Nouvo, le magazine de l'innovation de tsr.ch, et LIFT s'associent pour organiser tout au long de l'année des débats ouverts à tous. Derrière Lift se cache une formidable équipe de Romands qui traque inlassablement les changements technologiques. Ne manquez d'ailleurs pas leur conférence annuelle en février.
Le 29 janvier 2008 à 18h, notre premier rendez-vous de l'année traitera du thème: «Internet, loisirs numériques, réseaux sociaux: quelles innovations pour 2008?». Une sorte d'avant-première de la conférence Lift. Nous réunirons Laurent Haug, Nicolas Nova, coorganisateurs de la conférence, ainsi que Marc Laperouzza, chercheur à l'EPFL. Le rendez-vous a lieu à la Télévision Suisse Romande. L'entrée libre mais inscription obligatoire ici.
2008 année du chaos boursier ? de l’alarmisme environnemental ? de Google version humanitaire, de Bono en sauveur de l’Afrique, des tests génétiques personnalisés, de l’avènement du vidéo-bloging ? Davos c’est tout cela. Doutes existentiels compris. A suivre en news, vidéos et blogs jusqu’à dimanche soir dans notre quotidien multimedia.
Curieux cette attitude des hommes qui nous gouvernent de douter du système dès que sonne l’heure de la retraite. Cette année, à Davos, Tony Blair dénonce l’incapacité des pays riches à aider l’Afrique. Al Gore est un infatigable combattant de la cause environnementale. Et ces deux prêcheurs sont désormais rejoint par Bill Gates, qui prétend tout simplement remettre en question les finalités du capitalisme. Les doutes de l’homme le plus riche du monde prêteraient à sourire s’il ne promettait pas d’utiliser les 100 milliards de dollars de sa fondation pour développer un capitalisme plus « créatif ».
Bien sûr, Bill Gates ne veut pas se débarrasser du capitalisme. Il appelle à une réforme pour que le système offre un futur aux deux milliards d’habitants oubliés par le développement. Pour y arriver, le fondateur de Microsoft fait – sans surprise – confiance à la technologie. Cela ne suffit pas et il lance un appel aux héros du capitalisme réunis à Davos pour qu’ils créent un capitalisme capable de subvenir aux besoins de l’ensemble de la planète. On remarquera que Bill Gates a bien profité du système avant d’en douter. Reste que la conversion apparente de l’un des plus grands barons du capitalisme contemporain est intéressante à écouter.
Le WEF est-il en retard d’une guerre technologique ? Au Palais des congrès, il y a une règle qui fait rire jaune les cameramen des TV présentes à Davos : pour une pas déranger les participants, les équipes de télévision ne peuvent rentrer qu’à tour de rôle. Pendant ce temps, des dizaines de participants enregistrent des séquences vidéos via leur téléphone/caméra. Des clips immédiatement diffusé sur le web. Certains, comme le désormais célèbre vidéo-blogeur Robert Scoble, multiplient les interventions vidéos « live from Davos on my phone » comme il le résume si bien. Il est temps que les organisateurs du WEF revisitent leurs règles de transparence médiatique. A Davos, ils sont tous cameramen !
Un exemple: l'interview de Bono
Et voici la version YouTube des paparazzis davosiens autour de Bono. A l'évidence, le métier de cameraman évolue à Davos...
Alors que Patrick Aebischer, le patron de l’EPFL discute doctement des sciences du vivant dans le Palais des congrès de Davos, une start up de la Silicon Valley en profite pour promouvoir un produit dont on a pas fini d’analyser les implications éthiques. Dans un discret salon de l’Hôtel Belvédère, Anne Wojcicki, co-fondatrice de 23andMe (et accessoirement compagne de l’un des créateurs de Google) propose aux participants de tester une méthode de génétique personnelle. Vous donnez un peu de salive et le tour est joué : via Internet, la société explorera les caractéristiques de vos gènes et vous informera des risques potentiels découverts dans votre patrimoine génétique. Une technologie possible grâce aux avancées rapides dans les technologies de l’ADN. Reste à savoir s’il est vraiment judicieux d’apprendre dès aujourd’hui ce qui menacera notre santé demain. Joli thème pour un séminaire à Davos... Un détail encore : à moins d’être l’un des invités de l’édition 2008, le test disponible en Europe dès aujourd’hui vous coûtera un peu plus d’un millier de francs. Le prix de l’inquiétude ?
