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Le Blog de Christophe Blondeau
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Bernard un flou de bassin
Alain Bernard, le
« requin d’Antibes », fait des vagues dans le grand bassin. A
Eindhoven, le nageur français a effacé coup sur coup, la meilleure marque du
100 mètres, puis celle du 50 mètres nage libre. Il a trouvé la bonne vitamine,
disaient d’aucuns. Sa combinaison n’est
pas aux normes. Il est trop fort, trop costaud, il est traité pour l’asthme, il
progresse trop vite, …
Une équipe de l'Institut de
recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport, partenaire du très sérieux
institut national de la santé et de la recherche médicale, l'Inserm, publiait début février, l'analyse de
plus de 3500 records du monde homologués dans ces cinq disciplines,
l’athlétisme, le cyclisme, l’haltérophilie, le patinage de vitesse et la
natation. Sur la base de ces marques établies entre 1896, année des premiers
Jeux olympiques de l'ère moderne, et aujourd'hui, les scientifiques annonçaient
la fin prochaine des records du monde. En 2027, les athlètes atteindront le
plafond des performances pour la quasi-totalité des disciplines notées ci-dessus,
sauf une : la natation. A l’issue des Mondiaux de Melbourne, nos invités
(voir la liste ci-dessous) ne disaient pas autre chose dans l’émission « Café
des sports » du 4 avril 2007.
Le record du monde du 100
mètres nage libre battu deux fois par Bernard lors des Championnats d’Europe
d’Eindhoven est, selon les scientifiques, très en dessous de la limite
épidémiologique, frontière physiologique que le corps humain, même asthmatique,
ne peut franchir. Ils estiment en effet que les nageurs peuvent encore gagner
une seconde et demi à deux secondes sur le 100 mètres. Mais pour cela, il ne faut pas roupiller, ni
s’endormir sur ses lauriers.
S’exprimant sur la
conformité douteuse de sa combinaison, Bernard déclarait: « Ce record du
monde, je l’aurais battu en pyjama. »
Christophe Blondeau
Invités le 4 avril 2007.
Etienne Dagon, ancien médaillé olympique suisse de natation. Martial Saugy,
directeur du laboratoire suisse anti-dopage. Pierre Morath, journaliste et
historien du sport. Raffi Maghdessian, entraîneur adjoint du Genève Natation et
dir. du dépratement diététique de l'Hôpital de la Tour, Meyrin.
25 mars, 2008 | Permalink
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Amène les lumen
Que la lumière soit. Le
Qatar avait déjà dépensé 60 millions de francs suisses pour s’offrir, dans le désert, un anneau bitumeux de 5,38
km. L’émirat casse le cochon et paye 16 millions supplémentaires pour équiper
son circuit d'un millier de mâts, de 3 à 36 m de hauteur, surmontés de 3600
lampadaires. Le Qatar tubulaire met
Doha dans la prise. 44 génératrices ont fourni, le temps du Grand Prix
motocycliste du Qatar, 5,4 millions de watts.
C’est une société
américaine, Musco Lighting, qui a équipé le circuit de Losail, prononcer l’oseille.
Ses ingénieurs ont travaillé durant 6 mois pour réaliser un éclairage qui
permette aux pilotes de voir, tenez vous bien, comme en plein jour . Je pouffe. Pour délivrer 450 millions
de lumen aux pilotes, de quoi éclairer 3000 ménages ou 70 terrains de football,
les génératrices ont brûlé 1000 litres de gasoil par heure. La lumière fut, 103
dollars le fût. Post Tenebras Lux.
Christophe Blondeau
11 mars, 2008 | Permalink
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Qu'est-ce qu'il devient l'autre con ?
L’autre con, c’est
l’entraîneur. Pour le titulaire, c’est le boss, le coach, mais pour tous les
autres, c’est la buse, l’autre con, l’imposture. Sylvio Bernasconi, président
de Neuchâtel Xamax, fait dire à Gérard Castella, son coach, qu’il lui
renouvelle toute sa confiance. Moment capital et signe annonciateur d’un
limogeage. Pierre Ménès*, dans son dictionnaire absurde du football, donne
cette définition de la confiance.
Du
derby, il dit qu’il est une fête entre voisins. On ajoute que la fête, pour
l’un des voisins, peut être ternie par le résultat. Il amène le président, chef
d’entreprise ayant bien réussi et s’étant lancé dans le football pour être sur
la photo, à renouveler sa confiance à son entraîneur. Cet ancien joueur
assis de force sur un banc. Insomniaque, sujet à de violentes crises
paranoïaques, vieillit de cinq ans par saison. La vacherie consiste à dire:
"Pour autant qu’il exerce durant une saison". A propos de vacherie, j’en détourne
une du dictionnaire de Pierre ménès. Savez-vous pourquoi le président du FC
Sion a les mains lisses ? Parce que depuis le 2 décembre dernier, il se
les frotte en disant : « Le prochain match, on le gagne!»
Christophe
Blondeau
*Pierre Ménès, journaliste, chroniqueur à 100% Foot sur M6
« Ce
soir on la met au fond », dictionnaire absurde du football
Éditions PROLONGATIONS
3 mars, 2008 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.