Qu'est-ce qu'il devient l'autre con ?
03 mars 2008
L’autre con, c’est
l’entraîneur. Pour le titulaire, c’est le boss, le coach, mais pour tous les
autres, c’est la buse, l’autre con, l’imposture. Sylvio Bernasconi, président
de Neuchâtel Xamax, fait dire à Gérard Castella, son coach, qu’il lui
renouvelle toute sa confiance. Moment capital et signe annonciateur d’un
limogeage. Pierre Ménès*, dans son dictionnaire absurde du football, donne
cette définition de la confiance.
Du derby, il dit qu’il est une fête entre voisins. On ajoute que la fête, pour l’un des voisins, peut être ternie par le résultat. Il amène le président, chef d’entreprise ayant bien réussi et s’étant lancé dans le football pour être sur la photo, à renouveler sa confiance à son entraîneur. Cet ancien joueur assis de force sur un banc. Insomniaque, sujet à de violentes crises paranoïaques, vieillit de cinq ans par saison. La vacherie consiste à dire: "Pour autant qu’il exerce durant une saison". A propos de vacherie, j’en détourne une du dictionnaire de Pierre ménès. Savez-vous pourquoi le président du FC Sion a les mains lisses ? Parce que depuis le 2 décembre dernier, il se les frotte en disant : « Le prochain match, on le gagne!»
Christophe Blondeau
*Pierre Ménès, journaliste, chroniqueur à 100% Foot sur M6
« Ce soir on la met au fond », dictionnaire absurde du football
Éditions PROLONGATIONS