Le Blog de Christophe Blondeau
Le sport à la tv

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Casse-toi

Certains présidents manquent de panache. Ils ne menacent pas l’adversaire d’un poing vengeur ou d’un coup de karcher purificateur. Ils n’ont pas le verbe musclé, la rhétorique fanfaronne, la formule vache, bravache du Salon de l’agriculture.

Prenez Constantin, le président bang-bang du FC Sion. Il ne dit pas : « Germano t’es bidon, casse-toi pauv’con! » ou «Dégage Bigon ! » Il n’électrochoque pas l’équipe toutes les 3 semaines. Il ne traite pas son entourage d’imbécile. Il n’est pas un président irascible capable de faire le coup de pied dans le juge et parties, ou le coup de force. Ah si ? Okay, mais il veut qu'on l'aime, il cherche à se faire pardonner.

Des supporters, excédés par sa politique, menacent-ils de boycotter le prochain match ? Il adresse un SMS au 12e homme : « Si tu reviens à Tourbillon, j’annule tout, mes écarts de langage, mes colères, mes passions de passage

Christophe Blondeau

26 février, 2008 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

L'alchimie de l’herbe

J’ai trouvé l’œuf de Colomb. Pour être précis je tiens le neuf de Colomb, y’en a deux à propos desquels j’hésite encore. Il était épars. Par ci, par là. quelques bribes aux tables du café des sports, des miettes dans vos messages électroniques, le bon oukase de la rue, un soupçon d’avis éclairé d’observateur, du peu des milieux proches, une pincée pour rêver. Vous aussi, soyez Pont!

Benaglio dans le buts. Zubi dehors, place aux jeunes. Senderos incontestable en défense. Je le mets à droite, il peut facilement relancer en touche. Müller, lent, tout à fait dans le rythme Swiss team. Djourou, souriant. Il faut soigner l’accueil. Magnin, Magnin. Cabanas, le choix des filles. En pointe, Vonlanthen. Il est pas Frei mon poison. À ses côtés, N’Kufo. j’entends dire qu’il est à l’image de l’équipe, nul. Ce n’est pas le moment de déstabiliser le groupe.

Voici mon alchimie de l’herbe.

Christophe Blondeau

19 février, 2008 | Permalink | Commentaires (0)

Superbowl : Victoire des sofa potatoes

New York Giants - New England Patriots.  Ce sont les deux champions qui s’affrontaient à Phoenix pour le traditionnel superbowl. L’événement sportif de l’année, le rendez-vous de tous les superlatifs. 100 millions de téléspectateurs aux Etats-Unis (6% ne seront pas en état de travailler au lendemain du match), la campagne électorale américaine en sommeil, les entreprises au ralenti, mais le commerce alimentaire en surchauffe.

Au-delà de l’aspect sportif, le site goodmagazine rappelle avec humour que ce monstrueux événement télévisuel est aussi et surtout la deuxième  plus gargantuesque bouffe de l’année après Thanksgiving. 55 millions de dollars dilapidés en alimentations diverses pour ce seul et unique jour de la finalissime. Ce jour là, les Américains dévorent 15'000 tonnes de chips. Mises bout à bout, cela représente  468'000 kilomètres. Ils engloutissent 4'000 tonnes de pop-corn. Enfilé sur une ficelle,  le maïs sauteur pétaraderait  5 fois et demi autour de la terre. Ils engouffrent 8 millions de livres de guacamole… environ 5,4 % de la production annuelle et, last but not least,  10 millions de barils de bière. En tirant la chasse d’eau après la pause pipi de la mi-temps, les Américains déversent en quelques minutes  dans les canalisations 1,5 milliard de litres d’eau, soit l’équivalent de ce qui tombe des chutes du Niagara en près de 40 minutes.

Voyons cela à l’aune de nos soucis. Lors de la finale du Championnnat d'Europe de football, nous mangerons un million de cervelas... en peau de zébu. Et si zébu, à la mi-temps de la finale de l’Euro 2008, les 500'000 Tell spectateurs romands après s’être soulagés, useront 7'500'000 litres d’eau. Soit  25 minutes du beau débit d’eau pure du saut du Doubs. 

Christohe Blondeau

5 février, 2008 | Permalink | Commentaires (0)