|
Le Blog de Christophe Blondeau
|
 |
« janvier 2005 |
Accueil
| mars 2005 »
On a retrouvé la vroum-vroum compagnie
Le championnat du monde de F1 reprend ses droits, coup d’envoi à Melbourne le 6 mars. L’intérêt du public pour la ronde des monoplaces ne se dément pas, l’apport de la technologie de pointe à la voiture de monsieur tout le monde est indéniable, les innovations imaginées par les constructeurs améliorent la sécurité de tout un chacun. Louons l’apport de la Formule Un à l’humanité pétaradante. Et pourtant, paradoxe du paddock, la course automobile sous son affriolante apparence de modernité est d’un archaïsme hors d’age.
Alors que l’Europe, avec d’autres -à l’exclusion des Etats-Unis-, signe des protocoles, met en place des conventions, alors que l’industrie, l’artisanat, l’économie européenne acceptent des règlements toujours plus contraignants pour tenter de ralentir la destruction de notre environnement, alors même que l’industrie automobile, elle même, s’ingénie à protéger le tigre de son moteur, la F1 le nez sur son pot d’échappement, s’enivre de ses excès outranciers. 40 000 litres d’essence par saison et par écurie. Un peu plus aujourd’hui avec la multiplication des Grands Prix. 60 litres d’essences au 100 kilomètres, un cheval ça boit et la caravane passe.
Je n’irais pas jusqu’à réclamer (comme d’autres) la suppression de cette discipline, mais la vroum vroum compagnie devrait songer à moderniser ses pratiques. Le monoxyde de carbone est l’un des principaux vecteurs du réchauffement climatique. L'automobile est l'un des principaux responsables du smog, auquel on attribue la mort prématurée de milliers de personnes dans le monde chaque année. Un jour mon prince au panache vert viendra. L'innovation court-circuitera les rotations de bidons. La Formule Un constituera un vaste laboratoire de développement de nouveaux carburants, un champ d’expérimentation pour l’amélioration de techniques existantes, un chant de moteurs propres. Et le prince emportera Blanche-Neige sur son beau destrier blanc.
Christophe Blondeau
28 février, 2005 | Permalink
| Commentaires (1)
| TrackBack (0)
Pour une trêve hibernale
Quand de Saint-Gall arrive l'heure, la vache à l'étable demeure. Quand vient la neige, les footeux devraient rester chez eux. Le dicton saint-gallois est frappé au coin du bon sens. La reprise du championnat suisse de football, marquée par les renvois de matches (8 en Super League et Challenge League), a donné lieu à quelques prestations grotesques. La rencontre de football artistique Saint-Gall - Bâle a atteint les sommets du ridicule. La blanche a provoqué, à l’Espenmoos, quelques accidents de coordination motrice : Axel, vrille, double Lutz, Bracket, back flip jump…et défaite consommée d’un champion hallucinogène. Le cirque, c’est sous chapiteau. Nous n’irons plus au stade, les Dieux pioncent sous la couette, les lauriers sont en sommeil hiémal et moi yé froid.
Le week-end prochain et les suivants donneront l’occasion à la SFL (swiss football league) de plancher sur la réorganisation des journées non jouées. Match en retard, match avancé, match à rejouer. Señor météo à gla-gla, quel casse-tête. En France, la ligue de football professionnelle vient d’exiger des clubs de Ligue 1 qu’ils équipent leur pelouse de protections, bâches ou terrain chauffé. Les collectivités locales dénoncent l’incongruité de la demande et la sottise des demandeurs. Un non sens écologique, économique. Voyez la tête des argentiers des clubs suisses de Super League : « Payer du chauffage à la pelouse ! » Neuchâtel Xamax, qui doit jouer à la Chaux-de-Fonds, vient de se faire offrir par la Swiss Football League une bâche de 8000 m2. Entre nous, ça coûte l’Axpo des fesses. La bâche est arrivée après la neige, comme la grêle après la vendange.
Et si simplement le football n’était pas un sport d’hiver ?
Christophe Blondeau
21 février, 2005 | Permalink
| Commentaires (0)
| TrackBack (0)
Pas d'argent, pas de Suisse
Pas d'argent, pas de Suisse
Pas d'or et pas de bronze non plus. On n'a pas fini de gloser sur les mondiaux 2005 ratés des Helvètes, les plus mauvais depuis 40 ans.
Qui pleure sur les médailles perdues ? Qui est assez sot pour penser que l’équipe de Suisse de ski alpin, en l’absence de Didier Cuche, pouvait espérer la moindre récompense. Pas un de nos représentants fille ou garçon n’a fait cette saison des résultats qui, raisonnablement, pouvait lui laisser espérer un podium. Depuis octobre, les entraîneurs nous vendent le dur travail, la progression du team… « on est au contact des meilleurs. »… La preuve ! Swiss ski ou le défaut de métaux, lourd de conséquence. Le cadre du ski suisse réunit quelques laborieux, sans ambition. Les besogneux de la fédération Sisyphe de ski: « On fait du mieux qu’on peut. »
Vous avez transpiré sans aucun doute et cela se voit. Il n’y a aucune joie dans ce que vous faîtes. Vous nous rejouez le laboureur et ses enfants, quand sur les pistes l’on voit, Anja Paerson, Tanja Poutiainen , ou Bode Miller prendre un pied géant du haut en bas des pistes et afficher sans vergogne un plaisir constant indissociable d’une réussite insolente. Vous suez à labourer des terres dans lesquelles aucune semence ne germe.
