A découvrir ! L'excellent interMédias la nouvelle plate-forme "transmédias et participative" initiée par nos confrères de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone). Un site dédié à la découverte, l'analyse et l’appropriation des mutations en cours dans le monde des médias. Ci-dessous la "version TV".
Au sommaire de Nouvo cette semaine : de la réalité augmentée, un horloger qui décoiffe et des robots qui deviendront bientôt des partenaires sexuels, nous dit-on. Mais rassurez-vous seulement en 2050. Un peu sulfureux et un brin décourageant mais lisez plutôt le livre de David Levy (Love and sex with robots) pour vous convaincre que cet avenir n'est pas aussi lointain et absurde qu'il n'y paraît. Et avant cela visionnez ce sujet :
Toujours à l'affut d'un monde qui bouge le sommaire du dernier Nouvo se devait d'expliquer que désormais le décodage de notre ADN peut s'acheter sur le marché, que les stars de la TV (française il est vrai) se paient de nègres et surtout que la Tecktonik n'est pas une mode underground mais bel et bien récupérée par une marque bien connue et néanmoins concurrente de la TSR même si..... des petits suisses aux bas musclés par la danse nouvelle tendance tentent de résister :
Alors que Patrick Aebischer, le patron de l’EPFL discute doctement des sciences du vivant dans le Palais des congrès de Davos, une start up de la Silicon Valley en profite pour promouvoir un produit dont on a pas fini d’analyser les implications éthiques. Dans un discret salon de l’Hôtel Belvédère, Anne Wojcicki, co-fondatrice de 23andMe (et accessoirement compagne de l’un des créateurs de Google) propose aux participants de tester une méthode de génétique personnelle. Vous donnez un peu de salive et le tour est joué : via Internet, la société explorera les caractéristiques de vos gènes et vous informera des risques potentiels découverts dans votre patrimoine génétique. Une technologie possible grâce aux avancées rapides dans les technologies de l’ADN. Reste à savoir s’il est vraiment judicieux d’apprendre dès aujourd’hui ce qui menacera notre santé demain. Joli thème pour un séminaire à Davos... Un détail encore : à moins d’être l’un des invités de l’édition 2008, le test disponible en Europe dès aujourd’hui vous coûtera un peu plus d’un millier de francs. Le prix de l’inquiétude ?
2008, une année charnière pour le Cern, le plus grand laboratoire de physiques des particules au monde. Littéralement sous les pieds des Genevois, dans d'immenses tunnels qui défient l'imagination, des centaines de chercheurs vont tenter de répondre à des questions qui donnent le tournis: d'où venons-nous ? De quoi est composée la terre? L'univers? Les étoiles? Histoire d'accompagner cette incroyable voyage, nous avons réuni les documents audio-visuels essentiels dans un site spécial pour comprendre les étapes de cette aventure. Au fil des mois, nous y chroniquerons l'actualité de ce qui représente l'un des plus importants chantiers scientifiques de la planète. En collaboration avec l'université de Genève, vous aurez aussi l'occasion de creuser tel ou tel énigme en posant vos questions aux physiciens sur notre plate-forme tsrdécouverte.ch. Suivre le Cern sur la toile ? Une manière de se souvenir que le web est né dans ces laboratoires il y a un peu plus d'une décennie.
Ne manquez pas notre premier numéro Nouvo de l'année. Un menu appétissant où vous aurez le plaisir de retrouver le formidable Adolphe Ogi chevauchant les sables d'Arabie sur une "moto-neige" helvétique. Mais également un reportage intriguant sur les mouches du futur. Les mouches ? Eh oui, un modèle à imiter pour les chercheurs de l'EPFL qui tentent de reproduire au mieux les capteurs sensoriels de l'insecte pour créer les robots de demain.
Vous cherchez un "guide de survie" pour affronter les nouveaux territoires numériques ? Vous ne comprenez pas grand chose au web 2.0 ou vous avez tout simplement envie de savoir quels sont les reportages produits dans ces domaines par votre radio ou votre TV ? La SSR met en ligne aujourd'hui un portail qui vous propose la totalité de son offre numérique. Une nouvelle plate-forme audio-visuelle pour mieux comprendre ce nouveau monde.
