Le Blog de Christophe Blondeau
Le sport à la tv

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L'art de dire des conneries

Aujourd’hui plus que jamais, le tout, le n’importe quoi, l’amalgame, la fable, le boniment, la provocation, nourrit ou nourrissent (tour à tour ou ensemble) la communication, verbale ou épistolaire des politiques, des dirigeants d’entreprises, des syndicalistes et, des présidents de clubs de football. Harry G. Franckfurt, en 1985, dans un essai consacré à, « L’art de dire des conneries » (publié chez 10-18), relevait que : « L’un des traits caractéristiques de notre culture est l’omniprésence du baratin. ». Le philosophe relève aussi, qu’au fond, on s’en fout un peu, tant nous sommes persuadés de savoir extraire la vérité du brin de causette, la parole de Dieu du débit Blick.

Du point de vue du baratineur l’arbitre est nul. C’est le point de vue affirmé d’un geste chaloupé au coin du zinc du bar tabac de la rue des martyres. Tu déconnes ! Et cette opinion, c’est vrai, on s’en fout un peu. Sauf que le déconneur de talent, sans mentir, nous fera douter, fera vaciller notre idée de la vérité. Mais quand le bonimenteur est malhabile, il se fait menteur. Il connaît la vérité et la tronque volontairement. Ce n’est pas péché aurait dit saint Augustin. L’auteur ne ment pas pour le plaisir, il recherche un objectif suprême. Peut-être même est-il sincère, tant sa tromperie est sa vérité. Alors, le mensonge ne trompe plus que son auteur. Personne n’est dupe.

Christophe Blondeau

19 décembre, 2006 | Permalink | Commentaires (2) | TrackBack (0)

Confession d'un salaud ordinaire

À ceux qui pensent que les supporters, racistes et fachos, cultivent leur bêtise dans les bas-fonds. À ceux qui pensent que la violence gratuite est un exutoire à la pauvreté, au chômage, à la précarité ou à la misère. À tous ceux-là, le hooligan pur du Parc des Princes apporte un cinglant démenti. Le "hooligan pur", cité par le quotidien Le Monde du 29 novembre dernier, est un jeune bien mis, bon boulot, bon ménage. Cadre commercial, le "hooligan pur" est violent pour le plaisir. « Dans les combats, on apprend la maîtrise de soi, on fait preuve de courage,… ». L’objectif n’est pas de tuer, mais de « dominer ». Une parcelle de pouvoir à n’importe quel prix, l’orgasme par la violence, le salaire de la peur d’un salaud ordinaire.

Christophe Blondeau

4 décembre, 2006 | Permalink | Commentaires (3)