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Le Blog de Christophe Blondeau
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Allez les vers !!!
Ils ont, durant toute leur vie de supporteurs, communié avec le Dieu football dans les gradins de la Nordbank Arena à Hambourg. Ils peuvent désormais être inhumés, les contre-pieds devant, à quelques mètres du temple. Depuis une semaine les fans du HSV, club phare de la Bundesliga (six fois champion d'Allemagne), ont leur place réservée au cimetière d’Altona. Les dirigeant du club allemand ont acheté et transformé l’endroit. La section des Bleus, le sommet du blues.
On y accède par une arche en béton, taillée aux dimensions exactes d’un but. Puis on descend en pente
douce jusqu’au carré acheté par le Hambourg SV, un espace aménagé en terrasses rappelant les gradins du stade. Seulement 500 des plus passionnés et des plus silencieux aficionados du club hanséatique trouveront le repos à l’ombre du virage ouest de l’énorme Nordbank Arena (près de 60 000 places.)
Vivre, mourir pour le HSV. De nombreux fans souhaitaient que leurs cendres soient disséminées autour du terrain. Les plus fervents imploraient d’être ensevelis sous le point de penalty. Las, la législation allemande, contrairement à la législation anglaise, ne permet pas ses extravagances. Un cimetière à la porte du stade, c’était le seul moyen de satisfaire ces demandes particulières.
L’abonnement pour 25 saisons est très raisonnable, 4000 francs environ pour un forfait « Equipe », le club n’entend pas faire de bénéfices sur les bières. Les trois sociétés concessionnaires peuvent offrir d’autres formules, dès 800 francs environ pour un emplacement d’urne (moins cher que la stationnement diurne à Lausanne). Le « Une – deux » pour un enterrement en couple coûtera dans les 15 000 francs. Les chœur des supporters, la couronne, le grimage aux couleurs du clubs, l’écharpe, le couvre-chef sont autant d’options contre petits suppléments. Cotillons, froufrous, klaxons, serpentins, confettis…Hambourg et trompette.
Allez les vers!!!
Christophe Blondeau
16 septembre, 2008 | Permalink
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Le 110 mètres laid
« Une olympiade avec des handicapés serait impratique, , inintéressante, inesthétique, non télégénique. » Certes, elles sont dures ces paroles de Pierre de Coubertin. Non, non, c’est pas vrai. Il n’a pas dit ça Pierrot.
Les Jeux paralympiques sont ouverts. (A suivre en direct : Les Jeux paralympiques en vidéo)
Les Jeux paralympiques sont ouverts. Qui le savait ? Ceux qui le savaient, levez votre bras valide. La flamme olympique brule à nouveau au dessus du nid d’oiseau. Les sites olympiques de Pékin accueillent depuis samedi et dans une certaine indifférence, plus de 4000 athlètes pour 11 jours de joutes. Ras le Bolt, on en a bouffé tout l’été du sport. Sur TSR2, 12 heures de direct tous les jours du 8 au 24 août. Les Jeux paralympiques, nous en parlerons un peu dans nos émissions.
Reconnaissons aussi que le handicapé fait fuir le chaland, ce sont tout de même des images très violentes et dérangeantes. On ne peut pas laisser les enfants regarder n’importe quoi. Dans nos têtes, le sport handicap demeure la mise en scène gênante du malheureux handicapé. Pierre de Coubertin a dit :« La première caractéristique essentielle de l’olympisme ancien aussi bien que de l’olympisme moderne, c’est d’être une religion. En ciselant son corps par l’exercice comme le fait un sculpteur d’une statue, l’athlète antique honorait les dieux. En faisant de même, l’athlète moderne exalte sa patrie, sa race, son drapeau. » : Ca, il l’a vraiment dit.
Gérard Masson, président de la fédération française handisport, estime, dans le journal « Le Monde », qu’une meilleure médiatisation des exploits sportifs des handicapés ne va pas sans une plus grande visibilité des handicapés dans la rue. Et puis quoi encore. Vous ne voudriez pas aussi pouvoir prendre le bus, aller à la poste et puis, tiens, … aller au stade ?
C’est comme si on acceptait les femmes aux JO. Pierre de Coubertin a dit. « Une olympiade femelle serait impratique, inintéressante, inesthétique et incorrecte. Le véritable héros olympique est à mes yeux, l'adulte mâle individuel. Les J.O. doivent être réservés aux hommes, le rôle des femmes devrait être avant tout de couronner les vainqueurs. » c’était lors des Jeux olympiques de 1912 à Stockholm.
Et comme disait je ne sais plus qui : L’important c’est de participer, pas d’être vu.
Christophe Blondeau
9 septembre, 2008 | Permalink
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La grande liquidation chinoise
Tout est bon chez elle, rien n’est à jeter… La montagne de l’Olympe accouche d’un fourbi. Un extraordinaire barda, 20 millions d’objets au total, mis à l’encan, sitôt soufflée la flamme olympique. Vendeur officiel, la société China Beijing Equity Exchange.
Voici des souvenirs exceptionnels. Le lit de Yao Ming, l’immense (2,26 m) vedette du basket chinois.
Premier lot, Monsieur Pointu. « la mort du héros. » Du matériel électrique ayant servi à Liu Xiang, brave malheureux du 110 mètres aïe.
Deuxième lot, Monsieur Pointu : « Un coup de pied au cul. Ce coup de pied au cul m’a rapporté de l’or» Des médailles et des revers, des coups de pouces et de piston. De la pharmacie diverses, des hormones. Les rasoirs des nageuses, les ampoules électriques, grâce auxquelles nous eûmes des interviewes très éclairées. Des fers à repasser la prochaine fois, des machines à tambours pour des cérémonies d’ouverture et de clôture. Des machines à laver le linge sale en famille, des machines à sécher les larmes de la déception, des buffets sans provision, des chaises mises à pied, des armoires à glaces, du beau linge, des mascottes chagrines.
Troisième lot, Monsieur Pointu, un grand chagrin d’amour : Des assiettes aussi plates que les déclarations de Jacques Rogge, également creuses.
Il faudra environ deux ans aux autorités chinoises pour écluser leur stock de fétiches. Revenu espéré de cette immense liquidation, un milliard deYuans, environ 150 millions de francs suisses sur un marché libre.
On ne marchande pas la liberté… de commerce.
Christophe Blondeau
2 septembre, 2008 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.