Le Blog de Christophe Blondeau
Le sport à la tv

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Le gaz de l'oncle Tom

Luthi_1er_kuala_lumpur_24_sept_05La Suisse, une grande partie de la Suisse, a respiré ses dernière 24h00 dans l’échappement de la Honda numéro 12 de Thomas Lüthi , certains des plus fanatiques ont même cessé de respirer. Le climax d’une saison intense fut atteint en Espagne. Du peloton des électrons de valence émerge le diamant. Le Tom accrocheur contrôle à distance et fait la nique aux grosses écuries. Au guidon d’une moto semi-privée, Lüthi est champion du monde. Il défendra son titre l’an prochain, passera en 250 centimètres cube, va essayer une moto GP et déjà l’on se met à rêver. Marche après marche, doucement, progressivement, Lüthi vise la catégorie reine. Qui va piano, va sano, Valentino. A 19 ans, Lüthi fait preuve d’une grande maturité, les pieds sur terre, la tête dans les étoiles. Le Bernois démontre une sagesse que l’on trouve peu chez observateurs du circuit. L’on a pu lire ou entendre des propos déraisonnables. Certains chroniqueurs vont même jusqu’à imaginer que le petit Tom leur appartient et qu’ils l’ont fabriqué. Un peu comme s’ils avaient couru une saison de Tom sur X-Box ou Play-Station. Ils se croient sur le pinacle. Ils ne sont plus témoins de l'histoire, ils l'a font, ils en sont acteurs. Les voilà au plus fort de leur transe qui revendiquent la mobilisation médiatique générale et exclusive, ordonnent l'engagement des pouvoirs publics, exigent des circuits en Suisse. « Il faut fabriquer des petits Tom, des Tom 1, des Tom 2, dupliquer… », rien ne peut plus arrêter les champions des anneaux, rien ne peut plus faire taire les braillards.

Christophe Blondeau

31 octobre, 2005 | Permalink | Commentaires (4) | TrackBack (0)

Le racket de tennis

Schnyder_filderstadt_4_oct_05Le client est roi et le public est coi. « Je veux de l’amour ». Sa Majesté Patty Schnyder engueule l'assistance zurichoise et invite fermement les fans de tennis des bords de la Limmat à se tenir à sa botte, à sa motte de beurre et l'argent du beurre, Patty participe à un tournoi doté de plus de 1,5 millions de francs suisses, et obtient en perdant la finale le droit d'en empocher une part non négligeable. Mais l’argent n’est pas tout. Patty veut de l’amour, la meilleure représentante du tennis suisse entend être bichonnée, choyée, adulée quand elle joue à la maison. Que les spectateurs aient payé jusqu’à 130 francs leur place ne leur donnerait pas le droit de malmener l’enfant du pays. Très chère Patty, payer sa place donne le droit de regarder une partie de tennis, le billet donne aussi le droit de tourner le dos au spectacle, le sésame autorise à partir avant la fin, à brailler ah, ou crier hou, aveuglé à beugler Pattyyyyyyy !!!!!!!! ou Flavia , hop Suisse ou forza Italia. Casquer 130 francs donne le droit de se taire et même le droit d’être absent. On peut hurler Von Mentlen démission, , revendiquer le départ de Zubi, on peut encore inviter l’arbitre à se rendre aux cabinets. Payer donne presque tous les droits, pas celui de se faire aimer de Patty Schnyder et réciproquement.

Christophe Blondeau

21 octobre, 2005 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Veni, Vidi, Casa

Constantin_dellacas« 22 points au tiers du championnat, c'est 66 points à la fin du championnat ». Pour Sion, 66 points c’est la perspective d’une nouvelle saison en challenge league. L'an dernier le président du FC Sion a crevé au poteau avec 68 points, un point derrière Yverdon Sport, autrement dit trois fois rien et six peu.

Gress_gilbertEngagé en août 2004, «il n'y a plus besoin de présenter son palmarès. J'ai ressenti son enthousiasme, communicatif.», Gilbert Gress est débarqué fin mars 2005 (8 mois).

Constantin_gianni_dellacasa_aout_2005_1Remplacé par Dellacasa, « Dellacasa je le suis depuis plusieurs années. Il fait de l’excellent travail. ». A l’évidence, ce n’était pas un bon calcul, le coach transalpin fait 7 mois comme entraîneur... adjoint.

Constantin pratique sans honte le jeu du mouchoir. Mobile sur son grand gond, la porte d’Octodure s’ouvre et claque sur les technichiens à un rythme effréné et l’architecte martignerain, qui cherche un entraîneur pour les 6 prochains mois, donne l’impression de ne pas construire grand-chose.

Une évidence dans la délicieuse incertitude du sport, pour Sion et son président, le championnat de challenge league, se jouera dans un kleenex.

Christophe Blondeau

17 octobre, 2005 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Blazevix le goalois

Xamax_thoune_18_aout_05Depuis le début de la saison, le prestigieux Xamax frisait le ridiculus. De pâtées en raclées, de corrections en déculottés, les « rouge et noir » affichaient le moral dans les bas. Facchinettix, chef du village se morfondait, le sous-chef, Bernasconix, dépérissait et Salvix, son aide de camp, se languissait. « Pour gagner des batailles, il faut perdre Geiguerre. » Il fallait un autre stratège pour épauler Sènix et mener à la victoire la bande à Bedenix. « Un symposium s’impose » déclara Facchinettix. Le boucher de Cortaillod, qui a le sens de la formule, s’emballa sans peser ses mots : « unus circus, unus publix, unus stadium et un devin qui pourrait lire dans les entrailles de 11 chèvres éventrées sur l’autel d’un nouveau stade dans lequel la Coop vendra les bas morceaux ».

Blazevic141102Entre deux éclairs , aux rayons foudre, apparut sur fond de lac flamboyant et de lendemains chantants, le centurion Blazevix. L’helvetico-balkanix, Blazevix a dirigé en Helvetie burgonde successivement les cohortes de Vibiscus (1968-1971), Sedunum (1971-1976), Losone (1976-1979) et les légions d’Helvètes Alamans de Turicum (1983-1985).

Blazevic_xamax_2_oct_05Il parla fort. Quelque chose comme : « ceux qui en ont, faudra qu’ils les montrent. » Gonflés à bloc, ses petits gars allaient gagner la guerre des goals. Et ça marche... On perd de vue les vertus du coup de pied au cul.

Christophe Blondeau

2 octobre, 2005 | Permalink | Commentaires (0) | TrackBack (0)