L'autre volet de la récente initiative multimédia de la SSR consiste à lancer un grand concours annuel pour déceler les nouveaux talents qui naissent à l'intersection entre ces technologies et la mise en scène des contenus aussi bien audios que vidéos. Une manière de récompenser l'innovation dans un domaine en pleine expansion où les créateurs multiplient les propositions. Les gagnants de ce concours sont à découvrir sur notre site du Pacte multimédia. A noter trois projets particulièrement prometteurs venus de Suisse romande. "Mixin.com", un agenda interactif particulièrement astucieux. "Artckompost" le site interactif du graphiste Richard Charrier qui vise à proposer des contenus à "recycler" libre de droit. Et l'oeuvre interactive du cinéaste Pierre-Yves Borgeaud et de la comédienne Laeticia Dosch "Anna84".
Tous ceux qui observent avec scepticisme l'agitation autour des marques Internet qui font la "une" de l'actualité ces dernières semaines visionnerons avec plaisir cette vidéo virale qui fait beaucoup parler d'elle sur le réseau:
Semaines très solaires sur tsr.ch. Il y a quelques jours nous avons mis en ligne un passionnant dossier multimedia sur Solar impulse. Vous croyiez tout savoir sur cette aventure ? détrompez-vous et surfez plutôt du côté des interviews, des cartes interactives et des galeries photos de notre dossier. Nouveau voyage du côté de l'astre solaire, cette semaine avec Nouvo qui vous fait découvrir cet extraordinaire projet baptisé "les Iles solaires". Avec en vedette des scientifiques suisses qui s'apprêtent à construire le premier prototype d'une centrale énergétique révolutionnaire qui fonctionnera grâce à la chaleur du soleil. Le tout mis en place au large de l'Emirat de Ras-al-Khaimah. Et si vous ne savez pas où se trouve ce grain de sable sur la carte du monde, précipitez-vous sur tsrdécouverte et nos nouvelles géofiches interactives qui vous vous proposent infos et actualités en temps réel sur tous les pays de la planète. C'était la minute-pub "spécial rayons de soleil" sur le monde merveilleux du multimédia:-)
Une formidable guerre des "réseaux sociaux" agite les géants du web depuis quelques jours. Épiphénomène mégalomaniaque dont la Silicon Valley est coutumière ou véritable séisme ? Une chose est certaine: Google et Microsoft sont engagés dans un combat de titan à coup de centaines de millions de dollars pour dominer la Toile. Aujourd'hui, ils sont prêts à faire n'importe quoi pour s'associer à des "petits nouveaux" comme Facebook ou MySpace qui seraient, selon les oracles californiens, le futur d'internet. Ces désormais fameux "réseaux sociaux" où les internautes concentreront, dit-on, une bonne partie de leur vie digitale. Enjeu de cette bataille : la publicité qui forcément se dirigera vers les sites les plus populaires. Comme toujours, difficile d'y voir clair dans le brouillard technologique californien. Il faudra attendre la fin des hostilités entre ces géants du web aux poches de plus en plus profondes pour voir qui dominera le réseau ces prochaines années. Autour de San Francisco, tous ceux qui ont vécu la première vague de la bulle technologique boursière de la fin des années 90 ont une impression de déjà vu.
