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Le Blog de Christophe Blondeau
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Vade retro facho
Les cons, ça donne un boulot fou. À force, les cons consternent et nous fatiguent. Constamment, il nous faut les combattre, contenir les cons, conspuer les champions des non-valeurs. Constatez dans le calcio, à quel point les cons encombrent.
Combien de temps les autorités du football Italien, combien de temps le gouvernement italien -empêtré dans des alliances boiteuses et compromissions avec les postfascistes- , combien de temps la justice ordinaire de la péninsule, vont-ils tolérer les dires, les faits et gestes d’un footballeur demeuré qui, avec la bénédiction de ses dirigeants, ne manque pas une occasion de faire l’apologie du fascisme. « Je suis fier de pouvoir compter sur des gens comme ceux-là et je continuerai à les saluer de la sorte ». Depuis plusieurs années Di Canio, qui doit bien tenir du chien, lève la patte pour saluer les nostalgiques mussoliniens, ultras fachos du virage nord du stade olympique à Rome où s’affichent volontiers les svastikas : « Le salut Romain. » prétend Di Canio qui n’a même pas le courage d’assumer son geste répugnant. Un « très beau geste. » dit Alessandra Mussolini, la petite grenouille de Bénito. Di Canio pourrit le calcio. Cet enfant de Salò, comme son illustre modèle, se prend pour un grand conquérant, il veut éradiquer les rouges, outrage les supporters de l’AS Roma (le club populaire de Rome), baffoue Livourne ce fief de cocos. Plus récemment la bête immonde a livré sa vraie nature : « Si maintenant, nous sommes aux mains de la communauté juive, c'est la fin », a déclaré Di Cono.
En Italie, on laisse proférer de telles insanités, en Italie, un footballeur peut afficher avec fierté ses convictions racistes, s’incliner devant des oripeaux nazis introduits illégalement dans un stade. Mais en Italie et, partout où cela se passe, la souillure atteint le bourreau et ses complices bien davantage que ses victimes.
Christophe Blondeau
19 décembre, 2005 | Permalink
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Il y-a la taille qui maille
Le succès est volatil. Defago chevauchait fièrement ses passereaux, virevoltait dans les clédars rouge et bleu des champs de neige pour toujours. « La Daille est bonne, se disait-il, la victoire en chantant, est sur ma portée ».
Trop haut pour être vrai. Trop haut perchés sur la ligne, les Rossignols, ont fait un couac. En un tour de vice, la FIS siffle la fausse note, efface le triomphe. Le fautif difficilement fait fasse, mais que vouliez qu’elle fisse la FIS ? Sans falbala, après deux parcours foncés sans faute, le faucon fond sur le fonceur, le confond et l’enfoncent, pour fixation défectueuse. Le fonceur est un battant. Offensé, le fonceur est abattu.
Devant l’affront, le fils de Morgins, geint : « Tu coq, fili mi » qui signifie autant : « Toi aussi, FIS? », que « Rossignol, tu étais comme mon fils ». Et comme disait Colombin : « Celui qui fait l’œuf, philosophe ».
Christophe Blondeau
12 décembre, 2005 | Permalink
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Les Autrichiens et la retraite de Russi
-Vous êtes là ? Franchement, j’ai failli ne pas venir.
J’ai rien à écrire, à dire vrai, je n’y ai même pas réfléchi, tout occupé que j’étais à mes entraînements pour la descente de Val Gardena. Je me débrouille pas mal, je voudrais défier les Autrichiens. J’ai un grand rendez-vous international, je ne tiens pas a y être figurant. Je souhaiterais leur faire Austerlitz aux Aigles.
Vous comprenez ?
Décontraction des épaules, assouplissement des doigts, ondulation à droite, à gauche, suivi de la ligne, je plonge, je me relève, virage à la corde, je sors trop large. Le toboggan, je sors de la trajectoire… je m’explose contre les panneaux publicitaires. C’est marqué, tsr.ch. Voulez-vous rejouer ? Bien sûr que je veux rejouer, j’y retourne. Attention ! Tit, tit, tit, tit, tuuut !! C’est parti, hop, hop, hop, hop. C’est comme si vous y-étiez. On se refait une descente, il faut battre les Autrichiens, faire aussi bien que Bernard Russi en 1970.
Je n’avais rien à gratter, pressé que j’étais de griffer à nouveau quelques belles courbes dans des descentes virtuelles et vertigineuses. Rester haut, frôler les portes, ne pas se relever, trajectoire tendue, le schuss final et l’arrivée, la foule en délire, les hourras, le soleil d’Austerlitz … tu me parles d’un soleil, 2 minutes et 11 secondes. Les Aigles sont à 1’58’’ et 274. Heureusement en 70, Russi… qu’est-ce qu’il leur à mis.
Christophe Bondeau
5 décembre, 2005 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.