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Le Blog de Christophe Blondeau
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Mon courroux coucou
Bonjour ma colère, salut ma hargne et mon courroux coucou. Pierre Desproges commençait invariablement ses chroniques de la haine ordinaire par ces mots de désordre.
Bonjour ma polaire ! Un promoteur de spectacle lance au Canada l’idée de bagarres organisées entre joueurs de hockey. Avec le lock out, les hockeyeurs d’Amérique du Nord sont toujours au chômage, il faut bien occuper ces brutes. Nous savons, et pas seulement de Marseille, que des assoiffés de sang accepteront de se foutre dessus moyennant quelques billets, que des altérés indécents accepteront de mettre la main au gousset, juste pour apprécier le jeu de mains de « bourrins sans cervelle ».
Salut mes hardes. Sharapova (18 ans), tenante du titre à Wimbledon, jouera son premier match avec aux pieds des chaussures d’une valeur de 900 CHF environ. Ses tennis sont dorées à l’or fin 18 carats, elle en possède dix paires pour la durée du tournoi. La fermeture éclair de son tee-shirt est également en or massif. Ces nouveaux riches ont vraiment un goût de chiottes. Si ça se trouve, Lady paire, elle roule en Cayenne.
Et mon courroux coucou. L’hebdo, bon pour la tête à claques, se livre à une diatribe incompréhensible contre le département des sports de la TSR. Excessive, caricaturale, la critique en devient risible. Un jeune roquet, laissé sans surveillance par son encadrement, jappe aux trousses de collègues que je tiens, en amicale estime pour la plupart, en affection pour quelques-uns, en respect pour tous. Mon courroux cou coule à flots contre ce plumitif, stagiaire de son état, qui répand laborieusement son fiel, sans modération, sans talent et surtout sans respect pour les milliers de personnes qui apprécient quotidiennement les émissions et les retransmissions sportives de votre télévision.
Christophe Blondeau
20 juin, 2005 | Permalink
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Manchester United dollars of pognon
MU frappe un grand coût. D’ici à 2010, le droit d’accès aux tribunes augmentera de 54%. Les supporters des Diables Rouges encaissent mal le coût, coup de massue. Dans les 5 prochaines années, le nouveau propriétaire du club, Malcom Glazer, veut passer le prix moyen du billet de 30 livres actuellement à 46 livres, environ 110 francs suisses. Les plus défavorisés resteront aux portes du sanctuaire. Cela inquiète le régulateur britannique, l’Office of Fair Trading , qui envisage d'enquêter sur le rachat du club par Glazer pour 790,3 millions de livres (1.8 milliard de francs suisses environ).
Malcom Glazer entend promptement dégager 500 millions de francs suisses de bénéfice par année. Touché en pleine bourse par les flèches de cupide, l'Américain nourrit le grand projet que ces livres avec lui enliassées croissent et se multiplient.
13 juin, 2005 | Permalink
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La pratique du foot ascèse
L’offensive antitabac assiège les remparts sportifs. Voici la flamme enceinte. Sous le slogan : "Aidez nos jeunes à ne plus fumer", le club de foot belge de 3e division, Royal Francs Borains, va devenir le premier stade non-fumeur. Dans le Borinage, depuis longtemps les usines ne fument plus, dans les tribunes souffle un air chargé des effluves nauséeuses du périphérique voisin, mais les gardiens du temple du ballon rond ont le soucis de la santé des bleus du stade.
Le maillot des joueurs est frappé de l’inscription : « Le tabac, non merci ! Cela tue »
Le tabac est frappé d’interdit.
Le public est frappé.
Ni blondes, ni brunes, ni dépravés dans les travées. Les dirigeants fauchent la flore de l’ange de la mort et la chassent des vestiaires, des buvettes et du terrain (des fois que l’avant centre en grille une en attendant le feu de l’action). Les joueurs sont priés de ne pas fumer en public –sous peine de suspension- , le public est prié de ne pas fumer en présence des joueurs sous peine d’expulsion. « Le sain et l'artiste sont amenés, l'un comme l'autre, après les tentations et les luttes, à se faire une vie d'ascèse » nous ne sommes pas si loin des propos de Maurois. (Dans Maurois, le Saint et à T)
Lors des finales de promotion relégation, le LHC (éconduit en état d’ivresse) avait inauguré, le stade de glace non-buveur, voici le stade sans fumée, en attendant les gradins sans criée : « L’arbitre aux chiottes », où soit dit en passant, il est aussi interdit de fumer.
Christophe Blondeau
6 juin, 2005 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.