[ Le blog-notes d'André Crettenand ]

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Les polilticiens suisses jugent Sarkozy

février 26, 2008 | Permalink | Commentaires (0)

Kosovo : l'inutile atermoiement

La diplomatie suisse s'était montrée entreprenante et audacieuse en annonçant dès 2005 sa préférence pour un Kosovo indépendant. Micheline Calmy-Rey l'avait fait avec éclat à Pristina bousculant un peu les habitudes helvétiques et prenant le risque d'hypothéquer à l'avenir un éventuel engagement de ses bons offices. Après l'échec de la politique multi-ethnique de l'Union européenne, l'indépendance était pourtant inéluctable. On peut s'interroger sur la pertinence de la prise de position suisse à l'épqoue mais elle a été décidée et annoncée et il faut compter avec elle. A quoi sert-il donc aujourd'hui de retarder la 193020050628193000184x140008 reconnaissance? A pas grand chose. Sur le plan intérieur, la procédure de reconnaissance mise en place tend à affaiblir la position de Mme Calmy-Rey et elle met en évidence la complication de nos institutions. Sur le plan extérieur, c'est tout le bénéfice d'une position assumée très to^t que nous risquons de perdre au Kosovo et qui ne nous fera rien gagner du co^té de la Serbie car celle-ci ne se fait pas d'illusion sur nos sentiment.s Le Conseil fédéral veut donner l'impression que tout cela est mu^rement réfléchi, ce n'est pas très convaincant.

février 24, 2008 | Permalink | Commentaires (0)

P. Mirabaud A la Une du Financial Times

Cimg2385Le passage de Pierre Mirabaud sur le plateau du Journal a provoqué des remous en Europe. Le président de l'Association suisse des banquiers jugeait mercredi au Journal de 19h30 que les méthodes des services secrets allemands rappelaient celles de la Gestapo. L'Allemagne a en effet acheté à coup de millions d'euros une liste de clients de banques du Liechtenstein pour traquer ses ressortissants qui font dans l'évasion fiscale. Vendredi, le Financial Times reprenait les propos cités au Journal de 19h30 et faisait état des excuses de l'Association des banquiers: Swiss bank apology for "Nazi" tax remark. De nombreux médias allemands ont bien su^r évoqué l'affaire et parfois repris la séquence du Téléjournal sur leur site. A voir:  La Handelsblatt, die Zeit, die Welt.

février 23, 2008 | Permalink | Commentaires (0)

Elections américaines: création d'un Observatoire suisse

Pascal Marmier, Boston

Un Observatoire de la campagne! Pas moins. Et sans complexe. Les Suisses se passionnent pour les élections américaines. Mais nous voulions connaître aussi les opinions et les humeurs des Suisses installés aux Etats-Unis. Histoire de mieux approcher les moeurs américaines et mieux percevoir les acteurs de la campagne. Histoire aussi de prendre un peu de distance avec nos prismes européens.

Ils sont déjà plusieurs à nourrir l'Observatoire de la campagne. Chercheur, étudiant, patron d'entreprise, ils laissent désormais régulièrement des notes, parfois par l'intermédiaire de leur webcam. Comme Pascal Marmier, installé à la Swissnex de Boston, et qui fait la promotion de la science et de l'innovation.

février 22, 2008 | Permalink | Commentaires (0)

Après la crise financière, la récession?

Swisstxt20080123_8658608_5 On croyait les Suisses indifférents aux conséquences de la crise financière et bancaire ou en tous cas peu touchés par les risques de récession qu'elle pourrait entraîner. Ce n'est pas le cas et vous êtes nombreux à donner votre avis sur notre site depuis plusieurs jours. Les analystes suisses eux se veulent optimistes. On sait que le facteur psychologique peut être déterminant, ils s'en voudraient donc de provoquer l'irréparable. Mais à écouter les inquiétudes des Chefs des Finances et des banquiers centraux au G7 ou les prévisions de croissance aux Etats-Unis et en Europe, difficile d'imaginer que la Suisse ne soit pas affectée par le ralentissement.

Voir aussi le Point Fort du Journal de 19h.

février 9, 2008 | Permalink | Commentaires (0)

La fin de la grand'messe?

Telerama_3C'est Télérama qui l'annonce: le journal télévisé du soir est mort. Et il ajoute, cynique: le JT ne le sait pas encore! Le magazine relève les audiences en baisse et prédit que les nouvelles manières de s'informer - internet par exemple - vont enlever aux journaux du soir une bonne partie de leur intérêt. Un indicateur leur paraît crucial: pour la première fois, les plus de 60 sont majoritaires dans l'audience du JT. Qu'en penser?

1. La mort sera lente! Les habitudes ne changent pas si vite et l'organisation de nos vies fait que d'une manière générale c'est encore le soir que nous avons un peu de temps pour nous informer (le Téléjournal, lui, maintient ses parts de marché). Mais c'est vrai que peu à peu la soirée tend à devenir le moment du divertissement choisi (DVD, WII, surf sur internet) plutôt que programmé et donc imposé. A l'avenir, la soirée ne sera peut-être plus le temps privilégié de l'info. Les journaux télévisés américains ont perdu plus de la moitié de leur audience en 25 ans. Si on ne fait rien, le Journal sera bientôt un truc de vieux! Cela dit, je persiste à penser que la télé sera de plus en plus le média du matin.

2. Il y a un paradoxe à vouloir présenter chaque soir un journal généraliste, curieux de tout, dont la vocation est de rassembler un large public à l'heure où tout le monde plaide pour la consommation immédiate et égoïste: ce que je veux quand je veux et rien d'autre! C'est un peu facile de reprocher aux journaux français leur plus grande peine à rassembler alors que tous les journaux connaissent le même phénomène. A mon avis,  cette volonté de vouloir malgré tout rassembler et d'être le lieu de la rencontre et de l'échange de la communauté - rassembler plutôt qu'exclure - doit être au coeur de la mission du service public. A nous donc de trouver les nouvelles recettes de la séduction.

3. Ce qui est certain, c'est que le journal télévisé disparaîtra s'il ne change pas. Deux pistes: investiguer et investiguer encore: moins le scoop tonitruant d'ailleurs que l'interrogation permanente sur notre quotidien. Et accepter l'échange avec les télespectateurs: pas seulement leurs opinions et leurs suggestions mais aussi leur expertise : à ne pas négliger dans une population qui viellit et est encore en forme à l'heure de la retraite!

4. Et surtout nourrir l'émotion du moment partagé. La grand'messe doit aussi un moment de plaisir. Plaisir d'apprendre, plaisir de partager, plaisir de discuter.

février 7, 2008 | Permalink | Commentaires (0)