Vous êtes des geignards des pleurnichards. Quand on voit Janica Kostelic, ou Hermann Maier, un rictus continuel de souffrance accroché à la face, se battre contre le mal, contre les autres autant que contre eux-mêmes. Un genou à terre, ils se redressent et renversent l’opposition.
Vous êtes des lâches. La compétition c’est la guerre. Les Autrichiens ramènent une moisson de 11 médailles. Pas autant qu’espéré, mais tout de même. Voilà un petit pays à propos duquel depuis plusieurs années, l’on rabâche à l’envi qu’il a su créer un cadre exemplaire pour l’épanouissement de son élite. Les politiciens suisse abandonnent le sport à l’école, abandonnent le sport d’élite, mais vous continuerez de nous dire que non « On transpire, on va y arriver, on compte sur les associations de village. » Messieurs Gilli, Rufener, Morisod , Madame Nadig, on a changé de siécle. Vous êtes dans le vague, sans projet, sans objectif. « Mais on sue. » Et puis : « Je vous trouve dur. On est les meilleurs parmi les moyens. Et cette année Monsieur, nous avons tout de même fait le revers de la médaille»
Christophe Blondeau
13 février, 2005 | Permalink
| Commentaires (3)
| TrackBack (0)
Tapie dans l'ombre
Dans la saga Servette, il ne manquait plus que lui. Il incarne la science, la pertinence, la sagesse, l’expertise. On lui demande son avis, vous savez quoi ? Il le donne. Dans le très sérieux Bilan, il le dit sans ambages, on pouvait sauver Servette. 
Il faut juste trouver un Riche de ce pays indifférent à la perte de son argent, prêt à déverser des millions sur des stars en pré-retraite qui viendraient clopiner sur nos pelouse grasses. La recette de la réussite est simple : Une équipe avec des stars fera venir le public et entraînera dans son sillage tout le foot suisse. « J’ai fait ça en France… ». Et avec quel succès. Vous avez deviné ? Ancien président de club. Ancien ministre. Faîtes un effort… Acteur mondain sur le retour. La justice lui a fracassé les ratiches, mais le loup a retrouvé son appétit. Le docteur es crocs donne encore la leçon. « Le foot est plus fort que toutes les combines». En lisant cela, on se gausse jusqu’en dans les faubourgs de Valenciennes. « Les parasites s’autodétruisent », affirme encore l’infatué. Et comme le Phénix, renaissent visiblement de leur cendres. A lire, la jolie fable de Servette, dans le magazine économique, nouvellement bi-mensuel, on se dit que Bilan, non seulement a perdu de son austérité, mais devient franchement drôle. Avec son interview de Tapie, Bilan met de la joie dans le désert.
Christophe Blondeau
8 février, 2005 | Permalink
| Commentaires (3)
| TrackBack (1)
On nous cache tout, on nous dit rien
On nous cache tout, on nous dit rien
Plus on apprend plus ça ne vaut rien
On nous informe pas sur les liens
Le Servette est-il en péril ?
On nous cache tout sur le sauveur
Roger fait-il toujours le reptile?
L'aventure est-elle au fond du puit ?
On nous cache tout on nous dit rien
La vérité sur Ferrayé
Ou est passé son trésor de guerre ?
On nous lache tout, on nous dit viens
Plus on en prend plus il ne reste rien
On nous informe vraiment sur rien
La vérité sur les Syriens
Quand c'est six rien, c'est trois fois rien
On nous cache tout on nous dit rien
Et l'affaire des pétrodollars
Aeschlimann trouvera-t-il les millions ?
On nous casse tout, tout on nous dit rien
La vérité du capital risque
A-t-il été déclaré au fisc ?
On leur passe tout, on leur dit rien
Plus on apprend plus ils ne risquent rien
les dirigeants, les politiciens
Savoir pourquoi les actions
Qu'étaient censées valoir bonbon
On nous cache tout, valent plus un rond
L'affaire Trucmuche et l'affaire machin
Le pigeon est-il le père Droz ?
On nous cache tout on nous dit rien
On nous cache-cach et Coencash
Warluzel, Fauconnet, les avocaillons
Ce sont les rois de l'information
On nous promet, on nous dit tiens
Plus on apprend plus on le sait bien
Un tiens vaut mieux que deux vauriens
Christophe Blondeau
D'après: On nous cache tout, on nous dit rien
(Jacques Dutronc / Jacques Lanzmann)
2 février, 2005 | Permalink
| Commentaires (0)
| TrackBack (0)
tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.