Ni tout à fait le même , ni tout à fait un autre
15 janvier 2008
Apte ou inapte ? Telle
était la question à laquelle un collège de scientifiques devait répondre. Le
sprinter sud-africain, Oscar Pistorius,
handicapé des jambes, pourrait-il courir avec les valides? Pourrait-il se
rendre aux Jeux Olympiques de Pékin et courir le 400 m ? « La chose sans jambe la plus rapide », ainsi qu’il se définit*, pensait bien
réussir les minima de qualification.
Fin du
suspens. L’aréopage de scientifiques est formel ; les prothèses
« Cheetahs », nom donné aux jambes d’Oscar, donnent un
avantage à Blade Runner, elles augmentent artificiellement ses performances de
30%. Il ne courra pas à Pékin.
Adieu, veaux, vaches, cochons , foulées, la déception est à la mesure des espoirs du jeune athlète autorisé au printemps par la fédération internationale d’athlétisme, à se frotter aux meilleurs du tour de piste. Oscar pleure toutes les lames de son corps.
Privé de JO, Oscar Pistorius, recordman du monde des 100, 200, 400 mètres handisport, pourrait bien se voir privé de Jeux paralympiques. En effet, après les valides, ce sont les handicapés qui dénoncent l'avantage que procurent au jeune coureur, ses prothèses de carbone. Décidément perdre ses jambes a son coût.
Christophe Blondeau
*"the fastest thing on no legs" Oscar Pistorius