à
11:31
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Paris
Nicolas Sarkozy n'y remettra plus les pieds. Ni au Fouquet's, ni à Gandrange. Au Fouquet's, parce qu'il sait trop bien ce que la fête de la victoire avec ses amis du CAC 40 et du show bizz lui a valu en terme de symbole négatif de "président des riches". A Gandrange, parce qu'il sait trop bien que les sidérurgistes qui avaient cru en lui ne lui pardonnent pas les promesses non tenues sur le maintien de l'activité de cette aciérie. Dans un cas comme dans l'autre, les choses ne sont pas si simples. Il s'est excusé de la soirée du Fouquet's, mettant un peu maladroitement la faute sur son ex-épouse Cécilia. Et il rappelle qu'aucun salarié de Gandrange n'a été licencié. Pour le moment. Parce que la menace qui pèse maintenant sur l'avenir des hauts fourneaux de Florange pourrait mettre des milliers de travailleurs à la rue. Ce que sont venus lui rappeler une vingtaine de sidérurgistes d'Arcelor Mittal partis à pied de Florange et arrivés aujourd'hui à Paris. Avec en point d'orgue un concert ce soir sous la tour Eiffel, fabriquée avec de l'acier lorrain.
Jean-Philippe Schaller, à Paris
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rts.ch, placé sous la responsabilité de la RTS, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.