Sportifs et cocaïne : faut-il être plus tolérant ?
11 mai 2009
Contrôlés positifs à la cocaïne, deux surdoués dans leur discipline, Tom Boonen et Richard Gasquet, risquent leur carrière. Deux ans de supension pour le tennisman français, suspension immédiate par son équipe Quick Step, pour le cycliste belge, et des poursuites judiciaires pouvant entraîner la prison. Certes, le cycliste lui est récidiviste.
Mais dans les deux cas, il semble assez clair que si consommation de cocaïne il y a eu, celle-ci fut très certainement d'origine récréative (ou dépressive) plutôt que sportive.
Avant eux, Pantani en est mort, dans la solitude et le désarroi. Martina Hingis a été suspendue deux ans à Wimbledon en 2007, après avoir annoncé qu'elle prenait sa retraite, et tout récemment, Luca Baldo, footballeur italien de Lugano, vient d'écoper de deux ans de suspension. Avant eux encore, il y eu Mats Wilander, Maradona, ou Javier Sotomayor, tous sportifs d'exception.
Sur le plan médical, la "coke" améliore clairement l'acuité cérébrale pour une période assez courte dans le temps, mais rien ne prouve au contraire qu'elle augmente les capacités physiques. En clair, elle donne à son consommateur l'impression d'être plus fort et plus avisé, mais il ne l'est pas forcément.
Alors pourquoi maintenir cette substance dans celles qui font partie des produits dopants ? Ne faudarit-il pas faire une disctinction ?
VOTRE AVIS NOUS INTERESSE :
Café des Sports, mercredi 13 mai, 20 h 10, sur TSR 2 avec :
Boris Gojanovic, médecin du sport, CHUV, ancien basketeur, triathlète et marathonien
Michaël Perruchoud, écrivain, auteur de "Bartali sans ses clopes", aux éditions l'Age d'Homme
Laurence Bolomey, journaliste RSR
et
Martial Saugy, dir. du Laboratoire d'analyse du dopage de Lausanne
11 mai, 2009 | Permalink | Commentaires (5) | TrackBack (0)