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Le Blog de Christophe Blondeau
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Apprenons l'orthographe et le calcul
La vertu était dans l'effort et l'école du sport était, pour bien des enfants, le mètre étalon et pas le maître étalon. Nos instructeurs, adeptes de la pionnière pédagogie britannique, considérait que le sport contribuait à « forger le caractère de la jeunesse ». Il enseignait certaines règles. Les universités engendrait la fine fleur de la Nation. Aujourd’hui, les universités produisent des analphabètes, alors le sport , vous pensez !
Les entraîneurs comprennent tare pour barre. Si je vous dis, 3 matches 9 points sinon, c’est la porte ! Voici les quoi Sion : Une victoire = 3 points. 3 X 3 = 9 = 3 (matches) X 3 (victoires). Il faut savoir quitter les tables. Gress, ex-entraîneur du FC Sion, s’est soustrait à ses obligations. La multiplication de ses faux-pas, les divisions lui sont fatales. Christian Constantin lui fait payer l’addition. Pour l’élève Gress : 3 X 3 = 8. Son compte est bon, cela s’appelle la preuve par neuf. Christian Constantin dégresse, un poing c’est tout. La cloche l’a sonné, Gilbert prend le neuf de Pâques en morne plaine bille et capitule en rase campagne. Pour calculée qu’elle soit, la décision du patron du FC Sion nous paraît assez inéquitable. Inéquitable, signifiant que l’on ne peut la monter à cheval sur les principes.
A Lausanne, le président du LHC parle d’attentat, un ice crime en quelque sorte. Sur fond de toile de joutes, la photo du visage tuméfié du topscorer vaudois, photo fournie par le club, comprenait trop de sutures. Et quand le Malley fait, trop de points tuent. Cela s’appelle la multiplication des points. 4 points = 8 points, sans doute parce que les points à l’extérieur comptent double. A moins que Landry n’ait gagné 4 points à un concours de circonstances ?
C'est pas grand chose, coups vaches dans les combats d'arènes ou coups de pied de l'âne, c'est selon. Petites impostures et félonies courantes des managers modernes. Drapés dans leurs habits de défenseur des valeurs régionales, de souteneur de la jeunesse, de champion de la formation, les nouveaux entrepreneurs du sport, l’asservissent, le détournent et le vident de ses valeurs. Ils le modulent, le façonnent en monde de « couineurs » et de « blouseurs ».
Christophe Blondeau
29 mars, 2005 | Permalink
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Hoquet sur glace
A la mi-out, y-a de la joie pour les mastocs, chats chasseurs écervelés. Victime d’une situation montée en épingle par les dirigeants, les entraîneurs, l’encadrement, un joueur finit à l’hôpital. Une victime ? Pas tout à fait… Un gros costaud règle son compte à un autre gros costaud, petit délinquant de la glace, un champion de la pratique viril. Un « Tu la sens ma crosse. » qui un jour prend un retour de bande. Un accident. Le hockey n'est pas un sport de demoiselle. C’est l’age de glace, l’ambiance des play-off, une ambiance propre aux irascibles de la rondelle. Un foyer entretenu hors de la patinoire par des incendiaires se rêvant pompiers...Le coach qui va écrire des conneries aux portes des arbitres.
Celui qui pousse des fauves, qui n’en demandent pas tant, à mourir sur la glace. Les dirigeants qui accusent l'adversaire d’avoir préméditer une agression contre un des leurs, un frère d’armes. Un frère de larmes à l’œil. « Le faux-cul, fessu sans tête, on ne mange pas de ce pain dans la gueule ».
A qui laisse-t-on aujourd’hui la responsabilité des clubs ? A des Hannibal d’opérette, Napoléon sans calibre. Oui, il s’agit d’un attentat, d’un attentat à la décence, d’une insulte à l’intelligence. Dans leurs délires guerriers, les manager entretiennent avec une délectation morbide la bestialité d'une meute impulsive et brutale. Les écarts de langage, la provocation dont ils sont coupables, lèvent des contingents de fiers à bras,armées de supporteursprêts à en découdre. Ohé partisans, à lire les quelques dérapages incontrôlés sur les forums de vos clubs, on prend peur. En 2005, à Malley et Saint Léonard on jette des gladiateurs contre d’autres gladiateurs.
Christophe Blondeau
21 mars, 2005 | Permalink
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Bode Miller: L'homme aux semelles de vent"
Elle est retrouvée ! Quoi ? L’éternité, c’est la neige mêlée au soleil. La neige est à Bode Miller ce que la mer était à Rimbaud. L’expression. La poésie n’est pas que verbe. Elle s’inscrit en courbes pleines et déliées d’une saison en paradis de l’homme caoutchouc. Le cirque blanc a célébré le voyou, le voyageur, lui aussi un «homme aux semelles de vent » . « Une saison en enfer » pour ceux qui ont transpiré dans son sillage ailé. « L’homme était grand, bien bâti, presque athlétique, au visage parfaitement ovale d’ange en exil, avec des cheveux châtain clair mal en ordre et des yeux d’un bleu pâle inquiétant. » Les mots sont de Verlaine, ils s’adressent à Rimbaud, ils pourraient tout aussi bien qualifier un amerlock effronté, noceur et irrévérencieux. Ah voilà, la pratique saine du sport… Celle qui construit, malmène, secoue tous les sens.
Gaillard, joviale, Bode Miller ébouriffe le code. Plongé au creux de desseins enivrants, il skie sur les écarts. Souffrance est abstinence, sont des mamelles que le skieur de Franconia ne tètent pas. Fi, d’une préparation scientifique ennuyeuse. Pouah, de la rationalité sans joie. Autodidacte, c’est à l’instinct qu’il écrit des pages taillées aux carres, désarticulées comme un grand niais d’alexandrin. L’éternité de Miller est faite de neige, de glace dans le single malt, elle est faite de cristal. Fragile et émouvante.
Christophe Blondeau
13 mars, 2005 | Permalink
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Journée de la flamme
Des mousquetaires novices, s’ils n’étaient Guillaume Tell, fêtaient ce week-end les journées de la flamme. D’abord, chahutée, castagnée, la flamme battue vacille et chancelle. Elle va s’éteindre, du moins le croît-on. Un petit vert ça va. Deux petits verts : bonjour les dégât. Inexpérimentés, des jeunots sans complexe ont finalement bousculé de solides et chevronnés Bataves. Dans le passo doble, c’est la flamme qui conduit. Allegro presto, non subito, ma con brio et con Bastl aussi. Les petits verts montent à la tête. A Stan les lauriers hardis. Pressé sous la flamme rouge, l’Orange pâlit, puis reprend couleur vive sur un mauvais coup d’arbitrage. Journée de l’infâme. Le juge de chaise perchait sur un botte-cul, siège de l’arbitraire. La vache! Coup de sort et jour des morts. Les larmes du crime dévoilent le mystère de la flamme découpée en quartiers. Journées d’émoi. Journée des mots d’un capitaine chevaleresque à ses protégés héroïques. Journée des maux. Des mots à penser, maux à panser. La cornée embuée, l’équipe de coupe dévisse. A l’encre blanche, elle tire une croix sur de belles et rouges espérances. Une bande de jouvenceaux fêtait ce week-end à Fribourg les journées de la fable. Grand papa l’a dit à papa qui me l’a dit à moi : « Aide toi, Federer t’aidera. »
Christophe Blondeau
7 mars, 2005 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.