Il y a une autre guerre des réseaux qui se déroule depuis peu. Bien plus inquiétante celle-là. A visionner ici :
Décidément le fameux ordinateur à 100 dollars destiné au pays du sud a de nombreux parrains helvétiques. On savait déjà que son habillage, son design et son ergonomie seraient le fruit du célèbre graphiste suisse Yves Béhar (voir le reportage de Nouvo ci-dessous). On sait aussi que l’un des protagonistes de ce projet a de nombreuses attaches dans la région lémanique puisque le professeur Nicolas Negroponte du media lab au MIT a fait ses études au bout du lac. Et pour couronner le tout, comme nous l’apprend Geneva Lunch l’excellent blog anglophone de Genève, c’est dans le cadre d’une réunion du Geneva International Club que Nicolas Negroponte a laissé entendre, la semaine dernière, que la mise en vente de ce PC à 100 $ pourrait début en septembre déjà. Détail important : finalement cet ordinateur serait aussi disponible dans les pays du Nord sur le principe «vous en achetez deux, un pour vous, l’autre pour aider le Sud ». L’heure de vérité approche donc pour ce projet qui a beaucoup fait ricaner ceux qui pensent que les pays pauvres ont plus besoin de nourriture et de médicaments que de PC bon marché. A voir. Ironie de l’histoire, le superbe design de cet objet permet d’imaginer que cet ordinateur à 100 $ aura finalement plus de succès au Nord qu’au Sud
Ce n'est plus un phénomène de mode c'est une religion. A en croire les principaux moteurs de recherche il y a eu 69 millions d'articles (!) écrits sur le iPhone sans que le moindre exemplaire ait pu être testé. A l'heure où les premiers journalistes peuvent enfin tester cet objet de tous les désirs écoutons ce qu'en dit le "meilleur d'entre nous" le fameux critique technologique du Wall Street Journal Walter Mossberg (en anglais). Plutôt positif même si la lenteur du réseau utilisé par le iPhone s'annonce comme le principal défaut de cette révolution auto-proclamée.
De son côté le "vidéo-critique" du New York Times ( à noter que de nos jours les journaux font désormais de la TV) évoque les curieuses méthodes de marketing d'Apple avant de plonger dans le vif du sujet.
Pour l'anthropologue Daniela Cerqui il est urgent de s'interroger sur la convergence de l'homme et des nouvelles technologies. Les hommes vont-ils devenir des cyborgs sans même le réaliser ? Faut-il s'en inquiéter ou au contraire se féliciter de ce futur prometteur ? A découvrir dans notre dernière interview Nouvo. Et à prolonger avec le visionnement de notre débat réunissant trois des meilleurs experts de cette Suisse romande devenue l'un des hauts lieux de la robotique mondiale. Pour se convaincre du dynamisme de l'arc lémanique dans ce domaine découvrez aussi Talking Robots une étonnante web radio de l'EPFL qui consacre exclusiment ses programmes à l'intelligence artificielle
On le craint ou on l'admire mais avouons-le Google ne cesse de nous décoiffer. Nouvelle preuve avec cette énième innovation où le géant californien nous propose une promenade virtuelle dans les cartes géographiques mondiales avec - cette fois-ci - des images bien réelles. Etonnant.
Coup de coeur. Il y a parfois des rencontres vertigineuses sur la Toile. Prenez cette proposition de David Troy, bricoleur de génie. Il nous propose sur son site une petite application qui vous permet de visionner sur un globe (cliquez sur la version 3D) toutes les images du mondes mise en ligne en temps réel sur le fameux site de photos Flickr. Installez-le sur votre écran, relaxez-vous et observez le monde se dérouler sous vos yeux. Vertigineux.
Les maniaques du multimédia vous assomment avec leur jargon incompréhensible ? Récemment ils vous harcèlent avec ce concept d'un web 2.0 soi-disant révolutionnaire ? Mais c'est quoi le web 2.0 ? Réponse élégante du côté de Michael Wesch un anthropologue américain du Kansas qui lui aussi s'échinait à tenter d'expliquer dans un papier académique les contours de cette nouvelle évolution de la Toile. Jusqu'au jour où il eut l'idée d'utilise les outils du... web 2.0 pour mieux en parler. A voir bien sûr chez... YouTube
De nombreux visiteurs français hier sur notre opération "élections présidentielles" entre 17h et 20h... La journée électorale française du 22 avril a provoqué un véritable raz-de-marée de consultations. En effet, la TSR estime à plus de 1 million le nombre de visites sur le site. Le précédent record avait été établi au lendemain de la finale de la Coupe du monde de football où le site de la TSR avait enregistré 113'000 visites. Le serveur de la TSR, pris d'assaut par les internautes suisses et français, a très bien résisté face à cet afflux hors du commun. A titre de comparaison, il y a en moyenne 80'000 visites quotidiennes sur tsr.ch.
