Oh combien de marins
Oh combien de marins…
Combien de marins quoi ?
C’est une hécatombe, une hendécatombe.
Combien de marins jouent dans le mauvais temps ? Combien de marins prennent leur mât sur la tête ? leur mal en patience ? Un verre à la terrasse ? Combien de solitaires ? Et combien de bateaux ? Oh combien de marins se nourrissent d’espoir ? Combien mangent la soupe à la grimace ? Oh combien de marins font languir leur Hélène ? Combien de marin suisses au Kerguelen ?
Oh combien de marins, termineront le Vendée Globe ? Ben oui, combien ? On en sait rien.
Et combien de marins, sont dans le pétrin. Ah ça on sait combien, ils sont onze. Onze marins, à la santé desquels, ces quelques vers.
Christophe Blondeau
Et vous, qu'en pensez-vous?
16 décembre, 2008 | Permalink
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Oh Daniel Elena
Daniel Elena, monégasque jovial, navigue à vue depuis dix ans pour Sébastien Loeb, quintuple champion du monde de rallye. Depuis dix ans, l’Alsacien taciturne suit aveuglément, les notes de son complice. Ils viennent de cueillir un 47e bouquet en Grande-Bretagne, un record pilote, co-pilote. Une union record aussi pour ce couple qui fête dix ans de vie commune, dix ans de banquette, de course côte à côte, à regarder dans la même direction assistée. Seb et Dani, les Bonnie and Clide de l’asphalte, le gang Barrow de la terre à la Une, des milliers de braquages, de contre-braquages, un butin glané au bruit du tagada tagada des chevrons sauvages. Equipier discret, Elena s’efface devant les lueurs de Loeb.
Oh Daniel Elena l’ rallye n'est qu'un jeu pour toi
Oh Daniel Elena pourtant ne crois pas
Que tes pneus, Oh Daniel Elena vont pas te jouer un tour
Et risquer de te culbuter un jour
Oh Daniel Elena, centrifugé à plus de cent
Oh Daniel Elena, en croupe sur le pur sang
Et tu lis tes notes quand le moteur gronde
Sans jamais hésiter un instant
Mais si tu n'as pas le volant
Tu diriges au tournant,
chaque spéciale en tremblant
Un virage arboré qui viendra t'éveiller
En posant sous tes fesses un brasier...oh, oh, oh
Oh Daniel Elena, Seb a la gloire, toi pas
Oh Daniel Elena tu navigues au portant
Et tu veux, oh Daniel Elena, la vitesse et la glisse
Sans jamais accélérer, ni freiner
Oh Daniel Elena un jour tu descendras
Oh Daniel Elena et tu arrêteras
D’partager tes jours, tes rêves et tes peines
Pour en faire un univers peinard
Ce jour là n’est pas encore pour toi
D’après les « Chaussettes noires »
Christophe Blondeau
8 décembre, 2008 | Permalink
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