Le Blog de Christophe Blondeau
Le sport à la tv

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Barth abat Janot

H_9_ill_885343_janotUn bon Janot est un Janot mort. La phrase exacte est : « Nous, Janot, on l’aime bien, mais mort. ». Dans son émission, le bavard Barth ouvre la chasse au Janot lapin… Janot est le gardien de l’AS Saint-Etienne, Barth est un animateur de l’OL TV, le relais audiovisuel et officiel "d’information" (de propagande) de l’Olympic lyonnais. Dans un contexte extrêmement tendu entre les deux clubs voisins, le gag d’un gars douteux a soulevé l’indignation des fans, lisible sur le forum de l’ASSE et choqué au delà du cercle des supporters verts… foncés.

L’union nationale des joueurs professionnels n’a pas goûté l’humour malodorant de ce verbiage diarrhéique, à propos duquel, elle précise qu’il nuit à l'image du football et n'honore pas celui qui le laisse échapper. Les joueurs professionnels nous offrent le visage de la sagesse, là où un journaliste animateur dévoile, sans pudeur, les formes de son incontinence. Jérémie Janot, blessé, a décidé de laisser pisser le Mérinos, de laisser le provocateur à son repentir. Un bon Barth est un Barth en remord.

Christophe Blondeau

27 mars, 2007 | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Une pour un, tunes pour tous

Rland_garros2Le dernier miso mis au rencart, Suzanne Lenglen arrête les ménages. Roland Garros rentre dans l'ère de l'égalité homme - femme par la grande porte d'Auteuil. Un million d'euros pour les forçats et un million d'euros pour les forçates de la terre ocre. La paire de galériens gagnera autant que la paire de galériennes, indépendamment de la vigueur du coup de rame. Un pain bagnard vaut une miche bagnarde. Fille ou garçon, un petit tour et s'en va avec 14'290 euros.

Les femmes gagnent autant que les hommes et pas l'inverse, cette égalité coûtera 15 millions d'euros de "prize money" au tournoi parisien, soit une augmentation de plus de 40 % depuis 2000. Les derniers remparts de la misogynie finissent par tomber et les ruines coûtent un saladier d'argent. Roland-Garros s'aligne sur les trois autres tournois du Grand Chelem, l'Open d'Australie, l'US Open et Wimbledon. Le très conservateur tournoi londonien avait adopté la parité le mois dernier. Partout dans le monde du tennis, les femmes gagnent aujourd'hui autant que leur petit tamis.

Christophe Blondeau

19 mars, 2007 | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Les poches du silence

Keyimg20070312_7612741_0De Puerto à muerto, une lettre. L’interpellation de Fuentes et de quelques-uns de ses chalands, en mai 2006, l’éviction des coureurs, victimes d’un coup de sang, laissaient envisager un grand nettoyage dans le cyclisme. Ullrich, Sevilla, Mancebo, Basso, privés de Tour de France. Du vent! Le gros gibier dégommé, on partait sur des bases saines.

On connaît la suite. Landis, dopé, est toujours le vainqueur du Tour de France 2006. Basso, licencié par son employeur (CSC), retrouve de l’embauche chez Discovery Channel - l’équipe d’Armstrong, tiens, tiens -. Ullrich, dans une mise en scène ridicule tire sa révérence. Les accusations ? Du vent.

Aujourd’hui, le juge espagnol Serrano, en charge du dossier Fuentes, classe l'affaire. La bombe des poches de sans a fait pschiiiittt ! Du vent !

Christophe Blondeau

13 mars, 2007 | Permalink | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Passées les bornes, y a plus de stade

Boulogne_psgDans notre monde tellement plein d’incertitudes, il est bon de pouvoir se reposer sur quelques constantes. L’irresponsabilité de nombreux dirigeants du football se manifeste avec une consternante régularité, c’est rassurant. Qu’attendre d’autres, de ces chefs de bandes, vulgaires et incultes.

Deux dirigeants s’invectivent, se provoquent comme deux cuistres de coquelets, entraînent derrière eux leurs cohortes de fans décérébrés. Les mêmes causes produisent immanquablement les mêmes effets, à Séville, Saint-Étienne, Sedan, Paris, Catane, Belgrade… Partout en Europe, le monde du football se rassemble au stade du Esel. On s’étonne presque que ces manifestions multiples de la violence n’aient fait que deux morts cette année.

Sans y être entraîné, le treizième homme sait aussi laisser vagabonder son humeur primesautière. Le supporteur local, avec ses camarades, fracasse le car de l’équipe visiteuse ? C’est normal, léger accès de testostérone. Il balance des fumigènes dans la tribune adverse, c’est prévisible chez ce grand enfant. Le supporteur insulte les joueurs de couleur ? Il fait le salut fasciste dans le virage nord ? Sur le terrain, on est capable de n’importe quelle saloperie ? Ben … oui, pis quoi ?

Ben, les fédérations nationales de football ont décidé de réagir vigoureusement, les représentants des ligues exigent une répression sans concession, les politiques menacent de prendre des mesures.

Ah bon ! Pis quoi ?

Ben… rien. Dimanche, football au stade terminal, venez nombreux.

Christophe Blondeau

5 mars, 2007 | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack (0)