Le Blog de Christophe Blondeau
Le sport à la tv

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Sur nos monts quand Whiti te ra

La faim justifie les moyens. Quand les tribus maories avaient à régler, dans le sang, quelques différends, la tradition voulaient que les guerriers entonnassent le haka. Chaque tribu possédait le sien. Le haka, c’est toute la tension, la fierté d’un groupe déterminé, à vaincre, à dépecer et à becter son ennemi. Quand dans nos contrées, nous prétendons vouloir bouffer l’adversaire, c’est une manière d’hyperbole. Chez les maories, il y a 300 ans, il s’agissait bien de tuer, puis de manger son adversaire. Cela ne se fait plus. Mais, aujourd'hui comme hier, le haka des All Blacks, terrifie l’équipe adverse, équipe qui ne tarde pas à se faire dévorer.

Ka mate Ka mateRugby_wm_new_szq_2
C'est la mort C'est la mort
Ka ora Ka ora
C'est la vie C'est la vie
Ka mate Ka mate

C'est la mort C'est la mort
Ka ora Ka ora
C'est la vie C'est la vie
Tenei Te Tangata Puhuruhuru

Voici l'homme chevelu
Nana i tiki mai whakawhiti te ra

Qui fait briller à nouveau le soleil pour moi
Upane Upane

En haut de l'échelle En haut de l'échelle
Upane Kaupane
En haut de l'échelle Tout en haut
Whiti te ra

Le soleil brille!

Te_wawrinka_out1_szq A Prague, les All Reds de Coupe Davis, ont fait aussi dans l’hyperbole. Sans vouloir bouffer l’adversaire, ils pensaient s’offrir sa peau. Dans le dernier duel, la tribu suisse a psalmodié un Wawrin-haka peu convaincant. L’homme chevelu n’a pas vu le soleil.

Sur nos monts Ka mate.

Christophe Blondeau

25 septembre, 2007 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Mouton blanc, blanc bonnet

Mouton blanc, mouton noir, mais dites donc, c'est lesquels qui donnent le plus de laine?
-Ho ben, c'est les blancs!
-Ah bon. Et les Noirs ?
-Ho ben les Noirs aussi !

Ainsi répondait le berger. Et quand on lui demandait pourquoi les blancs. Il répondait bravement:
-parce que c'est les miens !
-Ah bon. Et les noirs ?
-Ho ben les noirs aussi !

Des personnalités politiques s’interrogent sur le bien fondé du métissage de la Nati. La justice ne trouve rien à y redire, il faut donc bien répondre, hein Monsieur Köbi !

-Dites donc ! Vous avez des ailiers blancs et des ailiers noirs. C’est lesquels qui débordent le mieux ?
-Ho ben, c’est les Blancs !
-Ah bon. Et les Noirs ?
-Ho ben les Noirs aussi !

-Et pis ! Vous avez des avants blancs et des avants noirs. Mais c’est lesquels qui marquent le plus de buts ?
-Ho ben, c’est les Blancs !
-Ah bon. Et les Noirs ?
-Ho ben les Noirs aussi !

-Et puis, les défenseurs ? Vous avez des latéraux blancs et des latéraux noirs. Mais c’est lesquels qui défendent le mieux ?
-Ho ben, c’est les Blancs !
-Ah bon. Et les Noirs ?
-Ho ben les Noirs aussi !

-Ha ! … et les demis ? Les demis, c’est lesquels qui récupèrent le mieux, qui relancent le mieux, qui construisent le mieux, hein c’est lesquels ?
-Ho ben, c’est les Blancs !
-Ah bon. Et les Noirs ?
-Ho ben les Noirs aussi !

-Mais là, depuis le début de la discussion vous dites, c’est les blancs, c’est les blancs et patati ! et patata ! et blanblanblan… Pourquoi les Blancs ?
-Mais parce qu’ils sont suisses !
-Ah bon. Et les Noirs ?
-Ho ben les Noirs aussi !

Christophe Blondeau

17 septembre, 2007 | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Les Dieux du stade

Dieuxdustade20081Depuis 2000, ils tournent la tête aux femmes. Depuis 2000, elles tournent, lascives, les pages du calendrier des Dieux du stade. Emues par des trois-quarts à moitié nus, des demis qui le sont tout à fait, des ailiers à l’aisselle glabre, elles rêvent, d’en avant, de mêlées, de débordements, d’essais transformés. Madame rève d'Apollon XV, une fusée qui l'épingle. Quand vient l’automne, les adonis du stade Français s’effeuillent le simple appareil, le Pirelli de l’ovalie roule sur la gent féminine.

Les guerriers prêts au combat. « Tout à la fois forts et vulnérables » dit Samuel Lepastier, psychanalyste à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière. De la puissance et une certaine fragilité. Confus, prudents ou partagés, les fils d’Apollon seraient à double face. L’attirance  change de camp et le combat change de dames. La région Ile de France, profite de l’organisation en France de la coupe du monde de rugby pour se promouvoir en Angleterre.

Dieuxdustade20087_3 Le glamour nous ferait perdre de vue l’essentiel; le rugby. C'est bien beau de tomber le maillot, mais faudrait voir quand même à le mouiller.  Lu sur la toile, ce commentaire de supporteur :  « Ce n'est pas avec un calendrier qu'on va gagner la coupe du monde. Allez, au boulot les gladiateurs, sinon: aux lions! »

Christophe Blondeau

 


11 septembre, 2007 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Osaka, au plus haut des cieux

Swisstxt20070826_8140762_3 Gloire aux dieux du stade, au plus haut, au plus vite, au plus fort. Hosanna, sauve-nous seigneur des anneaux, des mondiaux, du CIO. Donne-nous des Jeux de Pékin aussi propres que les championnats du monde d’athlétisme d’Osaka. 500 contrôles sanguins, 500 contrôles urinaires classiques, et rien… presque rien. Lamine Diack, le président de la Fédération internationale d'athlétisme, ne déplore qu’un maigre résultat "anormal" lors de ces Mondiaux d'athlétisme 2007. En 2001, année noire de l’athlétisme, Edmonton avait accouché de 13 cas de dopage. Rapport de cause à effet, la cueillette de records, elle aussi, est assez maigre. 0 record du monde durant la quinzaine d’Osaka. 0 cas de dopage. Le chœur des candides annonce les championnats du monde les plus propres de l’histoire, claironne sans retenue, portant la bonne parole de l’immaculée compétition. Libération relève qu’avec un temps de 9’’85 au 100m (vent défavorable de 0,5 m), la course de Tyson Gay est plus rapide que les 9’’77, record du monde actuel d’Asafa Powell, (vent favorable de 1 m). Oui, mais c’est moins rapide mathématiquement que les 9’’79 de Maurice Greene à Athènes en 1999, (vent favorable de 0,1 m). Le vent a tourné. Cela s’appelle une donnée corrigée des variations saisonnières. Donc le dopage a disparu, chassé, comme vil nuage, par un vent salvateur. Le sang des dieux du stade répandu dans l’arène est pur. Les moutons sont blancs et ils sont bien gardés.

Christophe Blondeau

4 septembre, 2007 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)