La bonne parole de l'Euro 2008 sur la TSR sera dispensée où et quand vous
voulez. De la TV haute définition au téléphone portable, le foot donne
le ton sur tous les supports. HD Suisse
vous offre le stade utlime. TSR1 et TSR2 tapent le ballon rond à grand
spectacle, spectacle décliné sur internet, (31 matches diffusés en direct sur tsrsport.ch) et sur le téléphone mobile grâce à la norme DVBH nouvellement introduite. Vous pourrez consulter toutes les émissions à la carte (V.O:D), les présentations des équipes, les résumés des matches..
Le numérique bouleverse les habitudes de consommation de la télévision. Les nouvelles normes, ADSL, TNT, DVBH, amènent le show sur tous les supports, ordinateurs, consoles de jeux, téléphones mobiles. Et la télé? Elle s'adapte à un type de consommation nouveau. Marie-Laure Sauty de Chalon dans son livre, "Médias, votre public n'est plus dans la salle.", décrit très bien cette mutation. "La télé quand je veux, où je veux." Le public n'est plus dans la salle, ni uniquement derrière son écran, ni seulement à l'écoute de sa radio. La grand messe a du plomb dans l'aile et les églises se multiplient. tsrsport.ch/euro2008 est un site commun avec la RSR. Ce site concentre une incroyable richesse de productions disponibles et prêtes à consommer (textes, radio, vidéo)
La grande majorité des fans va, cette année encore, communier ensemble autour de l'évènement foot. Mais l'atomisation du public va se confirmer, la TSR, avec tsrsport.ch, choisit de l'accompagner. Nous avons choisi de prendre en compte et de satisfaire ce public volatile, qui quitte les écrans traditionnels.
Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées. A peine en ligne, le site de l'Euro 2008 suscite des convoitises. Le foot, c'est connu mène aux débordements. Voilàqu'un collègue se l'approprie, colporte au loin la bonne parole virtuelle, promet l'éden footballistique sur tous les écrans, chante les louanges de son
contenu éditorial, tresse des couronnes de participatifs entremêlés, loue les blogs et les vlogs.
Et moi, que puis-je en dire. Me voilà le gazon coupé sous le pied. Oui, cette plateforme porte au pinacle le sport roi, c'est l'ikébana de nos plus beaux fleurons, elle déchaîne le programme télévisé, satellise la web radio, elle glorifie vos gestes techniques, elle applaudit à vos performances. Évidement, C'est un très beau site, j'aurais bien aimé vous en parler.
Max Mosley entend aller au bout de son mandat. Le président de la FIA (Fédération internationale de l’automobile) se confie au Sunday Telegraph: « J’ai bien le droit, à mon âge, d'avoir une activité sexuelle quelque peu excentrique.». Discrédité, embarrassé, décrié, disqualifié, humilié, dégradé, avili, traîné dans la fange, il se redresse et crie : « Ich will noch Präsident bleiben. » Il veut encore sentir, s’échappant des paddocks, les effluves des pétroleuses. La déchéance et les honneurs réunis en un creuset d’alchimiste mêlant l’or et l’ordure. S’il vous plaît, rien qu’un jour, une heure, être sado et maso à la fois.
Fouetté par les moralistes à poils durs, Max Mosley hurle son innocence. D’un autre côté, il faut bien admettre que les vidéos publiées par le magazine « News of the World » laissent à penser que Max prend un certain plaisir à la flagellation. Donnez-lui encore du bâton, ah oui, c’est bon ! c’est bon ! Le masochiste implore le sadique : « Fais-moi mal ! Oh oui, fais-moi mal !! » Alors le sadique, le vrai sadique dit : « Non. » Si, le 3 juin prochain, il devait être déchu de son titre de président par l’assemblée générale de la FIA, Max Mosley serait déçu. Ce serait une humiliation. Mais comme il adore l’humiliation, il serait ravi, comblé. Une vie professionnelle excentrique avec des retours de bâtons.
