Le Blog de Christophe Blondeau
Le sport à la tv

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A partir de là…

Apdl_book1 Les "Cahiers du football" se font cahiers à spirales. Les journalistes du magazine avaient déjà traité le thème, dans leur publication, sous la rubrique « Les mots du foot ». Ils reprennent l’ouvrage, peaufinent les tournures, pommadent les mots au synthol, les frictionnent et les gominent, ils les frisent en correcitonnel, pour leur faire une gueule et sortent un recueil de 58 expressions du monde du football. 58 idiotismes, un dictionnaire au ras du gazon avec retour à la ligne illustrant, c’est selon, la pauvreté langagière du footeux, ou sa richesse imagée.

Vous les connaissez par cœur. Ces clichés sont tour à tour dans la bouche, de l’entraîneur, du joueur, du consultant, du journaliste, commentateur, intervieweur. Les formules s’étalent dans vos journaux, à la radio, à la TV, sur tous les écrans. On se les repasse, téléphonées sans surprise.

La passe téléphonée - L’espace entre les lignes - Les erreurs payées cash - "Le groupe vit bien" - LaApdl_book2_2 physionomie du match - Le temps additionnel - Le tir sans conviction - Le détail - Mouiller le maillot - Les joueurs morts de faim - Le petit Poucet - Le jeu à la nantaise - Les sirènes de l'étranger - La lanterne rouge - Provoquer la chance - Vendanger une occasion - L’attaquant de poche - Friser la correctionnelle - Faire le plein à la maison - La forêt de jambes - S'empaler dans la défense - Le front de l'attaque - Pécher dans le dernier geste – Rebondir - L'opération sur le plan comptable - La feuille morte - Le coaching gagnant - Tirer dans le même sens - "Tout va très vite dans le football" - La couverture mutuelle - L'agressivité dans le bon sens du terme - Revenir avec de meilleures intentions - Bouffer la feuille - Ne pas avoir de regret - La faute bête - Se mettre à l'abri - Le joueur transparent - Faire abstraction du contexte - Imprimer le rythme - Ressortir les ballons proprement - Le match à six points - Le caviar et le casse-croûte - Le marquage à la culotte - Une frappe de mule - Les pieds carrés - Être sur le reculoir - Montrer de l'envie - Le dernier rempart - Le match référence - Adhérer au discours de l'entraîneur - Le renard des surfaces - La zone de vérité - Les occasions franches - La clé du match - On prend les matches les uns après les autres sans se poser de questions… Et quand on les perd les uns après les autres, on change de locomotive. C’est bien connu : « Quand le train n’avance plus, c’est la locomotive qu’il faut changer. » . Sans se poser de question.

Christophe Blondeau
 

17 décembre, 2007 | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Rien, Deneriaz, je ne regrette rien

Glissmann a tiré sa révérence. Il ne voyait plus que la mort, le rendez-vous avec la dame planche, au bout du toboggan.

Il regrettera le regard des enfants dans l’aire d’arrivée, le fracas des hourras, l’oeil humide, et pas seulement, des jeunes femmes qui tremblaient pour lui, il regrettera ce sentiment de toute puissance du mec qui en a, un cœur gros comme ça.

Il revivra le souvenir douloureusement excitant des envols au sommet de la bosse, des compressions qui vous collent le ventre dans le fondement, des courbes taillées au rasoir et des dévers qui vous catapultent dans les filets. Tenir, ne pas s’asseoir, plonger, vite, vite, vite... tourne et tourne le colosse de Morillon, jeté de portes en portes, aspiré par le tourbillon de la gloire, la valse des succès, déroulant à des vitesses vertigineuses le long ruban blanc, dans des gerbes d'écume de neige et de glace.

Tic-tac, tic-tac ricane la camarde. Tonio était « loin du compte. ». Une embardée spectaculaire en février 2006, une glissade qui n’en finit pas scellaient ses fiançailles avec la peur. Une traînée douloureuse collait à ses semelles, une chiasse de trouillard. Il sentait bien, alors que défilaient les secondes, qu’il n’irait plus taquiner Chronos.. Mourir, mais de mort lente, en flânant en chemin.

Christophe Blondeau

10 décembre, 2007 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Sion condamne le gredin nord

Swisstxt20071203_8491872_0 Le club valaisan décide de fermer sa tribune nord et d’en chasser les indécents scélérats des vils. La tribune nord, antre des extrémistes à poils durs sera déserte pour les prochaines échéances du FC Sion. Plutôt seuls que mal accompagnés semblent dire aujourd’hui les dirigeants du FC Sion. Bravo !

Péripéties ? Actes isolés ? Agissements collectifs ? Depuis plusieurs mois, des supporters se rendent coupables d’incivilités. Les habitants de ce gradin qui tournent le dos, aux bonnes manières, à Valère et à Tourbillon, n’ont pas le monopole de la bêtise. A Londres, un spectateur anglais a visé Drogba avec un rayon laser. Fumigènes, jets d’objets divers, Pascal Zuberbühler a récemment reçu à Sion un porte-clef, il disait dans « Sport Dimanche » avoir de quoi ouvrir un musée avec l’ensemble des bidules variés, machins, colifichets, et autres babioles, lancés dans sa direction par d’irascibles fanas, rouges, jaunes, verts ou bleus.

Samedi à Tourbillon, le gardien de Lucerne David Zibung, a reçu sur le mollet une console de jeu. A entendre les plus excités du gradin nord, qui sème le vent récolte la tempête, le gardien de Lucerne l’a bien cherché. « Zibung, Varela, Yakin, tous, y font rien qu’à embêter les supporters gracieux, placides et pacifiques de la tribune nord». C’est ainsi que se justifient les Ultras et les Red Side. Sans commentaire.

Ils ne sont que quelques délinquants… et tous sont punis, privés de tribune et du spectacle de leurs champions. Je ne suis, habituellement, pas un adepte de la punition collective, mais dans le cas présent, je suis très tenté d’adhérer à cette fermeté des dirigeants sédunois. Après tout, nous sommes sans doute des milliers à ne plus oser nous rendre au stade en famille, de peur de croiser l’une de ces repoussantes figures.

Christophe Blondeau

 

3 décembre, 2007 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)