Fatigué de naviguer d'un site web à l'autre pour traquer sur d'innombrables pages les informations, les blogs et les vidéos qui composent votre mélange média quotidien ? Envie de créer votre propre page web contenant toute votre "vie digitale" des médias, au mail en passant par votre météo locale ou vos agendas préférés. tsr.ch vous propose sa solution : un nouveau portail entièrement personnalisable, "l'univers tsr.ch". Nul doute que vous resterez fidèles aux contenus de la TSR qui y sont actualisés en temps réel mais si le cœur vous en dit ce portail comporte tous les outils nécessaires pour compléter le menu de base que nous vous proposons par vos journaux favoris ou vos blogs préférés. L'outil qui nous permet de vous proposer un tsr.ch entièrement configurable a été développé par Netvibes une société dont l’un des créateurs résident à Genève (lire à ce propos son blog et son interview lors de notre dernière rencontre Nouvo). Une société qui surfe sur une vague déferlant sur le web : donner aux internautes le pouvoir de fabriquer à sa convenance ses espaces sur Internet plutôt que de le forcer à entrer par une porte d’entrée pré-configurée. Pionnier sur ces nouvelles pistes tsr.ch est en bonne compagnie ave des acteurs comme Le Figaro, l’Equipe ou aux Etats-Unis Newsweek ou CBS qui donnent eux aussi aux internautes la liberté de composer leur menu favori. Bienvenu dans ce nouvel « univers tsr.ch ».
Tous ceux qui dévorent des bouquins de science fiction savent bien que les robots finissent par vaincre les humains. Ce n'est pourtant pas l'avis de Frédéric Kaplan, spécialiste de l'intelligence artificielle à l'EPFL. Pour cet ex-chercheur du laboratoire Sony à Paris qui a travaillé sur le fameux robot-chien Aïbo les romanciers d'anticipation se trompent. Il ne faut pas imaginer un futur où nous serons cernés par des engins métalliques. Pour Frédéric Kaplan, les recherches récentes montrent que c'est, en fait, notre environnement direct (meubles, murs, objets usuels) qui peu à peu vont se transformer en éléments "intelligents". Ecoutez-le plutôt et réagissez ici:
Le World economic forum qui s'ouvre la semaine prochaine veut dialoguer avec la planète. Cette profession de foi peut prêter à sourire. Après tout les 2'000 leaders qui se réunissent là-haut sur la montage avaient jusqu'ici plutôt montré leur désir de discuter entre amis chaudement et solidement protégés par l'armée suisse. Il faudra donc vérifier cette année ce désir d'ouverture dans les faits. A première vue pourtant cette initiative baptisée "Davos conversation" pourrait être prometteuse. Initié par Jeff Jarvis, un professeur de journalisme interactif à la City University of New York et une autorité en matière de nouveaux médias, ce dialogue avec les maîtres du monde devrait enfin permettre à la société civile de débarquer dans cette réunion feutrée via blog, e-mail ou webcam. Les initiateurs promettent de véritables échanges. Voici entre autre une première liste de chefs d'états que vous êtes invités à interpeller via webcam... :
Mahmoud Abbas, President of the Palestinian Authority;
King Abdullah II Ibn Hussein of Jordan;
Bertie Ahern, Prime Minister)of Ireland;
Prince Albert II of Monaco;
Ilham Aliyev, President of Azerbaijan;
President Gloria Macapagal Arroyo of the Philippines;
Shaukat Aziz, Prime Minister of Pakistan;
Abudllah Ahmad Badawi, Prime Minister of Malaysia;
Tony Blair, Prime Minister of United Kingdom;
Felipe Calderón-Hinojosa, President of Mexico;
Jakaya M. Kikwete, President of Tanzania;
Luiz Inacio Lula da Silva, President of Brazil;
Thabo Mbeki, President of South Africa;
Angela Merkel, Chancellor of Germany;
Ahmed Mahmoud Nazif, Prime Minister of Egypt;
Nguyen Tan Dung, Prime Minister of Vietnam;
Fouad Siniora, Prime Minister of Lebanon;
Viktor Yanukovych, Prime Minister of Ukraine.