2008, une année charnière pour le Cern, le plus grand laboratoire de physiques des particules au monde. Littéralement sous les pieds des Genevois, dans d'immenses tunnels qui défient l'imagination, des centaines de chercheurs vont tenter de répondre à des questions qui donnent le tournis: d'où venons-nous ? De quoi est composée la terre? L'univers? Les étoiles? Histoire d'accompagner cette incroyable voyage, nous avons réuni les documents audio-visuels essentiels dans un site spécial pour comprendre les étapes de cette aventure. Au fil des mois, nous y chroniquerons l'actualité de ce qui représente l'un des plus importants chantiers scientifiques de la planète. En collaboration avec l'université de Genève, vous aurez aussi l'occasion de creuser tel ou tel énigme en posant vos questions aux physiciens sur notre plate-forme tsrdécouverte.ch. Suivre le Cern sur la toile ? Une manière de se souvenir que le web est né dans ces laboratoires il y a un peu plus d'une décennie.
Vous n'avez plus visité notre plate-forme de courts-métrage MonCinéma.ch depuis quelques temps. Vous avez tort. On y trouve des petites surprises comme la collection de films "faits à la maison" par Carlos Leal. A découvrir, histoire de patienter avant notre prochaine couverture des 43ème Journées cinématographiques de Soleure.
Ogi et les mouches
Ne manquez pas notre premier numéro Nouvo de l'année. Un menu appétissant où vous aurez le plaisir de retrouver le formidable Adolphe Ogi chevauchant les sables d'Arabie sur une "moto-neige" helvétique. Mais également un reportage intriguant sur les mouches du futur. Les mouches ? Eh oui, un modèle à imiter pour les chercheurs de l'EPFL qui tentent de reproduire au mieux les capteurs sensoriels de l'insecte pour créer les robots de demain.
Des larmes d'Hillary Clinton aux exploits sportifs de Cuche ou Albrecht, il devient difficile de ne plus se précipiter au bureau sur un écran pour jeter un œil sur les dernières images dont on parle. Sur ce terrain, les nouvelles plates-formes vidéos ont largement accéléré le phénomène. Une récente étude du célèbre institut américain Pew Internet Projet nous apprend que près d'un internaute sur deux visionne des vidéos tous les jours. Un chiffre qui a doublé en 12 mois. Tout le monde s'imagine que seuls les gags à la YouTube occupent ces nouvelles heures de consommation vidéo. Ces fenêtres populaires se taillent peut-être la part du lion. Mais c'est oublier un peu vite que l'offre d'images sur le web comprend aussi des univers d'excellentes qualités. Par... modestie nous hésitons à pointer du doigt les 6'000 heures de vidéo à la demande de notre portail vidéo pour évoquer plutôt des plate-formes lointaines. Comme par exemple l'ambitieux "Big thing" récemment mis en ligne qui propose des interviews de toute grande qualité. Ou encore l'indispensable "Ted talk" une référence dans le domaine des nouvelles idées. Parfois décoiffantes ces nouvelles plates-formes vidéos.
On parle souvent d'eux, mais ils n'ont pas souvent la parole. Lors de la récente campagne électorale ils étaient au centre de bien des discussions mais à l'heure du vote ils n'ont pas eu la possibilité de dire de quelle Suisse ils rêvent. A travers www.vivreici.ch nous avons l'ambition de créer un portail web où les étrangers établis en Suisse pourront nous dire ce qu'ils pensent de notre pays. De la raclette à Blocher, coups de gueule ou coups de cœurs, nous attendons leurs vidéos avec impatience. Certains de vos témoignages serviront d'ailleurs de casting pour un futur Temps Présent. Que vous veniez de Madrid ou de Colombo, d'Istanbul ou de Monrovia, votre histoire, votre regard sur la Suisse et les Suisses nous intéressent. Vous êtes déjà nombreux à vous exprimer et vos anecdotes sur les travers amoureux ou les curieuses habitudes culinaires des Helvètes nous font rire, réfléchir ou réagir. C'est l'objectif de vivreici.ch, une sorte de YouTube pour toutes ces voix étrangères établies en Suisse que l'on entend trop rarement. A l'exemple d'Anita, venue du Brésil et établie dans le canton de Vaud depuis 1989:
tsr.ch, placé sous la responsabilité de la TSR, met en ligne sur cette page des "blogs" personnels souvent décalés, parfois impertinents. Ces textes proposent des regards subjectifs; c'est un espace de liberté de ton qui ne représente pas le point de vue de telle ou telle émission mais bien celui de son auteur.
Bernard Rappaz. Rédacteur en chef de TSR multimédia.