Le sage Robert de Lammenais, homme très pieux, (on dit qu'il partagea le sien (de pieu) avec Georges Sand, Georges qui lui déclara: «Nous vous comptons parmi nos seins»), Robert de Lammenais, donc, avait décrit ces va-et-vient de la fortune: «Il en va du travail comme de la souffrance … : il y a des travaux féconds et des travaux stériles, des souffrances glorieuses et des souffrances infâmes.». Il faut s'en souvenir et garder Lammenais.
Voilà que la Suisse prenait goût aux fraises et au champagne. Juillet 2007, Bertarelli et l’équipage d’Alinghi signaient un deuxième exploit sportif retentissant en remportant pour la deuxième fois le plus vieux trophée du monde. Le peuple des montagnes adoptait la Coupe de l’America. L’aiguière d’argent, un pot bling-bling, d’une rare laideur, recevait un accueil triomphal à l’aéroport de Genève-Cointrin.
Le dindon de la farce
Je n’y connais pas grand-chose, mais depuis le coup d’esbroufe du faux défi espagnol, en août 2007, les copains d’Ernesto manifestent une exaspération grandissante et maintenant, y font rien qu’à l’embêter. « T’es qu’un tricheur ! » lance Larry Elison à Ernesto Bertarelli. Ce dernier, sans se démonter, tape de ses petits poings nerveux sur la table et réplique : « C’est çui qui le dit qui y est ! » Les milliardaires se bouffent le nez devant les juges de la Cour suprême de l’Etat de New York. S’appuyant sur les règles du
"Deed of Gift", document fondateur de la Coupe de l’America, le Golden Gate Yacht Club représentant Oracle exige, après avoir imposé le format des bateaux, des multicoqs, exige donc que les ébats suprêmes de poulets se déroulent en octobre 2008. Bertarelli les souhaite en 2009 à la coque.
Vive le sport. Pour les droits de l’Homme, c’est pas gagné, mais contre la bêtise je pose, comme une gerbe au pied du crétin inconnu, un constat d’impuissance.
En 1851, les Américains remportaient la première régate, au large de l’île de Wight. À la Reine qui s’enquérait de savoir qui était second, les Anglais répondirent avec fierté: « Majesté, il n’y a pas de second. » À Bertarelli aujourd'hui, nous sommes tentés de dire : « Il y a un grand perdant. »
Il ne faut pas jouer avec les allumettes. Le parcours
chaotique (France 2) de la
torche (TSR) vient à propos nous le rappeler. A défaut de leçon de démocratie, Pékin prend des leçons de manifestations démocratiques. S.O.S. flamme battue. Les bulles mises en place autour de l'emblème ardent, les cordons de bobbies et de CRS n’ont pas suffi à sa protection.
Arrivée chancelante d’Olympie, la flamme vacille à Londres et Paris. Le
passage des torches a toujours été l’occasion de dénoncer tel ou tel problème
dans le pays organisateur, mais jamais la critique ne s’est exprimée si violemment.
Souvent flamme varie
Le feu de la contestation, inversement proportionnel à la
vigueur de la flamme, n’a jamais été aussi vif. Ses retours vigoureux viennent
lécher le fondement des caciques chinois, les obligeant à se lever prestement
et à se souvenir de leurs belles promesses, promesses sur lesquelles ils s'étaient assis. Autorités sportives et politiques payent le prix d’une absence totale de
progrès en matière de droits de l’Homme et de liberté de la presse en Chine. Le
président du CIO tousse. Qualifié de "lâche absolu " par Robert Meynard, président
de Reporters sans frontières, Jacques Rogge vient enfin d’appeler à une
résolution pacifique de la crise au Tibet. Quelles que soient les tergiversations
et faux-fuyants de la classe politique, l’opinion internationale donne une
bouffée extraordinaire à la flamme de
la liberté. Prises à leur propre piège,
les autorités chinoises n’ont pas vu que le petit contre-feu olympique ne
pouvait souffler l’incendie de Lhassa. Il ne faut pas jouer avec les
allumettes.
« Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis. » C’est par ces propos inscrits sur une banderole de 35 mètres, que les Ultras parisiens ont salué, au Stade de France, le peuple du Nord venu soutenir ses couleurs en finale de la Coupe de la ligue.
