La roue tourne, les stars déchues du peloton renouent avec la course. J'en bâille d'ennui. Le Tour de Californie a permis à Yvan Basso, Tyler Hamilton et Floyd Landis d'échanger quelques coups de pédales avec Lance Armstrong. L'occasion de prendre des nouvelles, de faire un brin de Cosette. Les uns et l'autre n'étaient là que pour se mettre au service de leur leader, des domestiques, des grégarios. De petits coureurs simples qui revendiquent le droit à l'oubli. Le droit, pour ceux qui ont purgé une injuste peine, de se fondre dans l'anonymat du peloton. Les enfants surnaturels du bon docteur Michele Ferrari et du docteur Eufemiano Fuentes rejoignent la colonie. Merci papa, merci maman.
Les Maoris viennent de récupérer la propriété intellectuelle du haka. Et là, vous vous dites, haka ce que c'est le haka?
C'est une prestation chantée et dansée, une effrayante pitrerie que pratiquent les All Blacks avant chaque match de rugby. Haka ça fait peur !!! Même Johnny le sait, haka ça fait plus peur qu'un contrôleur d'impôts. Mais ce chant vient de très loin. Il vient de tribus primitives de Nouvelle-Zélande. Des Maoris
qui pestaient de voir le chant du père, du père, du père, ... bref ce chant se perd dans la nuit des temps et les Maoris pestaient de le voir utiliser à des fins commerciales.
Pour éviter cela, les autorités
néo-zélandaises ont décidé de restituer les droits de propriété
intellectuelle aux Maoris. Mais les Blacks, rugbymen néo-zed, pourront continuer à entonner ce chant de guerre. Haka faut pas déconner.
La tribu se voit reconnaitre la propriété intellectuelle de son chant et recevra une
indemnisation de plus de 45 millions d’euros et des terres.
Demandez, demandez... Si t'as besoin d'argent, si t'as besoin de reconnaissance, haka demander !
Michael Walschhofer s'est tapé deux fois la face de Bellevarde. Une fois dans la brume, une fois pour des prunes. Dossard 21, l'Autrichien a réalisé sa première performance dans le coton. Une légère écharpe ceignait le col des Encolies, amenant le jury de la descente à interrompre la course, le temps de dénébuliser la piste.
Magnanime, le jury (serait-ce un membre sur la photo ci-contre?) a donné, pour ce manque de visibilité, une deuxième chance à l'Autruchien. Quand on dit une chance... c'est une façon de dire. La descente de Val-d'Isère est l'une des plus exigeantes du cirque blanc. Une descente est une performance de titan, autant dire que Walschhofer avait laissé dans le premier tracé une bonne journée de boulot. Dès lors, le champion du monde 2003 avait autant de chance d'améliorer sa performance que Dieu de créer un monde meilleur la semaine suivant la création du premier, dont il faut bien dire..., mais c'est une autre histoire.
12e à l'issue de sa première descente, Walschhofer a gagné 3 rang sous les applaudissements admiratifs de Didier Cuche. Épuisé par son premier tracé, Walschhofer a eu beaucoup de peine à en terminer... On frémit à l'idée des conséquences dramatiques qu'auraient pu avoir cette décision des juges, colonne brisée, tête fracassée, poumon perforé, jambes tortillées, tibia, péroné, ...
On est d'autant plus indigné que le jury a finalement décidé de retenir pour le classement final, la première descente de Walschhofer. Météo maussade sur l'organisation, temps couvert de ridicule et manque de clairvoyance. On devrait bien doter de chiens d'aveugles un jury aussi crétin.
Christophe Blondeau
Ci-dessus, une photo du site officiel (pouf, pouf, ...) des championnats du monde
Le jury a décidé à
l'unanimité que le re-run de Michael Walchhofer de la descente des
Championnats du Monde de Val d'Isère n'était pas justifié. C'est son
temps de la première descente qui sera retenu pour son classement
officiel.
12:16
Coup de théâtre
avec la décision des juges de faire repartir Walchhofer ! L'Autrichien
était parti alors que la course devait être interrompue. Les juges
présents dans le portillon n'avaient pas entendu l'ordre. Pas certain
que le skieur aura cependant encore assez de force pour réaliser un bon
temps...
Ou la chaîne qui montre tout. Vous avez aimé entre les pubs du SuperBowl 2004, le sein de Janet Jacson jaillissant de sa prison de nubuck lors de la pause, la pose, la rose, le bouton de la chose.
Vous adorerez le dérapage du SuperBowl 2009. Sur la chaîne KVOA-TV, chaîne locale de Tucson (Arizona), les presse-bites rigoristes ont choqué les puritains. Le ralenti d’une version légère et enlevée du touchdown de Fitzgerald, au Quebec on parlerait de touché, ce ralenti a pris de vitesse le régisseur. Il s’est trompé de bouton.
tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.