Gadget? Dialogue solide? Nous vérifierons ces prochains jours si la conversation tient ses promesses.
Osons l'impensable. Défions la mode gadget-ô-mania et attaquons-nous aux sectes les plus puissantes qui prêchent le gospel de la toute puissance des nouvelles technologies. Osons même une remarque sur les plus puissants d’entre eux. Disons, par exemple, courageusement raz le bol au culte délivré cette semaine par Steve Jobs. Oui, le génial patron d'Apple a peut-être réinventé le téléphone. Nous jugerons sur pièce. Trop chère, même pas utilisable sur les réseaux 3 G, probablement fragile, bref trop tôt pour juger cet objet venu du monde informatique. Trop souvent cet univers nous a mis dans les mains des gadgets inutilisables. Apple n’est évidemment pas le plus mauvais de la bande mais face à ce déluge de nouveautés il est toujours plus urgent de s'interroger sur l'interaction entre l'homme et la machine. C'est précisément l'objectif mis sur pied par la conférence Lift qui se tiendra bientôt à Genève. Visionnez l'interview de l'un de ses créateurs, Laurent Haug, jetez un oeil sur les vidéos de l'année précédente et vous constaterez que ce rendez-vous foisonne d’idées utiles, de rencontres avec des créateurs et de scientifiques peu connu venu de la région ou des quatre coins de la planète qui s’interrogent sur la relation toujours plus complexe qui se tisse entre l’être humain et son prolongement technologique. Loin de effets de manche marketing un rendez-vous bricolé avec sérieux par des esprits curieux de l’arc lémanique qui s’annonce passionnant.
Le regarder c’est l’adopter. Un coup d’œil sur le dernier objet créé par le designer suisse Yves Béhar et vous serez à coup sûr séduit (à visionner ici). L’ordinateur à 100 dollars imaginé par le MIT pour évangéliser les foules du sud qui n’ont pas encore cédé au PC est à l’évidence un coup de maître. Lignes souriantes, technologies innovantes (batterie rechargeable et écran consultable en plein soleil) pourrait en faire un objet culte instantané et pas seulement dans les déserts du Sahel ou les montagnes du Cachemire. Reste une question : est-ce une bonne idée de mobiliser les énergies charitables pour placer un PC chez tous ceux qui ont à peine de quoi se nourrir ? Avant la souris et la webcam, n’ont-ils pas d’autres besoins plus urgents ? Des initiateurs du projet comme le gourou digital Nicholas Negroponte répondent que l’avenir des plus démunis passe par l’éducation et la technologie peut jouer un rôle central. Il pointe du doigt l’histoire bien connue de la Grameen Bank et de son fondateur Muhammad Yunus qui vient de recevoir le prix Nobel de la paix. En alliant le micro-crédit et le prêt de téléphone portable, des milliers de Bengalis ont amélioré leur quotidien. Alors, a l’heure où l’on fête ses 25 bougies, l’ordinateur, réduit à 100 dollars, peut-il sauver la planète ? Disons plutôt un des ingrédients d’une recette qui reste à inventer.
Et oui c'est ici, maintenant et tout de suite: TSR podcast vous propose d'empocher ABE ou de vous balader avec Nouvo. Bienvenu dans le monde merveilleux de la télévison nomade. A découvrir ici.
Un ordinateur à 100 dollars pour le Sud. Un logiciel adapté à la gestion des camps de réfugiés. Des réseaux de téléphones mobiles pour les pays les plus pauvres. Les industries technologiques multiplient les initiatives pour prouver qu’elles sont socialo-écolo, soucieuses d’éthique et pas seulement obsédées par le fric. Les cyniques, échaudés par les récentes déculottées de Yahoo ou de Google sur le front des droits de l’homme en Chine, n’y verront que des gimmicks marketing. Pas si vite, affirme, Antoine Mach, fondateur de la société genevoise Covalence. Grâce à un outil développé sur le web qui scanne plus de 6'000 sources, cette start up publie un hit-parade des entreprises technologiques les plus « éthiques ». Seule certitude issue de ce classement : l’éthique est un mot à la mode chez les technos. Mais comme le dit Antoine Mach dans notre interview pour Nouvo : «au-delà de l’effet mode ces entreprises commencent à comprendre qu’un comportement éthique est aussi bon pour les affaires. A quand un label « écolo » sur les prochains gadgets électroniques ? Vos réactions sont attendues via webcam sur notre nouvoscope.