Choqué par cette banderole brandie par des chupporters imbéchiles, Frédéric Thiriez, président de la Ligue française de football, entonne, paraphrasant Kennedy, un lamento ridicule: « Nous sommes tous des c'htis. » Aux armes chitoyens, qu’un chang impur abreuve les chillons.
Y a-t-il eu emballement, se demandent des journalistes de la rédaction de Libé dans l’émission «Le bar des Sports. » Les chroniqueurs estiment que c’est la culture du football. Certes, il s’agit d’un humour un peu grossier, mais bon enfant et non dangereux, et de rappeler leurs plus beaux souvenirs de banderoles. A Paris, déjà les Ultras de Boulogne disent régulièrement : « Merci à la SNCF. Elle rapproche Marseille de la civilisation. » Lu dans les tribunes de Gerland, lors d’un derby Lyon - Saint Etienne : « Les Gones inventaient le cinéma quand vos pères crevaient dans les mines. » Sommet de l’humour bouffon lors d’un Nice – Marseille : « Maman, je voudrais un masque de Ribeiry pour Haloween. »
Les autorités nordistes, le président lensois reprennent en chœur la longue plainte douloureuse de Frédéric Thiriez. Ils oublient qu’au stade Félix Bollaert, les supporters de Lille sont accueillis par des chants très délicats : « Chômeur, tu pues, tu bois, t’es un supporteur lillois. » à quoi les supporters lillois rétorquent : « Chômeur tu pues, tu bois, t’es un supporteur lensois. » Il n’en font pas des maroilles.
Depuis des années, les actes racistes, les insultes pourrissent le football. Passées les bornes, y a plus de stade. Vous me direz que cela n’a rien n’a rien à voir. Et pourtant, c’est bien du même tonneau que ces banderoles milanaises, « Bienvenue en Italie. », adressées aux tifosi napolitains. C’est assez cousin de ces cris de singes qui retentissent régulièrement dans les travées, autant de manifestations humoristiques de mauvais drôles, de mauvais goût.
L’espoir est une nourriture de régime. Peut-être cette indignation, toute cette agitation autour d’une banderole fera-t-elle avancer le Scmiill, le shemyil, le Schimilimi, le libimliibili, le ...
Alain Bernard, le
« requin d’Antibes », fait des vagues dans le grand bassin. A
Eindhoven, le nageur français a effacé coup sur coup, la meilleure marque du
100 mètres, puis celle du 50 mètres nage libre. Il a trouvé la bonne vitamine,
disaient d’aucuns. Sa combinaison n’est
pas aux normes. Il est trop fort, trop costaud, il est traité pour l’asthme, il
progresse trop vite, …
Une équipe de l'Institut de
recherche biomédicale et d'épidémiologie du sport, partenaire du très sérieux
institut national de la santé et de la recherche médicale, l'Inserm, publiait début février, l'analyse de
plus de 3500 records du monde homologués dans ces cinq disciplines,
l’athlétisme, le cyclisme, l’haltérophilie, le patinage de vitesse et la
natation. Sur la base de ces marques établies entre 1896, année des premiers
Jeux olympiques de l'ère moderne, et aujourd'hui, les scientifiques annonçaient
la fin prochaine des records du monde. En 2027, les athlètes atteindront le
plafond des performances pour la quasi-totalité des disciplines notées ci-dessus,
sauf une : la natation. A l’issue des Mondiaux de Melbourne, nos invités
(voir la liste ci-dessous) ne disaient pas autre chose dans l’émission « Café
des sports » du 4 avril 2007.
Le record du monde du 100
mètres nage libre battu deux fois par Bernard lors des Championnats d’Europe
d’Eindhoven est, selon les scientifiques, très en dessous de la limite
épidémiologique, frontière physiologique que le corps humain, même asthmatique,
ne peut franchir. Ils estiment en effet que les nageurs peuvent encore gagner
une seconde et demi à deux secondes sur le 100 mètres. Mais pour cela, il ne faut pas roupiller, ni
s’endormir sur ses lauriers.
