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Le Blog de Christophe Blondeau
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Andy, sourd nyctalope
Dans le genre je m’accroche, Andy est champion du monde. Il était une fois, un, deux, trois coureurs dopés. Andy prétendit que les test de la commission médicales de l’UCI n’étaient pas fiables. Phonak nomma sa propre commission d’experts pour dénoncer le procédé élaboré et validé par l’agence mondiale antidopage, le CIO, l’UCI. Fin du premier acte. Deuxième acte : La commission des licences dépendant de l'UCI a définitivement refusé le 30 novembre de voir figurer l'équipe Phonak dans le nouveau circuit ProTour. Rappelons tout de même que trois cas de dopage détectés puis confirmés sont à l’origine de la décision de l’UCI. Que fait Andy ? Il conteste. Par sa société ARcycling AG propriétaire de l'équipe suisse de cyclisme, Andy Rhis dépose un recours auprès du tribunal arbitral du sport. Les revers n’ont aucune prise sur le patron de Phonak. Si le tribunal arbitral reconnaît le bien fondé de la décision de l’UCI, Andhy Rhis est débouté. Phonak ne peut qu’espérer des invitations pour quelques épreuves du ProTour. Invitations de plus en plus improbables au fur et à mesure des gesticulations grotesques de notre Don Quichotte. Car quel que soit le droit il y a l’éthique. Quand on est pris trois fois consécutivement la main dans l’armoire à pharmacie, on a le courage d’affronter ses errements. Il faut nettoyer les écuries d’Augias. A moins bien sûr que l’essentiel soit ailleurs. Le dopage a fait connaître Phonak bien davantage que le cyclisme. Notoriété, renommée, … au village sans prétention, j’ai mauvaise réputation, mais tout le monde sait que c’est moi qui fait le son. Andy Rhis est un nyctalope, dans le noir le plus complet, il distingue des raisons d’espérer.
17 décembre, 2004 | Permalink
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Servette est chocolat: Ca...chaos
Roger crie misère, lance des paroles en l’air, des bulles éphémères. Pro, met des promesses dans mes souliers. Il m’en dit, il ment ! dit. Il mendie. Vous n’avez pas Sanz balles pour jouer au football. Et le maire, que fait le maire. Le maire, il se tient coi, il espère. Il espère quoi, le maire ? Et le canton ? Le Canton se cantonne, sur son quand à soi, le canton dira, le qu’en dira-t-on. Le politique sous l’olivier sourit. Il vitupère. Il vit, tu perds. L’irresponsable s’exaspère, c’est la faute à Voltaire.
Appelez l’Abbé Pierre. Au stade de la clef des champs, la pelouse est tondue, les grenats sont à la rue. Le SFC est au stade de la paille.
Ne jetez pas la pierre. Les mercenaires patients et sucés, eau et sang suent, n’empochent pas un écu. De douleur se maillent, de promesses, semailles.
Le stade est désert. Vides, les bancs tout ce temps, vingt mille sièges, quarante mille fesses et combien siègent. Peut-être sont-ils vingt culs, autant de mains tendues, de virulents émus braillent : « Servette t’es pas foutu, il faut passer l’hiver ». Quand le bruit de la rue dit : « Tout est bu, il faut ramener le verre. Ne croyez pas l’imbu, tout fout le camp et m’atterre ».
Le public absent. Pas un fan s’y rend. Pas un cent s’y fend. Pas un rang, fit sans.
Le politique abscons. Absent mais pas con. Abscons et pas content, avale l’affront.
Le théâtre abstrait. Pas un fait s’y passe. Pas une passe s’y fait. Pas un pet, ni face.
Le public absous. Pas un fou s’y saoule. Pas un sous, ni foule. Pas un pas n’y foule.
La presse tire à dia et à hue. Quand l’un dissipe des faits sa nue, l’autre laisse l’effet se faire.
Le batracien du bout de la gouille, soufflé aux faussaires, flatuosités, faux airs. Servette est victime de l’affable et du prometteur immobile, liés. Vous n’aurez pas d’Euros, c’est la faute à Rousseau. Entre le Karembeu et le mégalom’âne, Lorenzo, le sauveur, n’ira pas sur le croix.
11 décembre, 2004 | Permalink
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Noël chez Balco, Pâques au cachot
Après avoir servi la soupe, Victor Conte, se met à table. Victor Conte patron du laboratoire Balco, au coeur du scandale de dopage qui secoue l'athlétisme américain. Et vlan passe moi l’EPO. Marion Jones, Tim Montgomery (recordman du monde du 100 m), Kelli White, double championne du monde 2003 (100-200 m), le monde de la foulée voit étalée à la une de la presse son régime de « pointes ». Le Conte, qui n’est pas de Noël, avoue tout : les médailles d’hor…mones de croissance, les vedettes éprises à l’insuline de leur plein gré, autant de mise au clear très éclairantes sur les pratiques du milieu. I learn to win, j’apprends à gagner avec la méthode Victor, la méthode ad’hoc de l’usine à dope. L’usine à fric qui vous change l’or en argent. « Ce n’est pas tricher » nous dit Victor, puisque tous en croquent. Tous ces jeunes gens aux corps…ticoïdés, avec des vitamines superbes se sont rencontrés, ont fricoté au Balcopulaire. Il avoue, tout est de sa faute, « J'étais celui qui les guidait », un faiseur de miracles. Conte a donné de mauvais produits et Victor, de mauvais conseils à ses poulains, mais pour de bonnes causes économico-scientifiques. Les JO sont une escroquerie, rien qu’un challenge entre chimistes, le football un jeu de Bâle, le tennis un sport de ligne,… Alors quoi, on nous blouse blanche, seuls les médecins en décousent. Gêne, gène, éthique… le tic tac tactique des voleurs de temps, la tac à tac tactique des fouleurs au pied des bonnes moeurs, l’attaque en toc des fraudeurs de tartan. Et Victor qu’est ce qu’il nous conte ? Que maintenant, il faudra tout se dire. Où est la vérité ? si même le médicament.
4 décembre, 2004 | Permalink
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tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.
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