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Le Blog de Christophe Blondeau
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Le retour de l'homme au marteau
Le Tour 2006 marque la rupture avec les années de plomb. Le plomb de l’US Postal puis de la Discovery Channel qui assommait la concurrence, étouffait la révolte, castrait la dissidence. On avait perdu de vue la magie du Tour, ses grands raids chevaleresques, les coups de marteau, les naufrages des forçats de la route chers à Albert Londres, et pour finir l’assaut du brave qui tombe les armes à la main.
Le plomb, les Discovery Channel l’ont dans l’aile. Dans les Pyrénées, après le Soudet et Marie-Blanque, Hincapie, Martinez, Popovitch sont largués à 7’30. Le lendemain, le meilleur des bleus Popovitch rend encore 6’26’’,ce bon vieux Georges 21’23’’, Savoldelli à 23 minutes, Martinez 27, Ekhimov 35 minutes. Les Pyrénées coûtent très chers. Et ce n’est pas fini, Popovitch, Hincapie, 30e à l’Alpes-d’Huez, avec un gros débours de 4minutes et demie, Azevedo, coulé. Même humiliation à la Toussuire, Azevedo 16e à presque 8 minutes, Hincapie 49e, traîné par Martinez, Popovitch 51e à une demi-heure. L’escadron de la Discovery Channel n’a pas la gueule des belles années. L’an dernier encore, le train bleu amenait le Patron au sommet dans un fauteuil. Les porteurs d’eau d’Armstrong sifflotaient dans les rampes quand les favoris, Ullrich, Basso, Mancebo, rougeauds et boursouflés, à la limite de l’explosion crachaient leurs poumons dans son sillage.
Un franc tireur a flingué la bande à Johan Bruyneel, il l’a passée à la lessiveuse et je dissimule difficilement un sourire. Quand, en 2004, Landis a quitté l’US Postal pour rejoindre Phonak, Armstrong lui avait dit : « Je pars à la retraite mais mon équipe va te coller aux basques. A Morzine, quand la discovery a franchi la ligne, Landis était sous douche. Il chantonnait:
I’m a poor lonesome cowboy
I’m a long long way from home
Has got a long long way to roam
Over mountains over prairies
From dawn till day is done
My bike and me keep riding
Into the setting sun
Lonesome cowboy, lonesome cowboy, you're a long long way from home
Lonesome cowboy, lonesome cowboy, you've a long long way to roam
Christophe Blondeau
21 juillet, 2006 | Permalink
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Passées les bornes, y-a plus de limite.
Un cycliste ne s’exprime jamais aussi bien que sur son vélo. On ne lui demande pas de parler, sinon pour dire qu’il est content d’avoir gagné et qu’il fera mieux la prochaine fois. Une fois retraité, le cycliste qui ne s’exprime plus sur son vélo se met à parler. Il n’avoue jamais, mais il parle. Il parle à tort et à travers. Prenez l’exemple de ce grand poète américain, Edgar EPO. Vainqueur de plusieurs Tours de France et accusé de dopage, il avait dit, au lendemain de la publication du dossier de « L’ Équipe » le mettant en cause, vouloir venir gagner le Tour 2006 « juste pour faire chier les Français ». N’ayant pas clos son recueil scatologique, le chantre de la diarrhée verbale se remet à selle pour, dans une tournure lyrique, lors de l’enregistrement d’une émission de TV, qualifier les joueurs de l’équipe de France de football, de « trous du cul » («All their players (France) tested positive... for being ass holes»). On touche le fond, pour un garçon, dont on pensait qu’à son age, il en avait fini avec sa période pipi, caca. Edgar pot a marché dedans, il peut bien tenter de faire diversion, on ne peut s’empêcher de renifler les effluves de merde émanant de ses semelles.
Christophe Blondeau
PS: Aujourd'hui, le comique croupier déclare qu'il faut avoir de l'humour et relativiser sa déclaration. Nous avons donc la confirmation de ce que prétendait Desproges: " Le calembour est un pet de l'esprit."
18 juillet, 2006 | Permalink
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Cessez vos zidânerie ou je vous zizoute.
Une materazza, c’est très zénervant, mais après plusieurs materazzi au cours de la même partie, moi aussi, je zidâne l’offenseur de la peninsulte, je le coudeboulize dans le plexus, je le pulvérize façon puzzle. Pensez le contraire, on voit que vous ne vous zêtes jamais fait materazzer de près. Bien sûr, l’arbitre me zizoute. Je m’excuze, m’azzédine à vos pieds. On peut être Dieu, un sacré fils de but , on en est pas moins zhomme.
Christophe Blondeau
13 juillet, 2006 | Permalink
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Dieu est tombé sur la tête
Tu étais le Dieu vivant du foot. Et voilà que sur un coup de tête, le Génie vacille de son piédestal. Zizou, du pinacle au bas fond. Zidâne bâté, nous avons pleuré ton geste brutal. Qui croyais-tu punir ? L’imbécile dont jamais l’histoire ne retiendra le nom. La seule punition de l’odieux eut été que tu lui prennes la Coupe.
Un coup franc savamment dosé, un coup de coin, un coup de pied arrêté, le trois coups pour un coup du chapeau… Chapeau ! L’espagne, le Brésil, le Portugal. T’étais vraiment dans le coup, de tous les coups. Les bons coups, coup du sombrero, coups de génie. La France pouvait compter sur toi, sur tes coups de collier.
Tu avais quitté l'équipe de France sur un coup de tête, tu la quittes définitivement sur un coup de boule, un coup du sort. Un mauvais coup. Un coup de bambou pour ceux qui t'aiment et un sacré coup de blues. Zizou bat sa Coupe. Azzedine, l’Italie boit TA coupe jusqu’à l’hallali.
Christophe Blondeau
10 juillet, 2006 | Permalink
tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.