S’exprimant sur la
conformité douteuse de sa combinaison, Bernard déclarait: « Ce record du
monde, je l’aurais battu en pyjama. »
Christophe Blondeau
Invités le 4 avril 2007.
Etienne Dagon, ancien médaillé olympique suisse de natation. Martial Saugy,
directeur du laboratoire suisse anti-dopage. Pierre Morath, journaliste et
historien du sport. Raffi Maghdessian, entraîneur adjoint du Genève Natation et
dir. du dépratement diététique de l'Hôpital de la Tour, Meyrin.
Que la lumière soit. Le
Qatar avait déjà dépensé 60 millions de francs suisses pour s’offrir, dans le désert, un anneau bitumeux de 5,38
km. L’émirat casse le cochon et paye 16 millions supplémentaires pour équiper
son circuit d'un millier de mâts, de 3 à 36 m de hauteur, surmontés de 3600
lampadaires. Le Qatar tubulaire met
Doha dans la prise. 44 génératrices ont fourni, le temps du Grand Prix
motocycliste du Qatar, 5,4 millions de watts.
C’est une société
américaine, Musco Lighting, qui a équipé le circuit de Losail, prononcer l’oseille.
Ses ingénieurs ont travaillé durant 6 mois pour réaliser un éclairage qui
permette aux pilotes de voir, tenez vous bien, comme en plein jour . Je pouffe. Pour délivrer 450 millions
de lumen aux pilotes, de quoi éclairer 3000 ménages ou 70 terrains de football,
les génératrices ont brûlé 1000 litres de gasoil par heure. La lumière fut, 103
dollars le fût. Post Tenebras Lux.
L’autre con, c’est
l’entraîneur. Pour le titulaire, c’est le boss, le coach, mais pour tous les
autres, c’est la buse, l’autre con, l’imposture. Sylvio Bernasconi, président
de Neuchâtel Xamax, fait dire à Gérard Castella, son coach, qu’il lui
renouvelle toute sa confiance. Moment capital et signe annonciateur d’un
limogeage. Pierre Ménès*, dans son dictionnaire absurde du football, donne
cette définition de la confiance.
Du
derby, il dit qu’il est une fête entre voisins. On ajoute que la fête, pour
l’un des voisins, peut être ternie par le résultat. Il amène le président, chef
d’entreprise ayant bien réussi et s’étant lancé dans le football pour être sur
la photo, à renouveler sa confiance à son entraîneur. Cet ancien joueur
assis de force sur un banc. Insomniaque, sujet à de violentes crises
paranoïaques, vieillit de cinq ans par saison. La vacherie consiste à dire:
"Pour autant qu’il exerce durant une saison". A propos de vacherie, j’en détourne
une du dictionnaire de Pierre ménès. Savez-vous pourquoi le président du FC
Sion a les mains lisses ? Parce que depuis le 2 décembre dernier, il se
les frotte en disant : « Le prochain match, on le gagne!»
Christophe
Blondeau
*Pierre Ménès, journaliste, chroniqueur à 100% Foot sur M6
« Ce
soir on la met au fond », dictionnaire absurde du football
Certains présidents manquent de panache. Ils ne
menacent pas l’adversaire d’un poing vengeur ou d’un coup de karcher
purificateur. Ils n’ont pas le verbe musclé, la rhétorique fanfaronne, la
formule vache, bravache du Salon de l’agriculture.
Prenez Constantin, le président bang-bang du FC Sion. Il ne dit pas : « Germano
t’es bidon, casse-toi pauv’con! » ou «Dégage
Bigon ! » Il n’électrochoque pas l’équipe toutes les 3 semaines. Il ne traite pas son entourage d’imbécile. Il n’est pas un président irascible capable de faire le coup de
pied dans le juge et parties, ou le coup de force. Ah si ? Okay, mais il veut qu'on l'aime, il cherche à se faire pardonner.
Des supporters, excédés
par sa politique, menacent-ils de boycotter le prochain match ? Il adresse
un SMS au 12e homme : « Si tu reviens à Tourbillon,
j’annule tout, mes écarts de langage, mes colères, mes passions de passage.»
tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.