Le très dynamique portail Romandie.com vient de prouver que la nouvelle économie n’en finit plus de bousculer les schémas traditionnels. Au lieu de recourir aux services d’un leader du secteur pour proposer aux internautes la première plate-forme romande de blogs, la jeune entreprise lémanique a préféré développer sa propre solution en quelques mois de travail d’une poignée de développeurs. Si la technologie qui permet de développer ces outils de blogs est aussi facile à maîtriser, il faut donc conclure que la valeur des sociétés internet actives dans ce secteur et dont les titres en bourse commencent à s’échanger à des hauteurs stratosphériques est parfaitement surfaite. Une conclusion légitime à l’heure où la mode du blog aveugle les plus prudents investisseurs. Mais l’arrivée de ces nouveaux acteurs rappellent également que les Google, Skype et autre Yahoo de demain ne manqueront pas de tenter de renverser les hiérarchies de cette économie nouvelle tout aussi sûrement qu’ils déboulonneront les certitudes des poids-lourds qui peuplent le paysage économique d’aujourd’hui.
Le monde informatique ne cesse d'améliorer la mémoire des ordinateurs. Plus rien n'échappe à la Toile, tout y est mémorisé. Bill Gates devrait s'en souvenir. Il y a deux ans, lorsqu'il a annoncé à Davos que "dans les 24 mois" le problème du spam "serait résolu", les observateurs ont pris des notes et à l'heure de l'inauguration de cette nouvelle édition du World economic forum, les spécialistes comparent leurs écrits. Résultat peu brillant pour l'homme le plus fortuné de la planète: comme le relève très justement la presse anglophone, nos boîtes aux lettres électroniques sont toujours envahies de "pourriels" et Bill Gates se trouve pris la main dans le sac: malgré ses belles promesses, Microsoct n'a rien résolu. Welcome to Davos, Bill !
Depuis le 8 février dernier les internautes n’en finissent plus de se balader autour de la planète. A cette date, Google map a été mis en ligne et le grand réseau planétaire s'est extasié. Les Suisses ont succombé en masse aux charmes des promenades virtuelles: qui n'est pas allé sur Google earth pour zoomer sur les cartes satellites et retrouver son appartement, son chalet à la montagne ou faire une plongée sur les Alpes ? Au-delà du gadget sympathique qui enthousiasme les foules une véritable bataille pour l'organisation de l'information se joue. Microsoft a bien compris l'enjeu et a lancé son propre outil géographique: MSN virtual earth. Yahoo de son côté multiplie les innovations sur ce terrain. En quoi sommes-nous concernés par ce combat de géographes virtuels ? Pour une raison bien simple: ceux qui contrôleront demain l'organisation spatiale de l'information détermineront les règles d'accès aux contenus. Demain, via notre téléphone et nos divers écrans électroniques localisés par GPS, nous trierons nos informations en fonction de notre localisation dans l'espace. A domicile, en transit ou en voyage les informations que nous consommerons dépendront de plus en plus de ces outils qui vont répondre à nos besoins en nous proposant des services (news, restaurant, cinéma, shopping, etc.) en fonction du lieu où nous nous trouvons. Déjà, autour de Google earth ou MSN, des myriades de services sont désormais à disposition des internautes (quelques exemples ici). On l’aura compris l’intérêt soudain des géants du Net pour la géographique n’a qu’un seul objectif : développer des outils de géo-localisation qui se transforment en portail d’entrée d’un nouveau monde virtuel où la maîtrise de l’espace pour mieux organiser le chaos informatif sera vital. Enthousiasmant ? Certainement mais avouons que Big Brother semble se matérialiser chaque jour un peu plus.
tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.
Bernard Rappaz. Rédacteur en chef de TSR multimédia.