Un avion démesuré. Un projet improbable. Le rêve de Bertrand Piccard agace les esprits cyniques qui n'y lisent qu'une aventure inutile. Et si Solar Impulse était plus qu'un simple vol entouré de paillettes et de bonnes intentions ? Bien sûr il y a mille et un moyens de pousser l'idée des énergies renouvelables et il est loin d'être certain que Solar Impulse soit le véhicule idéal du futur. Mais ce projet à l'immense mérite de jeter un coup de projecteur sur la cause environnementale. Et il est plutôt réjouissant de voir la Suisse jouer un rôle innovant dans ce secteur crucial. A découvrir cette aventure sur notre site spécial.
Bernard Tschumi, un architecte suisse pour l'Acropole (voir ici notre galerie photo). Projet magnifique, visionnez ci-dessous son entretien. Et encore un Helvète qui tutoye les sommets de l'architecture mondiale. Au final, à nouveau cette question : ces architectes suisses construisent sur toute la planète mais comment expliquer que la Suisse les accueille si rarement ?
Les manifestants iraniens auraient-ils le même impact s'ils n'étaient pas tous équipés de téléphones mobiles, de comptes Twitter ou Youtube pour porter leurs témoignages à l'échelle globale ? Assurément non. Mais ironie de l'histoire ces mêmes technologies ont surtout été efficaces pour bombarder de messages la rédaction de CNN accusée de ne pas couvrir assez largement cette révolution en marche.
Pascal Couchepin, ce grand homme d'Etat, a toujours eu des difficultés relationnelles avec l’opinion publique, les journalistes et en particulier ce qu'il appelle la "télévision d'Etat". Ces dernières années, les malentendus et les incompréhensions se sont multipliés avec plusieurs journalistes de la TSR.
Comment l'expliquer? Les défenseurs de la profession y verront notre capacité à conserver une distance critique louable mais insupportable aux yeux du Conseiller fédéral valaisan. D'autres y verront simplement l'attitude typique, cassante et désagréable, du plus mal aimé des Conseillers fédéraux - si l'on en croit les sondages. Seule certitude à l'heure du bilan vendredi matin en salle de rédaction, les journalistes politiques étaient nombreux à avoir l'oeil brillant en se mobilisant pour préparer nos éditions spéciales.
Et à visionner nos programmes vous constaterez que l'homme de Martigny ne manquait pas de journalistes attentifs à la TSR. Bonne fille, la "télévision d'Etat" a consacré plus de trois heures, entre directs et éditions spéciales, à décortiquer la carrière étonnante de Pascal Couchepin. Le regard d'une rédaction qui n'est pas à la botte du pouvoir mais qui a pris la mesure d'un homme politique qui a marqué son époque.
(édition spéciale Pascal Couchepin ci-dessous)
Pour notre rédaction, les élections en Iran représentent une occasion d'éclairer, l'espace de quelques soirs, une réalité au-delà des analyses simplistes. Ainsi cet Iran souvent caricaturé par les excès d'un gouvernement très conservateur. Il suffit de nous plonger quelques jours dans le quotidien des villes visitées pour découvrir des visages, des aspirations, des espoirs qui nous semblent soudain si proche. Comme par exemple ceux de ces femmes qui se sont fortement mobilisées ces dernières semaines. En vain si l'on en croit les résultats mais on retiendra cette extraordinaire soif de changement qui n'a pas fini de transformer en profondeur ce pays trop souvent réduit à certains de ces leaders. (voir notre dossier)
Début des années 70 en pleine guerre froide. La direction de la TSR censure une émission jugée "immorale". Les employés de la TSR se mettent en grève et six d'entre eux seront licenciés. Un film d'Eric Burnand et Frederic Zimmermann retrace cet épisode douloureux dans l'histoire de la TSR. Un beau moment de réflexion sur le pouvoir de la télévision et de ses acteurs et l'audace ou non des successeurs de ces pionniers. Voir à ce sujet le débat de Tard pour Bar et le résumé de l'affaire au Journal :
tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.
La chronique de Bernard Rappaz, rédacteur en chef Actualité TSR.